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Dondra se fait payer plus de 200 millions de Fcfa par semaine par le Trésor Public

 Le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra, ci – devant directeur général du Fagace, actuellement 1er secrétaire national exécutif du parti – Etat dénommé « MCU », chef d’entreprises et partenaire financier de plusieurs sociétés privées, se fait régulièrement payer par semaine par le trésor public la rondelette somme de Deux Cents millions de Fcfa. Telles sont des informations crédibles et connues des principaux services de l’inspection générale des finances et de l’inspection générale d’Etat, placés respectueusement sous la responsabilité de Germain Wamoustoyo et Pierre Mapouka, qui ont été rapportées à notre rédaction par des sources proches du ministère des finances et du budget, de la direction générale de la comptabilité publique et du trésor, d’une part, et en provenance des fournisseurs de l’Etat, d’autre part.

En effet, selon ces sources, ordonnateur principal du budget général de l’Etat, l’homme a réussi, par des mécanismes opaques et irréguliers de transferts à l’intérieur des chapitres et/ou de certains chapitres à d’autres, sans l’avis préalable de leurs bénéficiaires, à alimenter des lignes de crédits dont les destinations n’ont de raison d’être que la satisfaction d’intérêts personnels, partisans et éminemment politiques, loin de l’allocation des ressources propres à l’exécution des dépenses liées au bon fonctionnement des secteurs générateurs d’emplois et créateurs de richesses et de croissance que sont l’éducation, la santé, et les infrastructures de base, à savoir les routes et les ouvrages d’art.

Comme nous l’avons déjà dénoncé dans l’un de nos précédents articles, pour lequel les uns et les autres sont restés fort étrangement insensibles, ce sont ces fonds qui lui permettent, en sus des lignes de crédits ouvertes annuellement dans la loi de finances et destinées à la prise en charge des fonds spéciaux, des actions gouvernementales et de la dotation globale de l’assemblée nationale, d’assouvir en temps réel les instincts ou plus exactement les besoins pressants en argent du mathématicien de Boy – Rabé, dans des sacs à banco, ceux du premier ministre, des membres du gouvernement et des responsables de certaines institutions de la République, et de financer les actions d’achats de conscience, les manifestations des milices à la solde du régime, les manœuvres de déstabilisation des leaders des partis politiques et mieux, les programmes d’actions du MCU.

En sus de ces pratiques de siphonnages du budget de l’Etat, manifestement illégales, donc irrégulières, d’extractions frauduleuses des fonds publics, de malversations financières et de détournements, depuis son parachutage à ce poste du grand argentier de la République, c’est – à – dire en avril 2016, en contrepartie des ses généreuses prodigalités au candidat de la rupture que fut l’ancien premier ministre de Bozizé pendant plus de cinq ans, l’ancien directeur général du Fagace n’a toujours ordonné que les règlements, par la caisse du trésor public, des créances de ses parents, amis et connaissances et celles pour lesquelles il doit empocher en retour plus de 50% des montants dus à payer, selon de gentilles indiscrétions de certains fournisseurs de l’Etat, affiliés au Collectif des Petites et Moyennes Entreprises de Centrafrique.

C’est ce qui explique aisément que, depuis plus de trois ans, aucune école, aucune route ou piste rurale, aucun poste de santé n’ont été effectivement réalisés sur les ressources ouvertes dans les lois de finances 2017, 2018 et 2019. Si le contraire de ces graves accusations pouvait être soutenu, notre rédaction, au nom du droit de réponse, s’imposerait l’obligation de le rendre public dans ses colonnes pour la manifestation de la vérité. Ceci étant dit, tous les crédits qui y ont été expressément ouverts et votés par les élus de la nation, ont systématiquement fait l’objet de détournement, au point où toutes les réalisations dont se prévalent le régime de Bangui et ses nombreux thuriféraires, ne relèvent que des multiples et multiformes appuis extérieurs, et au point où si un audit financier de la gouvernance de cet homme devait être commis, au moment où nous mettons sous presse, il lui serait reproché de manière irréfragable les infractions de crimes économiques.

Malheureusement, pour finir, affirment nos sources, les responsables des différentes institutions de la République dont les missions consistent à conduire des actions de contrôle tant a priori qu’a posteriori, en ce qui concerne la gestion de nos finances publiques, à savoir l’assemblée nationale, la cour des comptes, l’inspection générale des finances, l’inspection générale d’Etat et la haute autorité en charge de la bonne gouvernance, émanent du système, sont nommés par les pouvoirs publics et leur doivent douillette obéissance. Fonctionnaires carriéristes, foncièrement partisans, manipulables et manipulés, ceux – ci ne sont pas au service de l’Etat, comme des grands commis dont le sens élevé du devoir national, l’intégrité, la neutralité, la probité et la compétence leur ont permis de laisser à la postérité que nous sommes une République debout, mais appartiennent plutôt au régime auquel ils sont liés à jamais par un pacte, celui de l’omerta et de la soumission, en compensation de leur ascension sociale et de l’élévation de leurs progénitures.

Jean – Paul Naïba

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