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Centrafrique : Zémio, 2 ans après….Ses enfants toujours exilés en RDC

La ville de Zémio peuplée, avant l’agression, de plus de 50000 habitants a été attaquée le 27.06.17 et toute la population autochtone a quitté la localité pour se réfugier en RDC. Depuis lors, c’est-à-dire exactement deux ans après, rien n’a été fait par le pouvoir de Bangui, ni par les humanitaires pour porter assistance à ces Centrafricains encore moins mettre en place des conditions à même de favoriser chez eux leur retour. 0 gendarme, 0 policier, 0 Élément des Faca n’est présent. Sauf quelques éléments du contingent marocain de la Minusca y sont stationnés.En tout cas, rien n’est fait pour favoriser au plan sécuritaire le retour des réfugiés. Tout le monde sait que cette région naguère cynégétique a été cédée désormais aux éleveurs non Centrafricains venus d’ailleurs pour paître leurs bestiaux ou ceux appartenant aux néo-éleveurs. À plusieurs reprises les plus hautes autorités et le plus haut centre de décision ont été alertés par nos soins mais sans aucune réponse de leur part, si ce n’est du total mépris. Pis, aujourd’hui, plus d’une dizaine de milliers de Peulhs dont la plupart sont armés s’y sont installés et sur des propriétés des Autochtones, avec la bénédiction d’un sous-préfet UPC issu de cette communauté sous le regard bienveillant d’un contingent de la Minusca.

L’histoire nous rappelle qu’à la fin des années 50 un peuple de la région des Grands Lacs avait été chassé de ses terres et de son propre pays. Il s’est dispersé, s’est organisé et depuis 1994 on connaît la suite.
Ne le perdons pas de vue. La cinquantaine de milliers d’enfants, hommes et femmes centrafricains, en ce moment, oubliée en terre congolaise, fait partie d’un peuple- je dis bien peuple- et réparti sur trois États, au Sud Soudan, en RDC et à l’Est de la RCA. Si l’État Centrafricain continue de ne rien faire pour ramener ses propres enfants au bercail, je ne doute pas un seul instant que,tôt ou tard, par eux-mêmes, avec leurs propres moyens et/ou appuyés par leurs frères ou soutiens d’ailleurs, ces ignorés d’aujourd’hui reviennent chez eux sans demander une quelconque licence de qui que ce soit, car plus conscients et organisés comme leurs aïeux, forts et déterminés avec naturellement, toutes les conséquences.
Et que l’on ne vienne pas nous dire qu’on n’était pas prévenu. Qu’on ne le savait pas.Tout le monde a certainement en mémoire les abandons, les frustrations comme justificatifs de ce qui est arrivé à notre pays en partage depuis le 10.12.12

Et ici, en cas de déficit de volonté, d’inaction, on peut valablement conclure: À bon entendeur…

P.s. J’attends que l’on m’insulte, me traite de tribaliste, de chef de clan, de régionaliste ou autre. Mieux que quiconque, je sais ce que je dois à la République Centrafricaine, Mon Pays que je chéris tant. Cependant, comme tout le monde, reposant sur des racines, jamais je n’oublierai qui je suis et le lieu de ma provenance. J’assume.
À TOUTES ET À TOUS BONNE FIN DE SEMAINE.

Charles Armel Doubane

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