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M.le président de la commission finances, comment Dondra peut – il allouer 2 milliards de Fcfa au Fonds d’Entretien Routier au titre de l’exercice budgétaire 2020 ?

Le ministère des finances et du budget, d’une part, et l’ordonnateur principal du budget général de l’Etat, en la personne de l’ancien directeur général du Fagace, M. Henri Marie Dondra, d’autre part,  ont alloué au Fonds d’Entretien Routier, au titre de l’exercice budgétaire 2020 dont le projet se trouve actuellement en examen devant la commission finances de l’assemblée nationale, nous ont rapporté des sources proches des états – majors des partis politiques siégeant à la représentation nationale.

Cette allocation ne serait, en réalité, qu’une reconduction tacite et systématique des crédits du même montant dont cette structure étatique, chargée de mobiliser les ressources pour l’entretien des routes, a été bénéficiaire depuis 2017 à ce jour. Mais des crédits qui n’ont jamais fait l’objet d’un quelconque décaissement de la part du trésor public, en dépit des dépenses engagées, liquidées et régulièrement ordonnancées. Ces sources nous ont affirmé qu’au nom du fameux principe de l’unicité de caisse, le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra a toujours indéniablement considéré le FER et les routes comme un secteur d’activités non prioritaires pour les finances publiques et, de ce fait, n’a jamais daigné ordonner les paiements de leurs dépenses, à telle enseigne que leurs arriérés se sont accumulés à plus de 6 milliards de Fcfa. Afin d’en bénéficier, à un moment où le réseau routier est dans un total état de détérioration, la direction générale du FER a proposé et soumis à la commission technique d’élaboration de la loi de finances 2020, un  budget général d’un montant de 8 milliards de Fcfa. Malheureusement, le grand argentier de la République a décidé de ne lui affecter que la petite somme de 2 milliards de Fcfa.

Où sont alors les besoins prioritaires de nos populations ? Ne nous a –t – on pas  appris, en droit budgétaire, que tout budget de l’Etat ne peut être jugé  » sincère, crédible et efficace » que si les crédits qui y sont contenus ainsi que les ressources devant les accompagner, n’ont de destinations premières que l’exécution des dépenses relatives à l’éducation, la santé et aux infrastructures de base que constituent les routes ? Comment peut – on entretenir le réseau routier centrafricain si délabré et si quasi – inexistant tant à Bangui qu’en provinces, dans nos préfectures et nos sous – préfectures, avec un budget annuel si modique de 2 milliards de Fcfa ?

Vive « la République du Centre de Nulle Part et la République des Groupes Armés » !

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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