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Tchad : un collectif d’avocats s’oppose à l’extradition d’Abdoulaye Miskine

Alwihda Info | Par Info Alwihda – 27 Novembre 2019 modifié le 27 Novembre 2019 – 20:06

Tchad : un collectif d'avocats s'oppose à l'extradition d'Abdoulaye Miskine. © Alwihda Info

Tchad : un collectif d’avocats s’oppose à l’extradition d’Abdoulaye Miskine. © Alwihda Info

Le collectif des avocats d’Abdoulaye Miskine -leader du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC)- et de deux autres ressortissants centrafricains arrêtés au Tchad, a tenu mercredi un point de presse à N’Djamena. Il a dénoncé l’arrestation du chef du mouvement FDPC et a demandé sa libération.

« Abdoulaye Miskine s’est rendu de lui-même aux autorités tchadiennes, à Haraze Manguegne, une ville située dans la région de Salamat au Tchad, aux fins de solliciter la médiation de l’Etat tchadien avec le Gouvernement centrafricain. Ils ont été conduits à N’Djamena avec deux de ses compagnons, aussitôt mis aux arrêts et gardés dans un lieu tenu secret et hermétiquement fermé à ses avocats », explique le collectif.

Ce dimanche 23 novembre 2019, les autorités centrafricains, dans une mission composée entre autres du ministre de la Justice et du procureur général près la Cour d’appel de Bangui, se sont rendus à N’Djamena pour solliciter l’extradition des trois hommes à travers une demande déposée entre les mains du ministre du Pétrole assurant l’intérim du ministre de la Justice.

Le collectif d’avocats estime que la détention arbitraire des trois hommes est contraire à l’article 11 de l’accord d’extradition entre les deux pays, sachant que les règles pénales relatives à l’arrestation et à la détention d’un étranger sur le sol tcahdien (art 11 Code de procédure pénale) n’a pas été respecté.

Le collectif relève une violation criarde de la procédure édictée par le traité de la CEMAC et la loi tchadienne, ce qui rendrait la détention des trois hommes illégale. Il exige leur mise en liberté immédiate afin de leur permettre d’affronter sereinement et dignement toute procédure qu’on leur opposerait.
Toujours selon le collectif, l’accord de paix de Khartoum mentionne qu’aucune poursuite judiciaire ne sera mise en oeuvre contre les chefs des groupes armés.

« Abdoulaye Miskine n’a jamais été condamné par la justice centrafricaine. (…) En sa qualité de président du FDPC, il bénéficie de l’immunité judiciaire au titre de l’accord de Khartoum », explique-t-il.

Il interpelle les autorités politiques et judiciaires sur le respect strict des conditions d’extradition. « Le Tchad, longtemps accusé par la RCA d’être le commanditaire de la rébellion en RCA, ne doit pas accéder à cette demande d’extradition, juste pour faire plaisir à l’Etat centrafricain et redorer son image à l’égard de celui-ci, aux mépris total des exigences juridiques et diplomatiques », d’après le collectif.

Le collectif est composé de quatre avocats : Maitre Mogan Kembetiade, Maitre Max Loalngar, Maitre Madjitebaye Ganguimbaye et Maitre Benjamin Mamgodibate.

https://www.alwihdainfo.com/


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