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La pire insulte du ministre de la défense, Mme Koyara et du ministre de la sécurité publique, le général Wanzet au peuple centrafricain et à toutes les victimes de la crise centrafricaine

En réponse à une invitation du gouvernement centrafricain et de l’UA, tous les leaders des différents groupes armés qui contrôlent plus de 85% du territoire national et  dont les mains sont pleines du sang du peuple centrafricain, sont actuellement en conclave à Bangui dans un hôtel, ce vendredi 23 août 2019. A l’exception du général Abdoulaye Miskine du FDPC qui, à la tête de plusieurs hommes lourdement armés sur le sol centrafricain, mieux équipés et  plus déterminés que jamais, avait demandé dans sa dernière sortie médiatique la démission immédiate et sans condition du président Touadéra.
Parmi ces seigneurs de guerre, s’exhibe fièrement  en se bombant les muscles et le torse, défiant allègrement toute autorité de l’Etat,  un certain Abdoulaye Hissène, un évadé, un criminel condamné par l’avant – dernière session criminelle de Bangui par contumace, sous sanctions de l’ONU et « activement » recherché par l’Interpol. Non seulement, il prend part une fois de plus à cette grande rencontre d’évaluations de l’Accord de Paix de Khartoum, selon leurs organisateurs, mais surtout ce véritable hors – la loi, les deux mains dans la poche, a eu le courage de faire des selfies avec Mme Koyara, ministre en charge de la défense nationale, et pis, avec le ministre de la sécurité publique, le général Wanzet. Une attitude qui, dans l’opinion,  n’est rien d’autre  que l’expression d’une insulte la plus abjecte à l’endroit du peuple centrafricain,  d’un crachat sur les tombes de tous nos morts et d’une profanation de la mémoire de ses propres victimes et de toutes celles de la crise centrafricaine, depuis 2012 à ce jour.
De ce qui précède, nous pouvons affirmer sans risques de nous tromper que le président Touadéra et son clan n’en ont cure de l’insécurité généralisée qui sévit dans le pays et des besoins prioritaires des populations civiles, prises littéralement en otages par ces différents groupes armés. Ce qui les préoccupe plus et tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes, ce sont plutôt la défense de leurs bas intérêts matériels, financiers, terrestres et donc mortels, d’une part, et comment faire pour voler les élections de 2020, quitte à pactiser avec les pires ennemis de la République, d’autre part. Afin que nul ne l’ignore, voici les faits qui sont reprochés  à Abdoulaye Hissène par le comité de sanctions de l’ONU, en sus de sa condamnation par la 2ème session criminelle de Bangui, https://wp.me/pashCC-2NK : 
« Plusieurs collaborateurs proches d’Abdoulaye Hissène au moment des faits confirment qu’il a donné l’ordre à ses milices d’exécuter et de décapiter un jeune musulman de 17 ans à Bangui en septembre 2015, en faisant croire à un acteperpétré par les anti-Balaka.101 Cet acte sordide qui cible une fois de plus la communauté musulmane est une tactique convenue préalablement avec les anti-Balaka affiliés à Maxime Mokom pour déclencher les hostilités dans la capitale.102 Il a servi de détonateur pour qu’Abdoulaye Hissène soulève la colère des jeunes musulmans avec des discours d’incitation à la haine contre la communauté chrétienne, au nom d’une légitime défense. Quelques 200 litres d’essence ont été distribués le matin du 26 septembre 2015, avec des armes, des munitions, des grenades, des tenues militaires et du tramadol, une drogue qui retire toute inhibition et neutralise la peur. 103 Même si les meurtres ont été largement commis par de jeunes musulmans, des groupes anti-Balaka ont également participé aux exactions, en combattant tantôt aux côtés des musulmans tantôt contre eux
. 104 Des brassards ont été distribués aux jeunes combattants musulmans, lesquels ignorent que les milices anti-Balaka dites chrétiennes ou animistes portent également ces mêmes insignes.105 L’opération s’est toutefois éteinte sans bouleversement politique, Abdoulaye Hissène n’ayant pas reçu le soutien de certains chefs de l’ex-Séléka. Dans une dernière tentative de coup de force, Abdoulaye Hissène a ordonné le 13 décembre 2015 de tirer sur les musulmans participant au référendum sur la nouvelle constitution.106 Ce jour-là, au moins cinq personnes sont tuées à l’arme lourde.107 Afin d’imposer son autorité et étouffer toutes velléités de résistance, il fait régner un climat de terreur et de répression dans le dernier quartier majoritairement musulman de Bangui, le Km5. Une victime, de confession musulmane et torturée par les milices d’Abdoulaye Hissène, a décrit les sévices corporels qu’il a subi après avoir tenté d’alerter les autorités gouvernementales sur les crimes d’Abdoulaye Certificat médical d’une victime agressée par les milices d’Hissène qui liste ses séquelles physiques. Document délivré en novembre 2015. Photo : The Sentry. The Sentry • TheSentry.org Le Règne de la Terreur, un Business Florissant en République CentrafrHissène à la fin de l’année 2015. Le bilan médical fait état d’une dislocation de l’épaule, de contusions au thorax et à l’œil et d’une main cassée.108 Tandis que l’homme reçoit des soins intensifs, Abdoulaye Hissène fait d’autres victimes.109. Source : THESENTRY.ORG »
La rédaction

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