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Assemblée Nationale : Pourquoi le président Laurent Ngon Baba a – il voulu étouffer l’affaire des 40 millions de Fcfa ?

Des informations de sources crédibles et dignes de foi émanant de l’assemblée nationale, après de sérieux investigations et recoupements, ont rapporté à la rédaction du Letsunami.net / La Voix des Sans – Voix que le président de l’assemblée nationale en la personne de M. Laurent Ngon Baba a tenté vainement d’étouffer l’affaire de corruption d’un montant de 40 millions de Fcfa dans laquelle sont impliqués le bureau de l’assemblée nationale et les députés Dimbélé, Tézawa, Mandaba et Autres.

N’eussent été la détermination et l’intrépidité de certains députés et de certains présidents des différentes commissions, notamment le président de la commission – finances, M. Martin Ziguélé, la commission d’enquête parlementaire mise en place à cet effet n’aurait pas été à ce jour devenue opérationnelle. Pourquoi ces manœuvres d’étouffement et de dissimulation de la vérité ? Y est – il personnellement impliqué, en tant que président du bureau ? Seules les conclusions de l’enquête dont les travaux ont déjà démarré avec la convocation et l’audition des mis en cause et des témoins et qui prendront fin  dans deux (2) jours, sauront répondre à ces pertinentes interrogations.

Mais d’ores et déjà, ces sources nous ont affirmé et soutenu qu’en sus de cette affaire des 40 millions de Fcfa, il en existerait bien d’autres dans lesquelles seraient empêtrés jusqu’au cou le bureau de l’assemblée nationale et ses membres, depuis que la cour constitutionnelle par un avis scélérat et antidémocratique a décidé de dépouiller l’assemblée nationale de son pouvoir d’autorisation avant la signature de tout contrat minier et de toute convention financière, conformément aux dispositions de l’article 60 de la constitution,  pour en confier l’exercice de la jouissance exclusive au seul bureau de l’assemblée.

A compter de la date de notification de cette décision à ce jour, le bureau et ses membres n’ont pas hésité un seul à faire de son  application une source de revenus personnels, de rackettages et de spoliations des opérateurs économiques étrangers à la recherche d’octroi de permis minier. C’est ce qu’a révélé une communication entre le député Tézawa et le député Makango. En effet, suite à la révélation de cette affaire des 40 millions de Fcfa par les médias, le député Tézawa et ses parents se sont tellement emportés qu’ils s’en sont violemment pris au téléphone à ce dernier. En filigrane dans les échanges, le député Makango aurait entendu son interlocuteur se prononcer non seulement sur cette affaire avec des opérateurs économiques chinois  mais aussi sur une autre avec d’autres entrepreneurs. Ce qui lui a fait instantanément  dire qu’il y aurait effectivement d’autres affaires dont les tenants et les aboutissants échapperaient encore aux députés et à la presse. En outre, afin de contribuer à la manifestation de la vérité sur cette mafia organisée et solidement installée au plus haut sommet de la deuxième institution de la République, certains élus de la nation ont pu obtenir des relevés bancaires des députés Dimbélé, Mandaba, Tézawa et Autres. Des documents comptables dont la lecture a fort curieusement révélé d’importants mouvements financiers en termes d’alimentation sur leurs différents comptes. Ces relevés ont été remis à la commission d’enquête parlementaire pour « exploitation ».

Sont – ce pour toutes ces raisons que le président Laurent Ngon Baba a voulu user de toutes ses prérogatives pour étouffer cette affaire ? Et si sa responsabilité dans cette affaire de corruption et de malversations financières devrait être établie, ne tomberait – il pas directement sous le coup des dispositions de l’article 70 ? Et pourquoi devant la gravité des faits qui leur sont actuellement reprochés, ces députés continuent – ils allégrement et fièrement  de siéger et d’assumer leurs fonctions au sein du bureau de l’assemblée nationale ? N’avait – on pas foulé aux pieds le principe de la présomption d’innocence et fait embarquer manu militari le député de Mongoumba, lors des événements  survenus dans l’hémicycle de l’assemblée nationale, le 29 octobre 2018 ? Pourquoi le bureau refuse – t – il de prendre des mesures conservatoires à leur endroit, dès lors qu’ils ne sont plus jugés dignes de représenter le peuple dans cette Assemblée ?

Affaire à suivre….. !

La rédaction

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