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Bambari : Ali Darass et l’UPC empochent plus de 150 millions de Fcfa mais interdisent la tenue de la JMA

Le mercenaire nigérien Ali Darass, pourtant signataire de l’Accord de Paix de Khartoum et ministre – conseiller du premier ministre Ngrébada, en charge de la sécurité de la Région Centre – est, d’une part, et les éléments de l’UPC placés sous sa responsabilité directe, d’autre part, ont discrètement empoché la rondelette somme de 150 millions de Fcfa, extraits directement de la caisse du trésor public, aux fins de laisser se tenir, à Bambari, chef – lieu de la préfecture de la Ouaka, la JMA.

Seulement quelques jours plus tard, aux ministres de l’élevage et du DDRR qui leur ont été envoyés par la présidence et la primature, ceux – ci sont revenus sur leur décision, aux motifs que depuis la signature de l’Accord de Paix de Khartoum, tout a été minutieusement pensé et mis en œuvre pour saboter délibérément son  application « stricto sensu ac ad litteram », que les salaires et les avantages de leurs représentants nommés à de hauts postes dirigeants ne leur ont jamais été versés, et que pis, Touadéra a pactisé avec les rebelles tchadiens, hostiles au régime du président Déby, pour en finir dans les jours tout prochains avec tous les groupes armés, en commençant par le FPRC, dans la Vakaga, la Bamingui – Bangoran et la Haute – Kotto.

Pour toutes ces raisons, non tantum ils refusent formellement la tenue de cette JMA à Bambari, sed etiam ils exigent pour une éventuelle négociation avec le régime de Bangui le limogeage immédiat et sans condition des ministres de la défense nationale et de la sécurité publique, respectivement Mme Koyara et le général Wanzet – Linguissara, qui, après avoir déchargé les frais de commodité relatifs à cette mission officielle, fort étonnement et comme par enchantement, avaient fui d’accompagner leurs deux collègues dans cette localité. A moins que Touadéra et les deux ministres sus – mentionnés n’aient assez de couilles et de puissants moyens militaires et humains pour venir les défier, chez eux, dans la Ouaka, ceux – ci de conclure le plus crânement.

Rappelons que ce message a été dicté au ministre de l’élevage qui seul, son collègue du DDRR ayant été déclaré persona non grata et obligé de rester à Bambari, a été autorisé à faire le déplacement de Gbokologbo pour rencontrer Ali Darass et son état – major. Depuis lors, conformément aux instructions reçues, suite à cette décision, des éléments de l’UPC, appuyés par leurs amis du MPC de Mahamat Al – Katim, ont pris d’assaut, venus à bord des motos, tous les villages et les communes attenants à la ville de Bambari, et leurs mouvements ont été constatés par les éléments d’anti – balaka et transmis à qui de droit.

Par conséquent, loin d’évoquer le calendrier trop chargé du président Touadéra, ce sont plutôt, fort de ces injonctions et ce refus d’Ali Darass et de l’UPC, que le gouvernement a jugé judicieux, quitte à continuer de mentir au peuple et à  divertir  l’opinion par la publication des communiqués dans lesquels ne cesse de revenir « ad aeternam vitam » l’adverbe de temps incertain « ultérieurement », de ne plus tenir à l’organisation de cette festivité afin d’éviter d’exposer les différents invités à la furie de ce mercenaire et de ses hommes. Comme ils avaient été obligés de prendre leurs jambes à leur cou, il y a aujourd’hui plus de 10 mois, précisément le 10 janvier 2019.

Vive « la République du Centre de Nulle Part et la République des Groupes Armés » !

Jean – Paul Naïba

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