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Après Bambouti occupée et Obo menacée, la ville de Zémio vidée de sa population, selon Crépin Mboli – Goumba

A PROPOS DE BAMBOUTI OCCUPEE ET D’OBO MENACEE, APRES ZEMIO VIDEE DE SA POPULATION

Je vais dire des choses définitives, avec froideur, sur cette tragédie qui se joue dans l’Orient centrafricain, dans l’indifférence, certains disent complicité, de ceux qui ont prêté serment de protéger la République.
Le Septentrion et l’Extrême Orient Centrafricains ont, depuis l’indépendance, partagé un destin peu enviable: l’abandon de la République. Pas d’écoles, donc pas de cadres à insérer dans la haute administration, pas de routes.
Exaspérés, nos compatriotes du Septentrion ont dû se résoudre à prendre les armes. Nous voyons aujourd’hui où cela nous a mené, aux atrocités et à un recul du sentiment national.
Alors que l’Extrême Orient, fortement attaché à la République, du fait de son histoire, lui est resté fidèle, je sens monter un sentiment de révolte.
Je parle pour l’histoire. Je souhaite qu’on écoute et qu’on agisse. Entre le Soudan du Sud, la RDC et le Centrafrique, un rameau culturel existe, qui peut alimenter tous les extrêmes. Au nom de la légitime défense. Face au vacuum.
Il y a très exactement 78 éléments des FACA actuellement à Obo. Il faut renforcer l’effectif, sur la base de ce qu’on nous chantonne tous les jours, la montée en puissance des FACA.
Sans quoi, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer.
A ceux qui sont déjà morts, je ne souhaite pas qu’ils soient morts pour rien.
A sont qui sont des morts en sursis, je fais appel à la République pour qu’elle agisse urgemment.
Et je n’en reviens pas d’avoir réussi à parler froidement, réussi à maitriser ma colère.

Crepin Mboli-Goumba

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