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Centrafrique : « Affaire Erenon et Goro » : encore de nouveaux rebondissements….!

Alors que nous avons pensé en avoir définitivement fini avec cette rocambolesque affaire, bien entendu en attendant que l’on ne puisse en savoir officiellement davantage un jour si jamais les élus de la nation devaient juger  important et nécessaire d’y revenir, conformément à leurs pouvoirs de contrôle d’actions gouvernementales, voilà que de croustillants nouveaux rebondissements y relatifs viennent d’être rapportés à notre rédaction.

Selon ces sources, le directeur de cabinet et le chef de cabinet du premier ministre, respectivement son administrateur et son trésorier, auraient été mandatés par leur supérieur hiérarchique en la personne du premier ministre Firmin Ngrébada pour le représenter auprès des autorités abkhazes, à l’occasion de la cérémonie de l’accession à l’indépendance de leur pays, connu sous le nom de la République d’Abkhazie, en 1992. Pour rappel, l’Abkhazie n’est rien d’autre qu’un petit État, comptant 250.000 habitants et situé entre les montagnes du Caucase et les bords de la mer Noire qui a déclaré son indépendance en se détachant de la Géorgie. Cette république auto – proclamée qui n’est reconnue que par trop de pays dont la Russie qui avait militairement soutenu sa sécession, entretient des relations difficiles avec la Géorgie sur laquelle elle continue de revendiquer son entière souveraineté.

C’est donc dans « ce pays qui n’existe presque pas » que nos deux ambassadeurs munis de pouvoirs plénipotentiaires auraient été envoyés, d’abord, pour honorer de leur présence la participation effective de l’Etat centrafricain à cette importante festivité, ensuite, décharger une enveloppe de 200 millions de Fcfa, en contrepartie de sa reconnaissance par la République centrafricaine, en tant qu’Etat souverain, et enfin, pour rentrer en contact avec des partenaires ukrainiens, et non pas russes qui y fourmillent, et leur vendre un lot de diamants pour une valeur avoisinant la rondelette somme de 5 milliards de Fcfa.

Fort malheureusement, non seulement les trafiquants de diamants et partenaires ukrainiens, le temps de faire procéder à la vérification et à la certification des pierres précieuses, les auraient finalement échangées par de vrais cailloux et des poussières de diamants, mais surtout leur présence aurait été remarquée par la Géorgie. Etat ayant, depuis 2016, un accord d’association avec l’UE, l’un des plus gros contributeurs financiers de l’EUTM et membre de la Minusca, la Géorgie aurait alors immédiatement évoqué de manière officielle et solennelle la question, menacé de recourir à l’incident diplomatique et interpellé directement le président Touadéra, lors de son passage à l’Union européenne à Bruxelles.

Piqué au vif par ce comportement de son premier ministre, le mathématicien de Boy – Rabé aurait de ce fait appelé au téléphone M. Erenon pour lui dire qu’il doit se considérer dès cet instant comme démissionnaire, en lui raccrochant énergiquement au nez,  et aurait ordonné  au ministre des affaires étrangères de dénoncer, par une note verbale, cet acte de reconnaissance auquel le gouvernement centrafricain n’a jamais été associé et qui a tout l’air d’une pratique d’escroquerie et d’extraction frauduleuse des fonds, digne de la mafia.

C’est ainsi que, lors du dernier conseil des ministres, après l’avoir vertement rabroué, le président Touadéra aurait ordonné le limogeage sans condition de ses deux plus proches collaborateurs. Sur ce, Ngrébada, très mal à l’aise, aurait immédiatement fait une poussée d’hypertension artérielle et se serait réfugié dans une de ses villas, à Boali, construite avec l’argent du contribuable centrafricain, pillé de la caisse de l’Etat centrafricain, et des rétro – commissions illicites, nées d’opaques transactions d’octroi des permis miniers et forestiers à des opérateurs économiques russes et chinois véreux. Depuis lors, il aurait décidé de ne pas prendre l’appel de son mentor.

Fort ce tout ce qui précède, il est plus qu’impératif que les élus de la nation dont l’une des missions se résume au contrôle de l’action gouvernementale, se saisissent illico presto de ce dossier sur fond de folles rumeurs de crise diplomatique avec la Géorgie, d’existence de relations mafieuses entre les plus hautes autorités de l’Etat centrafricain et des réseaux de trafiquants d’armes et de diamants russes et ukrainiens, et de vente illicite de pierres précieuses d’une valeur de plus de 5 milliards de Fcfa, échappant à tout contrôle,  non seulement pour chercher à en savoir davantage et d’en situer les responsabilités, mais surtout pour tenter enfin de soigner un tant soit peu  l’honneur, l’image et la dignité du peuple centrafricain et de la République, plongés dans la boue puante de la honte la plus abjecte, dans le concert des nations et la communauté des humains, depuis le 30 mars 2016 jusqu’à ce jour.

Vive « la République du Centre de Nulle Part et la République des Groupes Armés » !

Jean – Paul Naïba

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