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Noureidine Adam du FPRC menace à son tour et lance un appel à la retenue et au retour à l’ordre institutionnel

ČENTRAFRIQUE : DECLARATION DU 1er VICE-PRESIDENT DU FPRC, NOUREIDINE ADAM

<< Moi, Général Noureidine Adam, 1er Vice-Président du FPRC,
1. Je tiens à remercier tous les acteurs de la paix en RCA, particulièrement les acteurs humanitaires qui, malgré le contexte difficile, les attaques répétées dont ils sont victimes, n’ont jamais failli à leur mission : celle de
protéger et d’apporter assistance les personnes affectées par les conflits armés.
Mes remerciements s’adressent également à la communauté internationale dans son ensemble, singulièrement la CEAAC, l’Union Africaine, l’Union Européenne, l’ONU, ainsi que les pays amis de la RCA : le Cameroun, la Chine, le Congo, la France, le Gabon, la RD Congo, la Russie, le Rwanda, le Soudan, le
Tchad, pour l’appui et l’aide multiformes qu’ils ne cessent d’apporter à la République Centrafricaine, tant sur le plan sécuritaire et humanitaire que dans le cadre des programmes de relèvement et de développement.
Je remercie également tous les anonymes – les « Sans voix » – qui ne cessent d’encourager le FPRC dans le combat ô combien ultime pour la défense des droits des populations minoritaires, victimes des discriminations de toutes sortes et, surtout, pour leur appui dans l’engagement en faveur de la mise en œuvre
de l’APPR-RCA.

2. Je saisi cette occasion pour apporter le message de paix. En même temps, j’informe l’opinion publique nationale et internationale que l’aspiration à la paix en RCA est à la fois plus inquiétante et plus impérieuseen République Centrafricaine.

3. Je réaffirme mon engagement et mon attachement à la mise en œuvre de l’APPR-RCA et souligne ma détermination à agir de bonne foi pour le rétablissement et la consolidation de la paix, la réconciliation nationale et la stabilité politique en République Centrafricaine.
De L’accord de Syrtes en Libye le 03 février 2007 à la Déclaration d’entente de Saint-Egidio, en passant par l’accord de Cessation des hostilités de Birao du 13 avril 2007, l’accord de cessez-le-feu et de paix du 09 mai 2008 à Libreville et l’accord de paix globale du 21 juin 2008 à Libreville, les recommandations du dialogue politique inclusif du 20 décembre 2008 à Bangui, l’accord de paix du 26 août 2011 à Bangui, les Accords de N’Djamena, le forum de Brazzaville de septembre 2014, l’Accord de Nairobi, le Forum de Bangui de 2015, l’engagement solennel de l’OCI et l’initiative de l’Angola ; la dynamique actuelle, telle que résumée dans l’APPR-RCA, articule paix, tolérance, justice sociale, réconciliation nationale et démocratie. Elle constitue donc un espoir pour une issue viable vers la paix et, de ce fait, une opportunité que doivent saisir tous les acteurs engagés pour la paix en RCA.

4. J’ai la ferme conviction que dans le contexte particulier de la crise centrafricaine que les considérations « judirico-judiciaires », à elles seules, ne suffiraient pas pour dessiner une esquisse de paix en RCA.

5. Je souligne que l’on ne peut pas « penser la Paix » sans appareil d’Etat viable. Le retour à l’ordre, à la légalité, à l’équilibre sociale, etc. constitue donc la pierre angulaire pour une paix durable et, ainsi, à l’atteinte aux 17 objectifs de développement durable (ODD). Dans le cas précis de la RCA, une attention particulière doit être portée aux mécanismes permettant l’application équitable et coordonnée des différentes mesures qui favorise la participation de tous à la gestion de la chose publique ; le renforcement de la mise en œuvre du processus de démocratisation et de pacification de la société centrafricaine ; et le rétablissement de la confiance des citoyens envers leurs institutions et, ainsi, la légitimation à nouveau l’Etat. C’est dans ce contexte que j’ai décidé le démantèlement des barrières illégales, la cessation des hostilités et demandé le déploiement progressif des FACA et FSI en vue de la mise en place des USMS avant le début de la saison sèche.

6. Je déplore les événements récents qui ont plongé les populations de Birao dans une situation sécuritaire et humanitaire sans précédent.

7. Je dénonce les personnes qui, pour des ambitions politiciennes, manipulent les populations en emblématisant les ethnicités de tout ordre pour exacerber l’antagonisme et, ainsi, perturber le processus de paix en cours, tel que négocié à Khartoum et consigné dans l’APPR-RCA, signé à Bangui, le 06 février 2019.

8. Je me dissocie de tous les « divisionnistes », et plaide pour l’intérêt national et l’union des centrafricains pour la paix et le progrès social.

9. Je rappelle que les violences armées passées et actuelles ont miné les relations de cohabitation entre les communautés qui, pourtant, ne peuvent se séparer, parce qu’elles ne peuvent pas y arriver, mais qui se heurtent à des pièges symboliques que des politiques dressent et exploitent de manière systématique à des fins politiciennes liées à des postes ministérielles et/ou pour se maintenir au pouvoir.

10. Je mets en garde toute autre initiative d’attaque des positions du FPRC et informe que la réplique sera décisive, exemplaire et à la hauteur ; car trop c’est trop.

11. Je suis déterminé à ramener l’ordre et la tranquillité dans la Vakaga, de combattre tous les criminels qui mettent à genou la population de la Vakaga. Bien évidemment, avec l’aide et le soutien de la communauté
internationale.

12. J’appelle tout un chacun au calme et à la retenue, et d’œuvrer pour la paix et le retour à l’ordre institutionnel en RCA en préservant et améliorant les acquis de l’APPR-RCA. >>

La rédaction

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