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Le mandat du président Touadéra et des élus de la nation bientôt prorogé

Aux injonctions du président Macron, à lui dites de vives voix, le 5 septembre 2019 à l’Elysée, dont l’objet portait incontestablement sur les nouvelles urgentes mesures à mettre en oeuvre, relatives au dossier centrafricain et aux grands enjeux de l’heure qui ont pour noms Accord de Paix de Khartoum, prochaines échéances électorales, relations de bons voisinages et présence des mercenaires du Groupe Wagner en Centrafrique, d’une part, et à lui personnellement notifiées, quelques jours plus tard, à Oyo, par le président congolais Dénis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine qui perdure depuis décembre 2012, faisant suite à sa convocation, d’autre part,  l’autiste et roublard mathématicien de Boy – Rabé a décidé, contre toute attente, de répondre tout simplement par un passage en force et  la soumission, dès la rentrée d’octobre, à l’examen des élus de la nation, d’un fameux  projet de loi portant  modification de la constitution aux fins de  se maintenir au pouvoir jusqu’au – delà de l’expiration de son mandat. 

Depuis hier soir, le dernier draft du document final a été présenté à qui de droit, adopté et définitivement validé. Selon les auteurs de ces manœuvres de tripatouillage de la constitution du 30 mars 2016 sur laquelle le président Touadéra a  pourtant solennellement prêté serment au stade 20.000 places devant le peuple, la nation tout entière et la communauté internationale, dans un premier temps, et de la loi n°19.0011 du 21 août 2019 portant code électoral de la République centrafricaine, dans un deuxième temps, d’importants moyens matériels et financiers extraits directement de la caisse du Trésor Public, doivent « hic et nunc » être mobilisés pour corrompre les représentants nationaux qui, hélas ! ne peuvent que adhérer à ce funeste projet, leur mandat arrivant aussi à termes et  devant être par la même occasion prorogé.

Seulement, en agissant de la sorte, l’homme court le plus  gros risque de se confronter aux pires difficultés de sa vie sur cette « Terre des Hommes », dans les jours à venir. Car, non seulement, il aura allègrement et délibérément violé les dispositions de l’article 35 de la constitution et celles de l’article 111, al 1 de la loi portant code électoral, selon lesquelles « en aucun cas, le mandat du président de la République ne peut être prorogé pour quelque motif que ce soit », mais surtout se sera tout bêtement arrangé pour soulever contre lui l’ire de Paris, Moscou, New – York, Brazzaville et Addis – Abéba qui lui ont imposé une nouvelle transition apaisée et consensuelle et un glissement du calendrier électoral, par l’acceptation et la convocation, dans les meilleurs délais, d’une rencontre avec toutes les forces vives de la nation, dans la capitale éthiopienne, sous l’égide de l’UA et de l’ONU.

Affaire à suivre….!

Jean – Paul Naïba

 

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