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Bozoum : « Affaire sociétés chinoises »: le premier ministre Ngrébada avait menti aux élus de la nation et au peuple centrafricain !

Souvenez – vous !

Le 14 juillet 2019, nos confrères de l’AFP reprenant la publication du rapport de la commission d’enquêtes parlementaires sur les activités minières de quatre sociétés chinoises dans la ville de Bozoum, ont publié, dans un article intitulé « Centrafrique : une commission d’enquête dénonce les abus de sociétés minières chinoises », l’information suivante :

 …..“Désastre écologique”, “fleuve pollué”, “santé publique menacée” : une commission d’enquête parlementaire en Centrafrique recommande l’arrêt de l’exploitation de mines d’or par quatre sociétés chinoises dans le nord du pays, dans un rapport rendu public samedi.

 “L’exploitation de l’or par les entreprises chinoises à Bozoum n’est pas rentable pour l’état et préjudiciable pour la population et l’environnement”,estiment les membres de la commission parlementaire, en conclusion d’une enquête de terrain menée dans les environs de cette ville du nord de la République Centrafricaine. 

Les entreprises chinoises concernées sont les sociétés Tian Roun, Tian Xiang, smc Mao et Meng.

“Le désastre écologique constaté sur le terrain est de nature à justifier l’arrêt immédiat sans condition de ces exploitations”, poursuivent les auteurs.

La commission d’enquête s’est rendue à Bozoum du 6 au 10 juin pour répondre aux “multiples plaintes de la population”.

Sur place, les députés ont constaté une pollution de l’eau du fleuve Ouham, dévié de son lit par les sociétés minières, et la disparition des espèces aquatiques.

Au sein des populations riveraines, “les cas d’avortement sont en augmentation depuis la pollution”, affirment les députés, qui notent également la multiplication des décès dans les villages de pêcheurs et les difficultés d’accès à une eau propre à la consommation. 

Par ailleurs, la commission d’enquête soupçonne des irrégularités dans les comptes présentés aux autorités par les sociétés minières.

“L’exploitation moyenne est d’environ 400 grammes à 1 kg par site et par mois. Cette situation semble inacceptable au regard des coûts de production journalière”, estiment les auteurs du rapport. “Le mode d’exploitation utilisé s’apparente à un bradage de nos ressources, avec la complicité de certains responsables du Ministère des mines”, accuse le rapport.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d’un quart des 4,5 millions d’habitants à fuir leur domicile. L’exploitation de ces ressources est difficile à contrôler dans ce pays où l‘état n’a la main que sur une maigre partie du territoire national…..

Souvenez – vous !

Le 29 avril 2019 dans une déclaration faite du haut de la tribune de l’assemblée nationale, en réponse à l’interpellation de son gouvernement par les représentants nationaux sur cette fameuse affaire, le premier ministre Ngrébada n’est pas passé par quatre chemins pour accuser le curé de la paroisse de Bozoum, l’intrépide missionnaire et soldat du Christ, Père Aurélio Gazzera, selon des informations diffusées par Radio Ndeke Luka, le 2 mai 2019, en ces termes :

« 24 heures après la tentative manquée d’arrestation du prêtre Aurelio Gazzera, curé de la paroisse de Bozoum qui dénonce l’exploitation anarchique de l’or par les Chinois, le Premier ministre sort de son silence et l’accuse d’avoir ourdi la défiance vis -à -vis de l’autorité de l’Etat à  Bozoum. Accusation portée du haut de la tribune de l’Assemblée nationale ce 29 avril à  Bangui. Interpellé sur cette question, le Premier ministre Firmin Ngrébada accuse le père, curé de la paroisse de Bozoum en ces termes.

« Selon le code civil, le sous-sol appartient à  l’Etat. Or, ce prêtre il est en concurrence avec les chinois qui opèrent dans la zone. Nous avons autorisé les chinois à  exploiter l’or à  Bozoum pour booster l’économie. Mais lui, il monte la population contre ces opérateurs économiques chinois » a-t-il indexé.

En outre, il évoque les raisons de la tentative manquée d’arrestation du prélat. «Il dit à  la population que l’exploitation a de l’impact sur l’environnement. Nous avons envoyé des experts dans la région qui ont infirmé ces allégations. Le prêtre prêche la contre vérité dans l’église est-ce cela l’évangile ? », S’interroge-t-il avant d’ajouter que « le procureur veut l’entendre et la population s’est soulevée allant jusqu’à  incendier le véhicule des chinois. C’est ce que certains médias privés n’ont pas compris et disent du n’importe quoi sur les réseaux sociaux », a-t-il lâché en colère.

Cette accusation est loin de convaincre le député de Bozoum 1 Corneille Sérékoïsse qui indique à  Radio Ndeke Luka que le rapport des experts du ministère des mines est incompatible à  la réalité de Bozoum. La population de Bozoum retient encore son souffle pour connaitre le dénouement de cette situation ». 

La vérité dans cette affaire est finalement connue et révèle tout simplement que le premier ministre Ngrébada a honteusement menti,du haut de la tribune de l’assemblée nationale, aux élus de la nation et au peuple centrafricain. Par conséquent, il devra être à nouveau interpellé pour répondre de cet acte de forfaiture la plus abjecte, la plus puante et la plus laide qui fait désormais de lui un menteur, un corrompu et un traître à la République.

Souvenez – vous de l’image de la signature des accords de coopération entre la République centrafricaine et la Chine, par lui, alors qu’il assumait les fonctions de directeur de cabinet à la présidence de la République et qu’il ne pouvait pas, conformément aux dispositions de la constitution,  à ce titre, engager un quelconque acte au nom du gouvernement centrafricain

Affaire à suivre….. !

Jean – Paul Naïba

 

 

 

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