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De la transition

Depuis un certain temps le pouvoir #MCU et même le président de la République battent, dénoncent à cor et à cri toute idée de transition. Ils accusent pêle-mêle l’opposition démocratique de contester la légitimité des institutions qui selon eux sont solides.
Or, et vous ne trouverez nulle part la preuve du contraire, aucun leader n’a encore posé la question d’une transition. Cela dit, une transition démocratique me semble inéluctable. Il ne suffit pas de réfuter l’idée pour se croire dans le vrai.

Alors pourquoi, une transition est nécessaire?

D’abord parce que le président #Touadéra n’a jamais voulu rassembler les forces démocratiques et républicaines pour s’opposer (politiquement, diplomatiquement etc.) aux groupes armés. Or la situation de notre pays exige que nous nous rassemblions derrière un chef d’Etat légitime, jamais politiquement contesté, pour défendre les résolutions du forum de Bangui et toutes les solutions Centrafricaines. Malheureusement, le président #Touadéra a jugé bon de se comporter en chef de clan, confiant dans les arrangements circonstanciés que lui proposent ses quelques amis. Le fameux accord de Khartoum dopé par les promesses de ses nouveaux amis russes, illustre bien les bricolages portés par ces personnes confiantes dans le fait qu’un pacte gagnant-gagnant entre gouvernement et les GA suffirait à flouer le peuple. Aujourd’hui, on ne compte plus les dérives occasionnées par cet accord qui légitime les bourreaux du peuple.

Tout cela pourquoi? Par manque de volonté de réunir ceux qui n’ont pas d’armes. L’amer constat est que le mandat de 5 ans a été dépensé pour dans un premier dans l’organisation d’orgies dans les enclaves relativement tranquilles de Bangui (je pense à ces anniversaires de prise de pourvoir…) pures sottises d’un pouvoir qui n’ont que fait le décrédibiliser aux yeux d’autres hommes d’états. Ensuite, dans une tentative de camoufler l’étendue du désastre centrafricain à travers un accord qui traite mieux la question de la transhumance que celle de la vie des citoyens.

En second lieu, vient la perspective des élections générales et la vie des centrafricains après ces élections. Il vous souviendra que l’année dernière #Darassa avait empêché la tenue des #JMA à #Bambari, il récidive cette année. Et même si l’armée se déploie progressive, il s’agit de petits effectifs, sans matériels militaires pour imposer l’autorité de l’Etat. C’est ainsi que la vie dans une part importante du pays reste un mystère même pour les autorités de Bangui. Tout ceci à 14 mois de la date théorique de la tenue du premier tour des élections générales.

Dans ces conditions il n’est pas possible :
• De renouveler assez vite l’ANE dont le mandat arrive à son terme en décembre 2020.
• D’organiser sereinement les opérations électorales,
• De battre campagne sereinement (je pense particulièrement aux députés sortants qui ont dénoncé les chefs de guerres coupables de forfaits dans leurs circonscriptions)
• De garantir la libre expression de citoyens,
• De garantir la transparence dans les résultats.

Beaucoup seraient tentés de faire un parallèle à 2015. Mais le contexte n’est plus pareil. Car le président de la république qui va se représenter a œuvré tout au long de son mandat à être en bon terme avec les GA, d’ailleurs monsieur Aba Sab , porte-parole du #FPRC de l’époque dans l’euphorie post-Khartoum disait « Un parti sans branche armée ne peut gagner dans ce pays ». De là, il n’y a qu’un pas pour deviner les arrangements conclus.

Je pourrais continuer, mais je crois que les choses sont claires. Pour moi, le peuple que nous sommes a élu un président qui a fait des choix malheureux pour ses citoyens. Les 5 années peuvent être endurées, car nous sommes capables d’endurer les conséquences de nos choix. Mais, pour les prochaines élections, il nous faudra des conditions claires pour ne pas avoir à faire les mêmes erreurs. Toutes nos forces démocratiques doivent participer à la création des conditions idoines pour le choix du prochain président de la république. Et il n’est pas question de laisser l’organisation de ce moment décisif à l’attelage #Gouvernement#Russie#Groupes_Armés.

Merci au président #Kagame d’avoir encouragé le président #Touadéra à aller dans ce sens.

J’encourage nos dirigeants politiques Anicet Georges DologueleBertin Bea, Martin Ziguelé, Désiré Kolingba, Karim Meckassoua et bien d’autres à prendre ouvertement position pour une transition afin d’aller vers des élections véritablement libres et transparentes.

Wilfriedo Mescheba

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