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LE TEMPS ET L’HEURE SONT VENUS POUR NOUS DE NOUS LEVER MAINTENANT POUR ECRIRE NOTRE PROPRE DESTIN

LE TEMPS ET L’HEURE SONT VENUS POUR NOUS DE NOUS LEVER MAINTENANT POUR ECRIRE NOTRE PROPRE DESTIN

Le premier entretien de la nouvelle année 2020 de Mbi la gué est avec M. Dominique YANDOCKA, 1er Secrétaire général du Mouvement   « Initiative pour une Transformation par l’Action (ITA).
Ce jeune homme politique est aussi un homme d’affaire et le dit tout haut, un autodidacte. Cette particularité fait de lui quelqu’un qui casse les codes et avance selon sa vision pour son pays, la République Centrafricaine.
Certain de jouer la bonne partition, il sait que tôt ou tard, la relève, cette nouvelle génération de jeunes hommes et femmes impliqués dans la gestion de la chose publique sera à la manette et pourra gérer et gouverner différemment la Centrafrique, comme cela se doit, comme cela se fait dans une démocratie.
Suivez-le.

Alors où en êtes-vous avec votre Mouvement ITA, Initiative pour une Transformation par l’Action ?
Notre parti continue son implantation dans le pays. Nous avons pour objectif avant les prochaines échéances d’être représentés dans toutes les circonscriptions électorales. C’est une tâche bien difficile, mais avec la détermination et le dynamisme de nos militants, nous allons les atteindre tous car nous aussi nous devons apporter nos contributions, en tant que parti politique, décomplexé et indépendant et sans complaisance à l’œuvre de la reconstruction nationale, uniquement guidés par la raison et le devoir pour la patrie.

Que Représente en Centrafrique et dans la Diaspora Centrafricaine ?
Le mouvement ITA a réussi en deux ans à rassembler plus de militants, sympathisants, cadres expérimentés, en un mot de vrais soldats aguerris du terrain en son sein que certains partis politiques en Centrafrique, ce qui n’est pas négligeable. Le mouvement-ITA séduit par sa vision et son attention particulière portée sur les besoins prioritaires du peuple centrafricain et devient de plus en plus audible et crédible dans la société centrafricaine et au-delà de nos frontières. Nous sommes représentés dans le pays et dans la diaspora centrafricaine.
Depuis un an, nous nous sommes fixés comme objectif de transformer notre capital sympathie en une armée de militants et militantes, dévoués et prêts à défendre notre vision et l’intérêt général. Nous travaillons méthodiquement pour y parvenir car le renouvellement des acteurs politiques crédibles ne passera pas sans nous.

Comptez–vous briguer la magistrature suprême en 2020 ? Y aura-t-il élections ou pas ? Allons–nous tenir les dates ?
Je ne suis pas un arriviste, encore moins un rigolo. Je ne m’engage pas par conséquent dans tout et n’importe quoi et n’importe comment. Je m’efforce pour être toujours ordonné dans mes entreprises. Il est difficile qu’on me désoriente des objectifs qui riment avec l’intérêt général.
Bientôt 41 ans, hormis l’éducation de mes parents que j’ai héritée, je me suis toujours battu pour être ce que je suis devenu et je suis un militant politique persévérant. Par conséquent, le soldat que je suis ne se contentera pas d’un statu quo car j’ai passé plus de la moitié de ma vie à accompagner et applaudir les mêmes qui sont arrivés au maximum de leurs capacités, qui ne peuvent plus apporter grand-chose à la société Centrafricaine, si ce ne sont leurs expériences et leurs échecs.
Le destin et la génération nouvelle me tendent la perche pour gagner ce challenge. Il me semble que le moment est venu de répondre positivement à cet appel pour donner du contenu au processus du progrès de mon pays, en général, et de son peuple, en particulier. Je puis vous rassurer que le Mouvement ITA n’a pas été créé pour amuser la galerie. Voyez vous-même dans quel état se trouve notre pays depuis sa création jusqu’à ce jour ! Rien de nouveau sous le soleil et le peuple en a assez, pour la simple raison que l’histoire ne nous le pardonnera pas si nous ne saisissons pas cette opportunité pour faire bouger les lignes afin de remettre de l’ordre et mettre hors d’état de nuire une catégorie de dirigeants pollueurs. Je me bats pour qu’une transition générationnelle et d’acteurs devienne une réalité aux prochaines consultations.
Dans notre parti, la question ne se pose plus sur ma candidature aux prochaines élections groupées, le choix est clair. La jeunesse centrafricaine n’a plus rien à perdre. Notez-le bien, en 2020, ÇA PASSE OÙ ÇA CASSE.
Nous répondrons donc présents au rendez-vous de 2020-2021.
En tout état de cause, l’on travaille sans relâche pour aller à ces élections, qu’il y ait report ou non. Cela ne nous empêchera pas de suivre notre feuille de route et de travailler sereinement sur le terrain car nous savons exactement comment nous allons aborder la question.

ITA est-il toujours dans l’opposition, avec le Mouvement E Zingo Biani ?
Bien sûr que nous sommes de l’opposition démocratique. En harmonie avec notre vision, nous sommes membres de la plateforme républicaine « E Zingo biani » et je suis moi-même conseiller en stratégie et à la mobilisation dans cette plateforme.

Que demande ou réclame ITA aux autorités centrafricaines ?
Finalement rien, on les regarde faire. Après avoir tenté plusieurs fois de les aider par nos propositions et critiques constructives qui n’ont jamais été les bienvenues, ils disent être sur la bonne voie et qu’ils ne changeront pas d’orientations ; ce qui me semble aberrant car il n’y a eu aucun progrès durable dans la vie des Centrafricains depuis 4 ans. Le Dialogue inclusif n’est pas prioritaire pour eux…
Vous savez, c’est difficile de conseiller un groupe d’autistes obtus.
Il faut dire que cette équipe n’est pas à la hauteur des attentes de l’heure. On doit s’organiser politiquement avec la complicité de la majorité issue de nos populations pour les raccompagner tranquillement vers la porte de sortie aux prochaines échéances.

Quelle analyse faites-vous de la situation politique actuelle du pays ?
Tous ceux qui ont créé des problèmes à ce pays sont encore vivants, la plupart sont aux affaires, d’autres dans l’opposition. Donc, rien d’étonnant sur le maintien du pays dans l’instabilité car les gens arrivent au pouvoir pour régler des comptes au détriment de l’internet général. Ils se détestent, se neutralisent… Ils se connaissent tellement qu’ils ont oublié l’essentiel de leur mission régalienne. Nos populations souffrent nuit et jour.

Le retour de l’ancien Chef de l’Etat BOZIZE est-il une bonne chose ?
Le Président BOZIZE est l’un des témoins vivant et acteurs de la crise centrafricaine. Le peuple a besoin de savoir les en-dessous de ces multiples crises que notre pays a connues afin d’éviter à l’avenir de commettre les mêmes erreurs. Quoi qu’en lui reproche, il est Centrafricain, donc il est en droit de rentrer chez lui par les moyens qu’il avait à sa disposition par faute d’une note circulaire contestée. Il est déjà là, j’en prends acte. Il revient maintenant à nos autorités de saisir l’opportunité et d’en faire bon usage pour la réconciliation et la justice équitable.
Les Centrafricains ont du mal à comprendre la réaction du pouvoir de Bangui depuis le retour de BOZIZE dans son pays, avec des dirigeants qui sont de plus en plus agités, fébriles, et prêts à commettre des bêtises pour camoufler leurs forfaitures…
C’est fait, il est là, dialoguons seulement.

Et DOTODJA, doit il rentrer ? Est-ce que l’on tend vers un énième Dialogue ? L’on voit bien que les Accords de Khartoum tournent en rond ?
Tout centrafricain a le droit de rentrer dans son pays, donc je ne serai pas contre le retour du Président DJOTODJA. Bien au contraire, cela doit contribuer à la réconciliation nationale, car c’est un témoin majeur de cette crise qui n’a que trop duré.
Quant à l’Accord de Khartoum, même les principaux acteurs savent qu’il apparaît comme un acte de compromission et de ce fait, est vide avant même sa signature. Donc, je n’ai aucun commentaire à faire là-dessus.

Nous revenons sur le passé. Pourquoi avez-vous quitté le MLPC ?
Tout avait été résumé dans ma lettre de démission. Je n’ai pas de commentaires à faire sur le sujet, C’est du passé, j’ai appris à mes dépens, je ne garde que le côté positif et dois oublier le reste. Je peux vous affirmer que j’ai fait mes classes en politique et 20 ans de militantisme dans ce parti avant de le quitter pour mener mon combat en toute indépendance dans le Mouvement ITA. Je m’épanouis en défendant une nouvelle vision sociétale, adaptée aux attentes de nos concitoyens. Je n’ai pas de rancœurs contre personne, encore moins envers le parti.
L’honnêteté et l’intégrité sont des valeurs qui résument la clé d’une réussite, et l’homme devient ce qu’il apprend. J’avance car en avant c’est devant et regarder en arrière, c’est reculer et courir le risque de se retrouver dans un trou.

Que s’est-il réellement passé avec ce dossier « production des documents sécurisés » en Centrafrique ?
Cette question mérite d’être posée au Président TOUADERA et son équipe.
Tout ce qu’il faut retenir, c’est que j’ai été escroqué, empêché d’exercer comme beaucoup de Centrafricains n’appartenant pas au cercle politique et familial du régime qui veulent créer la richesse en RCA, et exclu pour favoriser l’émergence d’une mafia centrafricano-libanaise au plus haut sommet de l’Etat, hélas, constituée d’agents doubles. TOUADERA a été ingrat et très méchant gratuitement avec moi. C’est la vie !
Seule la justice et le temps me donneront raison.

Un dernier mot ou message ?
Préoccupons-nous moins de ce que nous allons être, mais préoccupons nous plutôt plus de ce que nous allons faire pour donner une lueur d’espoir au peuple de notre pays la Centrafrique.
Je vous invite à Écrire notre propre destin. Il n’y a pas d’excuse valable pour ne pas essayer.
Nous avons tous souffert de l’injustice sociale, de la misère, des guerres, du chômage…
Avec la majorité des centrafricains qui souffrent en silence comme moi, n’oublions pas que depuis notre dure enfance, ils ont toujours écrit notre destin à notre place. Le temps et l’heure sont venus pour nous de nous lever maintenant pour écrire notre propre destin. L’avenir récompense ceux qui persévèrent et engageons-nous pour cette cause noble, glorieuse et héroïque.
Bonne et Heureuse Année. 2020, ça passe ou ça passe ! Je vous remercie.

C’est moi qui vous remercie.

Propos recueillis par Lydie NZENGOU KOUMAT-GUERET

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