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« Affaire CNI » : les centrafricains bientôt floués deux fois par Touadéra et son ami Aziz Nassour

Selon le compte – rendu du dernier conseil des ministres, placé sous la plus haute autorité du chef de l’Etat peu avant son départ pour le Japon et  fait par M. Maxime Balalou, ministre chargé du secrétariat du gouvernement, le gouvernement a décidé, suite à de très fortes pressions populaires et aux virulentes  critiques de toutes les forces vives de la nation, de revoir en baisse le montant de la carte nationale d’identité.

En effet,  initialement fixée à 15.000 Fcfa pour une durée de validité de 5 ans, l’obtention de ce précieux document sera désormais assujettie au versement de la somme de 6.000 Fcfa pour une validité de 10 ans cette fois – ci, soit un tiers du prix tel que prévu dans le contrat de partenariat signé entre le gouvernement et le représentant de la société Al – Madina.

Si cette décision gouvernementale est favorablement accueillie, au moment où nous mettons sous presse, par une large majorité des centrafricains, elle est cependant rejetée par une minorité d’entre eux. Non seulement ceux – ci, parmi lesquels des partis politiques, des professionnels des médias et le Mouvement dénommé « E Zingo Biani » ne s’y reconnaissent pas, la considèrent tout simplement comme de la poudre aux yeux et continuent d’exiger à cor et à cri la résiliation immédiate et sans condition du contrat y relatif, mais surtout ils y voient une fois de plus un autre acte de duperie, d’escroquerie et de filouterie administrative et politique de trop de la part du président Touadéra et son gouvernement.

Selon ces derniers, en application de cette décision gouvernementale, le peuple centrafricain sera floué deux fois par le mathématicien de Boy – Rabé et son ami libano- omano – qatari, le terroriste et trafiquant d’armes et de diamants, M. Aziz Nassour, en ce sens que les Centrafricains devront, d’une part, payer à la société Al – Madina la coquette somme de 1.500 Fcfa de plus pour la délivrance de la carte nationale d’identité, par rapport à la somme de 4.500 Fcfa qu’ils avaient déboursée par le passé afin de jouir de la possession de ce même document, et que, d’autre part, c’est à eux qu’il reviendra obligatoirement la responsabilité de constituer, sur leurs  contributions fiscalo – douanières, les fonds indispensables à la constitution et  au versement de la subvention de la somme de 9.000 Fcfa, promise fermement par le gouvernement Ngrébada à un certain Aziz Nassour de la Société Al – Madina. Une subvention hélas ! dont le ministre chargé du secrétariat du gouvernement s’est gardé fort intelligemment d’en parler dans son compte – rendu à la nation mais dont la rédaction et certains professionnels des médias  ont eu l’écho de sources très proches de la primature. Ce qui signifie, après un rapide constat et une analyse a minima, qu’en réalité le coût de la délivrance de ce document n’aura jamais bougé d’un seul iota.

Si cette information venait donc à se confirmer dans les jours à venir, alors Touadéra et son ami Aziz Nassour auront floué deux fois le peuple centrafricain et in fine se retrouveront à deux, loin des grandes caméras du monde, pour se partager la cagnotte constituée de cette filouterie administrative et politique savamment élaborée et mise en œuvre. Une pratique peu orthodoxe à laquelle le régime s’est habitué et y  a tout récemment recouru, lorsqu’il a fait rétablir la vignette automobile en l’ajustant au prix du carburant, sans pour autant revoir en baisse les prix y relatifs du fait de l’indexation des prix de cette même taxe aux produits pétroliers, conformément aux dispositions de la loi de finances des exercices budgétaires 1999 et 2000.

Gageons que le FMI et les différents partenaires financiers de la République centrafricaine puissent s’opposer très fermement à cette véritable arnaque d’Etat.

Affaire à suivre….. !

Jean – Paul Naïba

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