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CENTRAFRIQUE : MOTS DES MOTS : LES REVUES BUDGETAIRES CENTRAFRICAINES

MOTS DES MOTS : LES REVUES BUDGETAIRES CENTRAFRICAINES

=> Le risque de la spirale de l’endettement public
=> LFI : loi de finances initiale

Depuis quelques jours, le Gouv se livre « abusivement » à une autosatisfaction pour avoir conclu six REVUES avec le FMI. Objectivement, les contours de ces ou ses REVUES sont discutables au regard de la faiblesse de l’investissement public en Centrafrique. Car lorsqu’on observe la structure des LFI successives, plus de la moitié des recettes budgétaires relève exclusivement de l’aide extérieure.

Les REVUES sont des programmes élaborés par le FMI et signifient tout simplement : la facilité élargie de crédits càd des prêts budgétaires. Elles sont donc un ajustement budgétaire en cas de recettes insuffisantes. On le redit, la pratique des REVUES se termine toujours par la spirale de l’endettement public (44.4% PIB en 2019 – source : coface.fr)

Evidemment, on ne reprochera pas au Gouv de se financer à crédits puisque beaucoup de pays le font aussi (la France y compris). Simplement, il serait malhonnête intellectuellement mais surtout vis-à-vis du peuple centrafricain de se taire sur la « règle d’or » et le rôle actif d’un budget dans un pays normal :

1er point : la dette publique ne doit jamais dépasser le niveau de l’investissement public et doit être au service de la croissance pour financer « uniquement » les emprunts productifs càd rattraper un dérapage accru des finances publiques, disposer d’un paquet budgétaire pour soutenir l’activité économique et financer les réformes structurelles

2e point : la croissance annoncée par le Gouv de plus de 4% PIB ne détermine ni le niveau d’emplois à créer, ni le niveau de salaire à verser et in fine ni le modèle viable à bâtir càd un objectif à moyen terme de plan économique à suivre pour résorber le chômage et assurer le relèvement du pays

3e point : on le sait, la croissance centrafricaine est essentiellement mobilisée par l’aide internationale pour les projets d’infrastructures : eau et communications puisque le « solde courant » de notre économie est largement négatif (-8.4% PIB) : l’inflation se situe à 3.4% PIB (prix à la pompe), l’exportation n’est soutenue en que par le bois, le diamant souffre de la contrebande, et enfin la demande interne est très faible à cause du déplacement massif d’une partie importante de la population.

Merci YSB

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