Select your Top Menu from wp menus

Réaction du FPRC suite aux derniers violents et très sanglants événements de Birao

CENTRAFRIQUE: BULLETIN D’INFORMATION DES FRONTS RCA, COMMUNIQUE DE PRESSE DU FPRC

Dans son communiqué de presse du 15 octobre 2015, la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies
pour la Stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA), par la voix de son porte-parole, Monsieur Vladimir Monteiro, se félicite d’avoir arrêté, le 14 octobre 2019, 14 combattants du FPRC dont 8 ont été remis à la justice, à la suite d’une requête de Procureur adressée à la MINUSCA.

Le Bureau Exécutif National du FPRC dénonce fermement ces arrestations ; regrette que la MINUSCA se comporte comme belligérant dans la crise actuelle qui secoue la Vakaga ; réfute en bloc les allégations de menaces en son encontre ; et condamne l’acharnement éhonté de la MINUSCA envers le FPRC.

En agissant de la sorte, la MINUSCA perd la confiance et la crédibilité auprès de l’opinion publique nationale ;
particulièrement auprès des populations déplacées internes, rescapées d’actes d’épuration ethnique perpétrés par la coalition PRNC/MLCJ/Ndjandjawids à Birao, sous le regard impuissant des forces de la MINUSCA à Birao.

Le Bureau Exécutif National du FPRC tient à porter à la connaissance de l’opinion publique nationale les faits
suivants :

1) Dans les communiqués n° 021/FPRC/BEN019 du 15 juillet 2019, n° 026/FPRC/BEN019 du 02 septembre
2019, n° 028/FPRC/BEN/019 du 11 septembre 2019 et n° 030/FPRC/BEN019, le Bureau Exécutif National du FPRC a dénoncé les attaques dont il est victime ; dessiné les contours et les détours sur la détérioration de la situation sécuritaire à Birao ; et demandé, non seulement la mise en place sans délais des arrangements sécuritaires transitoires, mais également qu’une enquête soit diligentée afin que les responsabilités soient
établies et les auteurs sanctionnés.

2) En date du 03 septembre 2019, le Vice-Président du FPRC, en sa qualité de signataire de l’APPR-RCA, a envoyé la lettre n° 027/FPRC/BEN 019 à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, pour réitérer les propositions contenues dans le mémorandum n° 001/FPRC/BEN019 adressé en date du 10 juillet 2019 à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat. Cette lettre et
mémorandum sont restés sans suite.

3) Dans sa décisions n° 014/FPRC/BEN 019 du 19 juin 2019, le FPRC, fidèle à ses engagements à l’APPR-RCA, le FPRC a procédé au démantèlement des barrières illégales et demandé, de ce fait, à la mise en place des arrangements sécuritaires transitoires, tels que prévus aux articles 16 et 17 de l’APPR-RCA, afin d’éviter les vides sécuritaires. Cette demande est également restée sans suite.

4) Le 10 juillet 2019, le FPRC, à travers son communiqué n° 020/FPRC/BEN 019, a demandé le déploiement progressif des FACA et des FSI dans les zones sous son contrôle en vue de permettre la mise en place des USMS. Plutôt que d’envoyer les Forces de Défense et de Sécurité, le FPRC a vu ses positions attaquées à Am-Dafock, le 14 juillet 2019 ; à Birao, le 1er septembre 2019 ; à Tisi, le 03 octobre 2019 ; et à Am-Dafock, le
14 octobre 2019 par les mercenaires soudanais et tchadiens.

5) Le 26 juillet 2019, le FPRC a fait une déclaration n° 022/FPRC/BEN019 de cessation de hostilités alors qu’il
venait d’être attaqué dans ses positions d’Am-Dafock, le 14 juillet 2019, par des trafiquants d’armes et munitions du MLCJ (cf. communiqué de presse n° 021/FPRC/BEN 019 du 15 juillet 2019). Le Bureau Exécutif National du FPRC regrette qu’il soit pris pour cible par un autre groupe, le MLCJ, pourtant signataire de l’Accord. Si, comme si cela ne suffisait pas comme violation de l’APPR-RCA, le MLCJ a, en toute impunité, noué des alliances macabres avec un groupe armé non-signataire de l’accord, le PRNC, créé le 28 mai 2019. Rappelons que le FPRC a été le seul à se démarquer du PRNC (cf. communiqué de presse n°015/FPRC/BEN019 du 18 juin 2019). Le pire est que non seulement le PRNC n’a jamais été inquiété ; mais surtout il a été soutenu par ceux-là qui devaient le combattre jusqu’à l’octroyer le privilège d’attaquer les positions du FPRC dont le parcours dans la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre de l’APPR-RCA ne souffre d’aucune ambiguïté !

Le Bureau Exécutif National du FPRC tient à souligner que les attaques répétées des positions du FPRC par la coalition PRNC/MLCJ/Ndjandjawids dont le FPRC a été victime dans l’indifférence et le silence totale de la communauté internationale et du gouvernement constituent une violation grave et flagrante de l’APPR-RCA. En effet, quand bien même la MINUSCA, compte tenu de son mandat, ne serait pas neutre et impartiale et qu’il connaîtrait en son sein des défaillances dans sa mission de protection des populations civiles, le Bureau Exécutif National du FPRC considère que, dans le cas concret de la Vakaga, les agissements de la MINUSCA et du gouvernement participent à la remise en cause du bien-fondé de l’APPR-RCA ! En apportant un soutien à la coalition PRNC/MLCJ/Ndjandjawids à des fins politiciennes sous prétexte de vouloir fragiliser le FPRC, le gouvernement, non seulement fait preuve d’inconséquence et de manque de cohérence politique, mais également ouvre la voie à tous les retournements.

Face à cette situation, le Bureau Exécutif National du FPRC pose la question de savoir comment construire la paix et renforcer la mise en œuvre de l’APPR-RCA, le seul outil actuellement disponible qui ouvre le chemin de la paix, de la solidarité et de la réconciliation des centrafricains, au-delà de leurs différences ethniques, culturelles et cultuelles. Tout en appelant à l’union de tous les centrafricains contre les tentatives de division, le Bureau Exécutif National du FPRC porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale que le FPRC reste loyal à ses engagements pour la paix, tels que consignés dans l’APPR-RCA, négocié à Khartoum et signé à Bangui, le 06 février 2019.

Le Bureau Exécutif National du FPRC appelle également à la conscience du gouvernement et de la communauté
internationale que la paix n’est pas un vain mot ou uniquement un slogan de campagne. C’est plutôt un comportement, une manière d’être et façon de faire qui rassemble toutes les filles et tous les fils de la nation autour d’un idéal commun : le progrès social et économique. Des mesures doivent donc être prises pour sauver l’APPRRCA et affronter les problèmes de déchirement du tissu social conséquents à la volonté politique de fragiliser le FPRC. C’est un impératif et un pari gagnant pour la paix et la sécurité, non seulement dans la région Nord-est, mais également dans toute l’étendue de la République.

Fait à N’délé, le 16 octobre 2019
Le 1er Vice-Président
Général Noureidine Adam

Related posts

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :