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Alerte aux frontières à l’Est : les rebelles centrafricains refont parler d’eux

Après avoir rejeté l’offre d’adhérer au gouvernement d’union nationale, la faction rebelle d’Abou-laye Miskine a rejoint celle de Sidiki Abbas basée à Bambari proche de Kentzou pour préparer un assaut sur Bangui dès la fin du mandat de Faustin Archange Touadera. Le Cameroun craint d’accueillir une nouvelle vague de réfugiés sur son territoire.

Depuis quelques jours, des signaux d’alerte venant des frontières camerounaises avec la République centrafricaine indiquent que «les éléments des deux factions rebelles sont en train de se reconstituer pour la reconquête du pouvoir à Bangui». Suite à l’assaut lancé par les forces d’interposition de la Mi-nusca contre la base du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc) qui a fait 17 morts il y a quatre mois à Zou-kombo, localité centrafricaine, située à 17km de Garoua-Boulaï, les rebelles du Fdpc du général Ab-doulaye Miskine ont rejoint ceux de Sidiki Abbas à Bambari près de Berberati, capitale économique de la Rca.

Localité située à environ 60km de Kentzou, ville frontalière camerounaise située dans le département de la Kadey à l’Est. Selon des informations confirmées par des sources sécuritaires basées dans la zone, «depuis quelques mois, on enregistre dans la région de l’Est l’entrée de nombreux jeunes centrafricains détenteurs des laissez-passer. Ces jeunes selon toute apparence seraient les membres des groupes armés cités supra qui viennent se ravitailler sur le territoire camerounais». On se rappelle qu’au mois de juillet dernier, le mouvement rebelle d’Abdoulaye Miskine avait déjà exigé la démission du président Centrafricain. Le communiqué du mouvement rebelle en question demandait la démission immédiate de Faustin Archange Touadera à défaut de quoi, «il allait être démis par tous les moyens». Ce groupe rebelle d’Abdoulaye Miskine et le groupe des «trois R» de Sidiki Abbas avaient alors refusé d’intégrer le gouvernement d’union nationale formé par le régime de Bangui en estimant que les postes qui leur avaient été proposés ne concordaient pas à leurs aspirations.

Nouvelles alliances

D’après des observateurs, il se construit comme une nouvelle alliance contre Bangui. Les éléments du Fdpc qui étaient en ce moment basés à Zokoumbo avaient érigé des barrages sur le corridor reliant la ville de Garoua-Boulaï à Bangui, pour sevrer la capitale centrafricaine de tout approvisionnement à partir du Cameroun. Plus de 400 camions à destination de Bangui avaient alors été immobilisés dans certains villages du côté et au niveau de la frontière à Garoua-Boulaï.

En riposte à ce coup de force, les troupes de la Minusca avaient frappé par hélicoptère pour démobiliser cette bande de rebelles. Du coup, les troupes du Fdpc ont rejoint le groupe des trois R dirigés par Sidiki Abbas dans leur base arrière à Bambari. «Pour le moment, leur stratégie consiste à endormir la Communauté internationale en attendant la fin du mandat de Faustin Archange Touadera pour lancer les hostilités sur Bangui», rapportent des sources sécuritaires centrafricaines.

«Abdoulaye Miskine a commencé à recruter des jeunes pour son mouvement depuis la ville d’Am Dafok, ville centrafricaine située entre le Tchad et le Soudan». Pourtant à la veille de la commémoration’de l’indépendance de la Rca le 13 août dernier, le président Touadera avait demandé aux groupes armés signataires de l’accord de paix de respecter les engagements qu’ils ont pris en faveur de la paix et d’arrêter l’extermination des populations innocentes. Ce qui n’a pas été fait.

Autant d’informations qui inquiètent les autorités camerounaises qui redoutent une nouvelle vague de violence dans ce pays voisin, dans un contexte où le processus de rapatriement de la première vague des 180 mille réfugiés vivant dans son territoire est en cours, avec le concours du Haut-commissariat des Nations unies.

Source : Actu Cameroun

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