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M. le président Touadéra, ramenez – nous Rombhot et Ngaïssona au pays et laissez la justice faire son travail, s’est exclamé le président du Chemin de l’Espérance Abdoul Karim Méckassoua à l’occasion de la cérémonie de clôture de la 2ème AGO du PCUD

DECLARATION DU PRESIDENT ABDOU KARIM MECKASSOUA A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE CLOTURE DE LA DEUXIEME ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU PCUD
JEUDI 19 DECEMBRE 2019
PALAIS DE LA CEMAC, BANGUI (RCA)

La manipulation de la justice est devenue la marque du pouvoir du Président TOUADERA.

Chaque Centrafricain le sait désormais, la manipulation de la justice est une marque du pouvoir de Touadéra. La justice, cette noble institution, est malheureusement devenue un moyen aux mains du pouvoir pour protéger ses amis politiques et lui-même, en même temps qu’un moyen pour museler l’opposition politique et chercher à la neutraliser.

Mais, nous devons leur dire que la justice n’est pas là pour satisfaire leurs lubies politiques.

Nous devons leur dire que la justice n’est pas une arme d’intimidation contre les opposants politiques et les citoyens.

Nous devons aussi leur dire que la meilleure justice, y compris pour notre crise, est celle qui est rendue au nom du peuple, de notre peuple. Et nous avons les moyens pour cela, nous avons les institutions pour cela.

Vous me direz, « et que faites-vous de la Cour pénale spéciale » ?

Justement, la CPS ne fait que confirmer ce que je viens de dire. Elle confirme que notre volonté à travers le CNT et même la volonté de la Communauté internationale étaient que la RCA puisse faire face elle-même au besoin de justice des victimes de la crise qui frappe notre pays. C’est bien pour cela que la CPS a été créée comme Cour centrafricaine, intégrée à notre système national de justice. Sa création, c’était pour renforcer nos tribunaux.

Car, il faut le dire haut et fort, nos tribunaux, et la Cour criminelle de Bangui en premier, restent les premières institutions chargées de juger les auteurs présumés des crimes commis pendant notre crise. La loi organique qui crée la CPS le reconnaît d’ailleurs elle-même.

Mais alors, comment se fait-il que le régime Touadéra préfère la Haye plutôt que Bangui, la CPI plutôt que la CPS et la Cour criminelle de RCA ?

Hé bien, la réponse est simple : c’est parce que le pouvoir de Touadéra se méfie du peuple, et parce qu’il se refuse en tout à servir notre peuple.

C’est aussi parce qu’il est champion pour les coups fourrés et aussi pour fuir ses responsabilités. Vous savez comme moi ce qu’il nous a dit :

« ce n’est pas mon gouvernement qui a voulu envoyer P.-E. Ngaïssona et Rombot à la Haye, c’est la Procureure de la CPI qui a exigé que nous le fassions ». Et il se dépêche à chaque fois d’ajouter : « la compétence de la CPI passe avant celle de nos tribunaux ».

Je le dis tout net. Ceci est un mensonge. Un mensonge qui profite de l’ignorance du Peuple.

Non, la compétence de la CPI ne passe pas avant la compétence de nos tribunaux. C’est le statut même de la CPI qui le dit. La CPI ne peut intervenir que si nous avons été incapables de faire. Elle ne peut agir que si nos tribunaux n’ont pas les moyens de juger et si on s’aperçoit que nos autorités politiques manœuvrent en réalité pour soustraire des auteurs présumés de crimes à la justice.

Nos tribunaux sont-ils incapables ? On l’a dit par le passé. Mais parlons du présent.

N’avons-nous pas tous entendu à la radio, pas plus tard qu’en 2018, le procès de Andjilo et autres, devant la Cour criminelle de Bangui, qui s’est terminé par leur condamnation? N’est-il pas vrai que des compatriotes sont jugés, certains acquittés et d’autres condamnés, à chaque session criminelle à Bangui et à Bouar ? Qui peut dire encore, dans ces conditions, que nos tribunaux sont incapables ?

Quant à la deuxième condition, il est vrai que le pouvoir de Touadéra fait tout pour protéger certains chefs de guerre de la justice. Mais qui peut croire que Ngaïssona et Rombot font partie de ce lot ?

Non, les conditions ne sont pas remplies pour que ce soit la CPI qui juge Ngaïssona et Rombot. S’ils doivent être poursuivis et jugés, ils doivent l’être ici, à Bangui, par notre Cour criminelle et, éventuellement, par la CPS ! Ici, nous sommes aussi capables de faire en sorte que justice soit faite aux victimes, mais aussi que les droits des accusés soient sauvegardés, notamment leur droit à la présomption d’innocence et leur droit de se défendre.

Ramenez donc Ngaïssona et Rombot au pays, et laissez notre justice faire son travail, Monsieur le Président TOUADERA.

Si procès il y a, nous avons besoin, pour panser nos profondes plaies et aller à la réconciliation, que ce procès se déroule ici à Bangui, comme le procès de Jean Bedel Bokassa hier. Nous avons besoin de cela pour que toute la Nation sache ce qui s’est passé, pour que chaque Centrafricain voie que justice a été faite et bien faite.

CHERS COMPATRIOTES, MOBILISONS-NOUS POUR QUE TOUADERA NOUS RAMENE P-E NGAISSONA et Alfred YEKATOM ROMBOT AFIN QU’ILS REPONDENT DE LEURS ACTES DEVANT LA JUSTICE CENTRAFRICAINE.

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