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Bozoum Gate : le ministre Mboli Fatrane parle de corruption mais accuse les suppléants des députés de Bozoum 1 et 2

CENTRAFRIQUE/BOZOUM : CIRCULEZ, Y’A RIEN À VOIR !

Centrafrique: Le ministre des mines reconnait qu’il y a bien eu de corruption dans l’affaire « #Bozoum »

BANGUI, 27 Juillet 2019 (RJDH) — Mis en cause depuis dans le scandale de corruption liée au rapport d’enquête parlementaire sur Bozoum, le Ministre des Mines et de la Géologie Léopold Mboli-Fatran sort enfin de son silence pour donner sa version des faits ce samedi 27 juillet 2019, et reconnait que des pots de vin ont été bel et bien perçus par certaines personnalités à savoir deux députés suppléants de Bozoum 1 et 2.

Quelques semaines après la mission ministérielle conjointe composée des ministères de l’environnement et des mines à Bozoum, des rapports internes contradictoires ont été dressés par le ministère des mines et de la géologie et celui de l’Assemblée Nationale. Le rapport d’enquête parlementaire était accablant et a placé dans l’œil du cyclone le département des mines qui aurait délivré des permis d’exploitations minières à des sociétés chinoises, sans que cela ce soit fait dans la transparence.

Des accusations ont été portées contre le ministre des mines et le Directeur général des mines d’avoir reçu de l’argent dont montant varie d’une source à une autre. D’aucun parle de 12 millions, de 46 millions et de 90 millions aux députés suppléants de Bozoum 1 et 2, au directeur général des mines.

Pour se justifier, Léopold Mboli-Fatran, indique que tout ce qui se trame en son nom est dénué de tout fondement, mais confirme que des fonds ont été remis aux deux députés suppléants de Bozoum. « Des pures supputations et affabulations sont racontées. On parle de 12 millions de FCFA. D’autres versions remontent que le montant est de 46 millions. Toutes ces informations ne que sont des allégations », a-t-il souligné, avant de confirmer « qu’une facture reçue de 12 millions sur 24 versés à la banque de Bouar et gérés par les deux suppléants de Bozoum 1 et 2. »

Aux accusations portées contre lui, il répond que son département a respecté le processus d’attribution de permis d’exploitation minière qu’il qualifie d’artisanale et mécanique, « l’exploitation est mécanique et artisanale. Nous avons respecté et appliqué le code d’exploitation minière en son article 116 », s’est-il défendu.

En ce qui concerne la destruction de l’environnement par ces sociétés, il banalise. « Ce qui a causé problème à Bozoum, tous les cours d’eau qui arrosent la rivière Ouham ont changé de qualité et de couleur en jaunâtre. C’est qui a occasionné la tension de la population contre les chinois. Les activités ont été suspendues pour quelque temps par arrêté ministériel », a indiqué le membre du gouvernement.

Dans la foulée, le ministre des mines a annoncé qu’un comité interministériel de suivi et contrôle veillera sur les exploitations minières des sociétés minières chinoises mises en causes.

Auguste Bati-Kalamet.

#RAPPEL
Le DG des mines et un frère du président de la République épinglés par le rapport d’enquête parlementaire

BANGUI, 25 juillet 2019 (RJDH)—Le Directeur général des mines et Bienvenu Yagbanga, présenté comme un des frères du président de la République, seraient aussi impliqués dans le circuit de pot de vin dans l’affaire dite des chinois. C’est une information RJDH confirmée par plusieurs sources indépendantes.

Le rapport parlementaire parle de 90 millions perçus par le Directeur Général des Mines et Bienvenu Yagbanga, le frère du chef de l’Etat. Selon une source proche de la commission d’enquête parlementaire, les responsables des entreprises chinoises, ont confirmé avoir remis 90 millions de Fcfa au Directeur Général des mines et au frère du chef de l’Etat.

Auditionné par la commission d’enquête parlementaire, le Directeur Général des mines a nié les faits, « nous l’avons entendu au niveau de la commission après avoir reçu les responsables des sociétés chinoises. Devant nous, le Directeur Général a refusé avoir perçu de l’argent de la part de ces Chinois, ce qui ne nous a pas convaincus vu les preuves accablantes que nous avions eues », confie une source proche du dossier que le RJDH a pu rencontrer.

La rédaction du RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les deux personnalités mises en cause dans cette affaire de pot de vin sur laquelle le nom du député Jean Michel Mandaba a déjà été cité. Sur ce dossier, un premier rapport du parlement centrafricain avait, entre temps déjà évoqué une chaine de corruption tenue par des personnalités qui seraient au gouvernement et à l’Assemblée Nationale

Selon des informations RJDH, le nom du président de l’Assemblée Nationale a aussi été cité dans l’affaire. L’honorable Gon Baba, de sources bien informées, a été auditionné par les membres de la commission d’enquête parlementaire sur sa probable implication. Léopold Mboli Fatran, ministre des mines, un des protégés de Touadera, cité dans le dossier, n’a pas cependant pu être entendu par la commission.

A l’Assemblée Nationale, l’honorable Jean Michel Mandaba mis en cause, a reconnu les faits lors de la concertation des députés le samedi 20 juillet dernier. Dans les couloirs du parlement, des voix s’élèvent déjà pour réclamer la traduction de cet élu devant la justice pour donner l’exemple. Difficile de dire si oui ou non, cette ligne sera suivie. La délibération de l’Assemblée Nationale est renvoyée à la session d’octobre dite session budgétaire. Le temps pourrait faire son travail et le dossier classé vu que dans l’affaire les noms de nombreuses personnalités proches du pouvoir sont cités.

Sylvestre Sokambi

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