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Centrafrique : le ministre Régis Lionel Dounda bientôt dans la nasse de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance

Le ministre de la jeunesse et des sports Régis Lionel Dounda, ci – devant porte – parole du MLPC, rejoindra très bientôt ses collègues Mme Koyara, M. Dondra et Mme Baïkoua, comme de gros silures de l’Ouham dans la nasse de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance. Telles sont des révélations qui viennent d’être faites  à notre rédaction par des sources proches des milieux judiciaires.

Selon nos sources, la première raison qui explique la délicate situation dans laquelle se trouverait actuellement l’un des trois représentants du MLPC dans le gouvernement du premier ministre Ngrébada, c’est bel et bien l’annulation pour « irrégularité manifeste, vice de forme ou non respect du sacro – saint principe du parallélisme de forme des actes administratifs, abus d’autorité et détournement de pouvoirs », le mercredi 4 décembre 2019 en audience publique, par le tribunal administratif de Bangui statuant contradictoirement au fond, de la décision n°001 du 14 février 2019, dûment signée par cette autorité et régulièrement notifiée à qui de droit, relevant Dame Agouh Emilie, au moment des faits intendante à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports, de ses fonctions, et portant nomination en lieu et sa place de la nommée Tovou Yoga Barbara Peguy.

La deuxième raison qui justifie, au moment où nous mettons sous presse, la présence de l’épée de Damoclés suspendue sur la tête de l’intéressé, trouverait ses origines dans l’examen au fond de la requête de la demanderesse, en la personne de Dame Agouh Emilie, en date du 10 juillet 2019, et de l’éclatement au grand jour des faits, constitutifs à charge contre lui de manière irréfragable, de malversations financières et de détournements de deniers publics avec la complicité active de la nouvelle gestionnaire, la nommée Tovou Yoga Barbara Péguy, en intelligence et en association de malfaiteurs avec un cadre du ministère des finances et du budget, en service au Bloc – Finances, expert en faux et usage de faux et en faux en écritures publiques et comptables. C’est la révélation de ces charges qui touchent et portent gravement atteinte à la gestion du patrimoine et des  ressources nationaux, qui aurait convaincu les juges à se résoudre à  saisir dans les tout prochains jours la haute autorité chargée de la bonne gouvernance d’une copie de leur jugement pour suite à y réserver.

Rappelons que faisant suite à sa requête et statuant contradictoirement en la forme, courant septembre 2019, le tribunal administratif avait, dans un premier temps, décidé d’ordonner le sursis à exécution de la décision n°001 du 14 février 2014 du ministre de la promotion de la jeunesse et des sports, aux motifs que celle – ci, par laquelle Madame Agouh Emilie a été relevée de ses fonctions de gestionnaire au profit d’une certaine Dame dénommée Tovou Yoga Barbara Peggy, en charge dorénavant de toutes les opérations de décaissements et de paiements des bourses, vacations et autres dépenses de fonctionnement de cet institut, d’abord, violerait les dispositions du décret n°17.062 du 09 février 2019, portant sa nomination au poste d’intendante de l’INJS et lui confiant  les tâches administratives et financières ci – dessus mentionnées, et qu’ensuite ses termes seraient contraires à celles du décret créant l’INJS et de la loi relative aux entreprises publiques, laquelle a formellement fait interdiction aux ministres de tutelle de s’ingérer dans la gestion des entreprises placées sous leur autorité.

Pour être claires et plus précises,  de gentilles indiscrétions de sources proches du cabinet ministériel avaient soutenu, à cette époque, que si  le jeune  ministre Lionel Dounda s’est finalement retrouvé dans ces sales draps,  c’est pour la simple raison que la prise de cette décision aurait été motivée par le désir de donner à manger  à sa copine et de  s’en mettre plein la poche et le ventre par son entremise, en relevant irrégulièrement l’intendante dénommée Agouh Emilie de ses fonctions, en dépossédant la direction de l’INJS de ses attributions régaliennes et légales, et en ramenant désormais toute la gestion des ressources humaines, matérielles et financières de cette institution à son cabinet.

Avec l’annonce au jour d’aujourd’hui de l’annulation définitive de la décision ainsi querellée par le tribunal administratif, alors que nous avions pensé à tort que cette autorité avait déjà déferré à la sommation de l’ordonnance de sursis à exécution, il ne fait plus aucun doute que  les faits révélés précédemment et ci – dessus brièvement rappelés relèvent désormais du domaine de la vérité et met l’opinion tant nationale qu’internationale une nouvelle fois  devant une énième série d’actes de mal – gouvernance administrative et financière et de malversations financières, sur fond de détournement de pouvoirs à des fins personnelles dont se serait une fois de plus rendu coupable un membre du gouvernement Ngrébada et du régime du mathématicien de Boy – Rabé. Et ce, sans que le premier ne daigne se résoudre à en parler et que le président Touadéra lui – même, « l’homme de la rupture, » ne puisse s’en émouvoir officiellement afin d’y mettre un terme. Et cela est d’autant plus scandaleux que les faits et gestes qui conduisent à la commission de ces forfaitures d’Etat, trouvent  fort malheureusement leurs explications et leurs motivations le plus souvent dans des affaires du bas de la ceinture. Tel en serait  le cas dans ce dossier dans lequel se serait empêtré jusqu’au cou notre jeune et dynamique ministre de la République, promu à un bel avenir comme les autres autres cadres du MLPC, mais qui, telle une fumée qui se lève et disparaît, ont, à la grande surprise des uns et des autres, en un temps record déçu plus d’un centrafricain. A moins que par un droit de réponse, à nous adressé,  le ministre mis en cause nous rapporte de manière soutenue le contraire des faits en notre possession et développés dans cet article !

Gageons cette fois – ci  que la saisine, par le tribunal administratif avec ampliation au parquet général de la cour d’appel, de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance dont la côte de popularité des membres est en perpétuelle  hausse  ces derniers temps dans l’opinion, depuis la publication de son rapport relatif aux actes de malversations financières et de détournements de plus d’un (1) milliard de Fcfa au ministère de la défense nationale, communément appelé « Affaire Koyara et Autres », puisse enfin contribuer à  réveiller le premier ministre Ngrébada et le président Touadéra de leur longue nuit de sommeil, symbole et synonyme d’une complicité certaine et solidement établie, au nom de l’omerta ou de la loi du silence.

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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