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Vers une grève d’avertissement de 3 jours et une grève illimitée sur toute l’étendue du territoire national !

CENTRAFRIQUE: LES TRAVAILLEURS CENTRAFRICAINS DÉJA PRÊTS POUR UNE PREMIÈRE GRÈVE GÉNÉRALE D’AVERTISSEMENT DE 3 JOURS ET UNE GRÈVE GÉNÉRALE ILLIMITÉE SUR TOUTE L’ÉTENDUE DU TERRITOIRE NATIONAL
C’est au cours d’une Assemblée générale particulièrement électrique tenue le samedi 7 septembre dernier à la Bourse de Travail à côté de celle de l’Intersyndicale que la base du Groupement syndical des travailleurs de Centrafrique (GSTC), a unanimement décidé d’attendre jusqu’à la fin de la semaine qui commence ce lundi 09 septembre la position du gouvernent sur les revendications du GSTC pour que la décision déjà annoncée de grève de 3 jours sur toute l’étendue du territoire national soit mise en exécution, allant du 16 au 18 septembre 2019. La base du GSTC à laquelle s’étaient joints de nombreux travailleurs des autres centrales syndicales n’avait pas tourné autour du pot.
Après la prière d’ouverture dite par un des adhérents, les participants à l’AG ont entonné l’hymne national, La Renaissance, pour démonter leur attachement au pays de Boganda qui avait refusé et combattu l’exploitation de l’homme par l’homme, la brimade du peuple, la maltraitance des travailleurs. Selon le modérateur, l’AG est l’occasion pour les travailleurs de Centrafrique de réfléchir sur le sens de l’amour et du patriotisme. « Si la RCA se trouve dans une situation dramatique à l’heure actuelle, c’est par manque de vision politique pouvant rassembler les Centrafricains sur une même table comme cela se fait avec les groupes armés maîtres de la scène politique centrafricaine », a-t-il martelé.
A son tour, le Secrétaire général du GSTC, Firmin Zoh-Ponguélé a affirmé que la situation des travailleurs devient de plus en plus alarmante et très préoccupante au point où il faut une action musclée pour sortir les Centrafricains de l’ornière et redonner confiance aux travailleurs. Car si les prix des denrées alimentaires ne cessent d’augmenter sur les différents marchés du pays, les salaires doivent aussi connaître le même sort, c’est-à-dire une cure de grossissement ou d’augmentation. Malheureusement, «il n’en est rien» puisque les travailleurs centrafricains continuent de percevoir des salaires de catéchiste pour ne pas dire le salaire de misère et de la simple «miséricorde » du gouvernement pour survivre, et rien n’est toujours fait pour améliorer les conditions de vie des travailleurs du pays.
Dans ses envolées verbales, le leader syndical a cité des passages de la Bible et a exhorté ses camarades à la vigilance, car « le gouvernement, comme un lion, rode et cherche qui dévorer » (sic). « Le courage et la détermination doivent ainsi animer les actions des militants du GSTC dans ce combat qui est lancé pour la survie du peuple centrafricain en général et des travailleurs en particulier », a-t-il martelé.
« Le combat actuel pour beaucoup, ne portera pas de fruit. Mais, pour ceux qui ont la foi en Dieu, l’heure de la libération a sonné », a déclaré Firmin Zoh-Ponguélé, lequel a par ailleurs invité tous les travailleurs centrafricains de faire leur ces paroles très chères au président fondateur de la République centrafricaine Barthélémy Boganda à l’époque et qui résumaient le sens et la finalité de son combat pour ses frères de sang: «Libérez l’Afrique et les Africains de la misère et de la servitude, telle est ma mission et ma raison d’être» (sic).
Pour l’orateur, le GSTC n’a de sens que s’il œuvre pour la libération et la dignité des travailleurs centrafricains qui tirent le diable par la queue. Et de rappeler que depuis le 17 mai dernier, les points de revendications ont été déposés sur la table du gouvernement mais que malheureusement, « c’est le silence du cimetière qui se fait ressentir depuis lors » (sic). Ce qui signifie que les conditions des travailleurs ne préoccupent pas le régime en place. «Le gouvernement va nous rouler dans la farine si on ne prend pas en main nos responsabilités citoyennes. L’avenir de notre pays dépendra de la manière dont nos problèmes seront traités», a-t-il déclaré.
Pour clore ses propos, le numéro 1 du GSTC a exhorté ses camarades à plus d’engagement et à vaincre la peur pour remporter ce combat ouvert: «L’heure a sonné et nous devrons prendre nos responsabilités. Si le gouvernement ne prend pas en compte nos revendications que sont l’augmentation des salaires, l’apurement des arriérés des salaires et des pensions, l’entrée en vigueur du Statut général de la Fonction publique centrafricaine, une seule chose reste à faire: c’est de lancer un préavis de grève de trois jours qui sera synonyme de ‘’pays mort’’, pour un avertissement avant que les choses sérieuses ne commencent. Car le temps n’est plus de caresser le gouvernement dans le sens du poil», a-t-il conclu, non sans rappeler qu’il n’a fait que transmettre la volonté des différentes structures de base du GSTC.
Dans les différentes interventions des travailleurs de la base présents à l’Assemblée générale, c’est une déception totale que le régime Touadéra leur a laissée et servie depuis sa prise de fonction, lui qui est pourtant salarié comme eux. « Même si on donnait trois mandats au président Touadéra, rien de bon ne pourra sortir de sa politique en faveur des travailleurs et de la population », a renchéri un des intervenants manifestement prêt sinon trop pressé d’aller en grève.
« Il est important de mener une action proportionnelle aux souffrances des travailleurs centrafricains qui n’ont plus rien à attendre de bon du régime Touadéra», martèle un travailleur intervenant.
Le grand rendez-vous de l’histoire est donc donné pour le samedi prochain. Des actions en perspectives qui risquent de nous rappeler la fin du règne Kolingba. Sans détonation d’armes, bien sûr.
Wait and see.
Mesmin Madidé-Aladila, MEDIAS+

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