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Enfin le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra dans la ligne de mire du président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba et des députés

Le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra serait dans tous ses états depuis  ces dernières 48 heures, ont rapporté à notre rédaction, il y a deux jours, des sources très proches de son département et de l’assemblée nationale.
En est essentiellement la raison le discours du président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba, lors de la cérémonie d’ouverture de la 2ème session ordinaire, tenu le 1er octobre 2019, dans l’hémicycle de la Maison du Peuple, devant le premier ministre Ngrébada et son gouvernement, d’une part, et devant les représentants des organisations internationales et des diplomates accrédités auprès de la République centrafricaine, d’autre part. Un discours dans lequel le nom de son ministère et celui des fonctionnaires et agents dont il a la charge et qui relèvent de son autorité directe, ont été spécialement cités dans l’affaire dite « des fonctionnaires de l’Etat cumulards ou des agents de l’Etat – fournisseurs de l’Etat ». Un dossier pour lequel il a été solennellement et formellement instruit par le président Touadéra, il y a aujourd’hui déjà plusieurs mois, mais auquel il n’a jamais fort étonnement daigné donné suite, depuis lors, pour des raisons qui lui sont propres.
En l’évoquant dans son discours, le député de Baboua, au nom de toute la représentation nationale, a décidé de s’en approprier  la gestion, dans le cadre de sa mission de contrôle d’actions gouvernementales, afin d’en savoir davantage et d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent, en matière de mal – gouvernance politique, économique, financière et administrative. Du coup, il a jugé opportun et judicieux  de lancer un avertissement sérieux et plein de messages codés relatifs à d’autres dossiers plus compromettants, touchant à la gestion des finances publiques et relevant de sa compétence, à l’endroit de l’ancien  directeur général du Fagace, en ces termes :
« …….La présente Session appelée généralement session budgétaire est destinée à examiner les prévisions en recettes et dépenses de l’Etat pour l’exercice 2020.
 Au terme de l’Article 82 alinéa 3 de la Constitution du 30 mars 2016, je cite : « Déposé par le Gouvernement avant l’ouverture de la seconde Session Ordinaire et au plus tard le 15 septembre, le budget est arrêté par une Loi dite des Finances, avant le commencement de l’exercice nouveau. Cette Loi ne peut comprendre que les dispositions  d’ordre financier » fin de citation.
 Pour l’exercice 2018, les Elus de la Nation par ma voix avaient exprimés leur satisfaction et adressé leurs félicitations au Gouvernement à travers le Ministre des Finances et du Budget pour avoir respecté le délai constitutionnel dans le dépôt du projet de Loi.
 Cette année, ce projet nous parvient le 30 septembre, c’est-à-dire hors délai mais justifié par les contraintes de discussions avec les Institutions Internationales financières qui accompagnent le Gouvernement dans la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre de son programme.
 Pour cela, les Elus de la Nation encouragent le Gouvernement à reprendre désormais l’élan qui a été pris pour une meilleure gouvernance dans la gestion financière.
 La loi des Finances prend toujours en compte les priorités de l’Etat, à savoir, la relance économique, la réduction de la pauvreté et l’assainissement  des finances publiques.
A cet égard, j’encourage le Gouvernement à une plus grande maîtrise de la fiscalité, à l’assainissement des exonérations fiscalo-douanières ainsi que la mobilisation des ressources extérieures.
 Mais, je ne saurais passer sous silence la nécessité de réduire les dépenses, sur procédure exceptionnelle et de mettre davantage de transparence et de respect des dispositions du Code des Marchés Publics et des délégations de Services publics.
 A ce sujet, Monsieur le Premier Ministre, je voudrais attirer l’attention de votre Gouvernement sur un certain nombre de pratiques notamment la violation flagrante des dispositions du Statut Général de la Fonction Publique par certains Hauts Cadres des Finances devenus des fournisseurs et prestataires de services directement ou indirectement au détriment des opérateurs économiques ».
Affaire à suivre….!
La rédaction

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