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Diamant: la Russie prend la présidence d’un processus de Kimberley en panne

La Russie va présider le Processus de Kimberley pendant toute l’année 2020. Cet organe tripartite censé lutter contre les diamants des conflits semble actuellement dans l’impasse.

C’est à New Delhi que l’Inde a cédé la présidence du processus de Kimberley à la Russie. C’est également à New Delhi que la réunion plénière de cet organe a révélé combien il était… en panne.

Depuis sa création en 2003, le processus de Kimberley intègre les États producteurs et acheteurs de diamant capables de fournir des certificats prouvant que le diamant n’a pas financé de groupes armés, comme ce fut le cas lors de la guerre en Sierra Leone, dans les années 90.

La contrebande depuis les zones de guerre se poursuit en Centrafrique

Mais le dernier communiqué final évoque lui-même les faux certificats, invitant l’industrie à continuer de réfléchir sur des solutions digitales à ce problème.

Surtout des États membres du processus de Kimberley continuent d’exporter illégalement du diamant depuis des zones encore aux mains de groupes armés. C’est le cas de la Centrafrique, dont huit préfectures ont été considérées comme de nouveau compatibles avec le processus de Kimberley depuis 2016, alors que la contrebande de diamants provenant du reste du pays se poursuit.

Pas de garantie pour les consommateurs

Moscou soutient les autorités de Bangui dans ce sens, et les compagnies minières russes sont présentes en Centrafrique. Mais selon le représentant de la Coalition de la société civile, qui a le statut d’observateur, ce serait la mort du processus de Kimberley. Il a déjà échoué à se réformer, déplore Shamiso Mtisi, en n’incluant pas plus largement le respect des droits humains, des droits du travail, le respect de l’environnement, la lutte contre le blanchiment et la corruption, comme le font d’autres filières minières et comme le demandait l’industrie du diamant elle-même, car elle se sait menacée par le diamant de synthèse.

« Les certificats du processus de Kimberley ne fournissent aucune garantie que les achats de diamant ne sont pas teintés de sang », assène ce Zimbabwéen. « Les communautés africaines (qu’il) soutient, continuent, dit-il, de souffrir des effets pervers des richesses diamantifères… Les consommateurs ne vont pas tarder à se rendre compte, conclut-il, qu’ils ont été floués en se fiant au processus de Kimberley ».

RFI / MCP, via mediacongo.net

 

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