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Alindao : ce qui s’est passé, selon le président du MLPC Martin Ziguélé

BANGUI, le 11 janvier 2020 (RJDH)—Martin Ziguele, président du MLPC, exige des garants et facilitateurs de l’Accord de paix que la capacité militaire et de mobilité d’Ali Darassa soit frappée. Position exprimée vendredi 10 janvier en réaction aux attaques dirigées par l’UPC contre les forces régulières centrafricaines, basées dans la ville.

Sa réaction n’a pas tardé et sans cheveux dans la bouche, Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, appelle les garants et facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation à adopter une autre rhétorique vis-à-vis du chef rebelle et ministre conseiller à la primature, Ali Darassa.

Pour Martin Ziguélé, Ali Darassa a déjà franchi le Rubicon et démontre à suffisance qu’il est libre de faire tout ce qu’il peut faire et sans être inquiété. Il est temps que des moyens militaires soient employés contre lui. « Nous exigeons solennellement que la MINUSCA, l’Union Africaine et les autres facilitateurs et garants de l’APPR-RCA, appliquent intégralement les sanctions qui ont été adoptées au mois de décembre 2019 et qui sont venues compléter l’Accord de Khartoum. Il faut frapper militairement Ali Darassa. Il faut frapper ses capacités de mobilité. Il faut détruire les camions et les véhicules, les pick-up et 4×4 sur lesquels il met des armes d’une ville à l’autre », a martelé Martin Ziguélé au nom du bureau politique du MLPC.

Revenant sur les faits qui ont conduit à ces accrochages meurtriers, à en croire le député de Bocaranga 3, il s’agit d’un acte de provocation savamment ourdi par l’UPC. « Le jeudi 9 janvier 2020 à 10 heures d’Alindao, un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA), le désormais défunt Sergent Berang, avec un de ces camarades allait au marché pour retirer un crédit orange que sa famille lui a envoyé de Bangui. Et quand ils sont arrivés sans armes au marché, un prétendu colonel connu sous le nom de Massaï qui commande le détachement de l’UPC d’Ali Darassa à Alindao les a interpellés pour leur demander pourquoi ils sont venus au marché. Le sergent qui tentait de lui donner la raison de leur présence au marché, a été immédiatement abattu sans autre forme de procès », a expliqué Martin Ziguélé.

Le corps du soldat ramené au campement des FACA et sans aucune raison, les éléments de l’UPC se sont mobilisés et ont ouvert délibérément le feu sur le camp des réfugiés et celui des soldats centrafricains, un déluge de feu s’est abattu sur eux pendant une heure, poursuit-il, avant d’indiquer que la veille et l’avant-veille, « Ali Darassa a fait venir plus d’une cinquantaine de véhicules lourdement armés à Alindao. Tout porte à croire que c’est un acte qu’il avait prémédité », estime Martin Ziguélé qui exige également l’arrestation du Colonel Massaï, chef de détachement de l’UPC à Alindao, l’auteur du meurtre du Sergent Berang.

« Dans trois semaines, l’Accord de Khartoum aura fait un an et il va falloir que les centrafricains sachent si nous irons encore à un deuxième anniversaire de l’Accord en nous réunissant chaque mois pour pleurer les compatriotes qui sont tombés sous les balles de ces mercenaires. Nous ne devons pas passer notre temps à pleurer, à rédiger des communiqués et à faire des déclarations alors qu’il y a un accord », dit-il.

En faisant allusion à la mobilisation des pays des G5 sahel et des forces Barkhane contre les terroristes au Niger, Martin Ziguélé s’interroge pour savoir pourquoi « ce dont peuvent bénéficier d’autres africains sous d’autres cieux, pourquoi les centrafricains ne peuvent-ils pas prétendre à cela », conclut-il.

Il y a de cela 6 mois que Martin Ziguele ne cesse de demander que la capacité militaire d’Ali Darassa soit détruite par les garants et facilitateurs de l’APPR-RCA. Malgré ses multiples appels, rien ne bouge dans le sens voulu par cet homme politique centrafricain contre le mercenaire Ali Darassa.

RJDH

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