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Centrafrique, les en – dessous de l’annonce du vrai – faux retour de Sylvain Ndoutingaï

Il y a quelques jours, l’annonce du retour, au pays, du Lt – Colonel Sylvain Ndoutingaï, ancien ministre de l’ancien président François Bozizé, a été révélée au grand public, sur les réseaux sociaux, par le compatriote Henri Grothe. Il s’agissait d’une fausse alerte, après recoupements et investigations, confirmés par des confidences qui viennent d’être faites à notre rédaction.

Nos sources affirment que ce n’était rien d’autre qu’une histoire d’un vrai -faux départ dont le but serait de faire parler de sa majesté, le prince de quelque part, histoire de faire projeter les caméras sur lui, dans un contexte socio – politique national fortement électrique, et singulièrement marqué par le voyage – éclair de l’ancien chef de file de la nébuleuse Séléka Michel Djotodia à Bangui, il y a quelques jours, et ce, trois (3) semaines après le retour inopiné de l’ancien président François Bozizé, sur sa terre natale.

En réalité, c’était une manœuvre tendant à distraire l’opinion nationale sur ses réelles intentions, celles de se présenter aux prochaines improbables élections du décembre 2020. A dire vrai, les bagages de l’homme ont été bel et bien enregistrés, le dimanche 12 janvier 2020, à l’aéroport international Roissy – Charles De Gaulle, au Desk Air France, faisant amplifier la rumeur et laisser croire effectivement qu’il allait rentrer le lendemain à Bangui. Mais, fort curieusement, le tout – puissant ministre d’état aux mines, et plus tard aux finances de François Bozizé, ne devrait, selon ces sources, fouler le sol centrafricain que dans les tout prochains jours, sur ferme recommandation du pouvoir en place.

 S’il accepte les conditions à lui imposées par ses partenaires du moment, il serait un énième candidat potentiel aux prochaines élections dans le seul but inavoué d’empêcher l’élection de son oncle Bozizé Yangouvonda, au cas où l’ancien chef d’état – major du président Patassé serait déclaré éligible.  Au moment où nous mettons sous presse, les négociations piétineraient, compte tenu de ses préalables, en termes de finances et logistiques devant lui être octroyées, avant l’heure, par Touadéra et son clan.

Pour mener à bon port ses ambitions de l’heure, Douk Saga disposerait d’une bien petite organisation politique qu’il peinerait à faire lancer et fonctionner, depuis 2007, avec des fidèles parmi les fidèles éparpillés en Afrique et Europe qui n’ont jamais cessé de l’encourager à descendre dans l’arène politique nationale et à se présenter aux élections, en s’appuyant aussi sur quelques structures du KNK et quelques jeunes nécessiteux qu’il avait réussi à retourner, en sa faveur, avant le retour – surprise  de Boz et qui faisaient de leur mieux pour qu’il fût candidat, au cas où le très Grand Ouvrier ne rentrerait pas. Dans son dispositif mis en place à Bangui « intra  muros », figureraient un certain Sébastien Wénézoui et une certaine Pagonendji N’Dakala. Et ce, parce que  toujours en concurrence non déclarée avec le Colonel Francis Bozizé, l’ancien ministre d’état manœuvre depuis pour s’imposer héritier de son Oncle de Benzambé, en lieu et place du fils biologique.

Pourtant, selon de gentilles et douces indiscrétions en provenance de sa famille et son entourage immédiat, l’homme se trouve dans une situation difficile tant financièrement que dans sa vie privée. Au Burkina – Faso, son prête – nom burkinabé continue de faire mains basses sur son patrimoine financier et immobilier. Sa camerounaise d’Areva l’aurait mis dehors. La mère de ses enfants, en compagnie des gosses, est aux Etats – Unis, en séjour illégal, donc sans papiers. Cerise sur le gâteau, ce qui est indigne d’un homme public et qui veut gouverner une République, l’homme a fait parler de lui en mal, ces derniers temps, à travers des publications sur les réseaux sociaux des images et de post – vidéos de sextape !

En conclusion, qui est Sylvain Ndoutingaï ? Il n’est ni neveu ni cousin de François Bozizé, mais plutôt le fils du pisteur du père Yangouvonda, l’ancien Combattant de l’Armée Française. Il s’agit donc de l’histoire de ce fils qui deviendra prince par la grâce du chasseur qui employait son père, porteur de viandes boucanées, dans les brousses de l’Ouham, illo tempore. Ancien Combattant, le chasseur à ses jours de repos, car policier à Bossangoa, partait à la chasse avec un plus jeune que lui qu’il recruta pour être pisteur et porteur. C’est ce pisteur qui enfantera Sylvain Ndoutingaï, d’un énième lit.

Aux dernières nouvelles, Douk Saga aurait disparu des radars de la région parisienne. Serait – il déjà au Cameroun ou dans un pays frontalier à la République centrafricaine, en attente du signal à lui donné par Touadéra et son clan, avant son entrée triomphale en terre centrafricaine ?

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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