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CENTRAFRIQUE: AXE KM5 – ECOBANK CENTRAFRIQUE: UN CAS DE BLANCHIMENT D’ARGENT?

Au vu des échanges de correspondances entre le sulfureux DG d’Ecobank Centrafrique et le Sénégalais Moustapha Démba qui fait des révélations accablantes sur la mafia entretenue par son compatriote Abdoulaye Gningué, ci-devant Directeur des Opérations et des Technologies (D.O.T) à Ecobank Centrafrique (cf. MEDIAS+ N°2159 du Vendredi 21 juin 2019), on peut émettre légitimement le soupçon de blanchiment d’argent dont est plongé jusqu’au cou le cadre sénégalais d’Ecobank Centrafrique mis en difficulté par son propre compatriote qui connaît bien l’ampleur des dégâts. Décryptage.
Du fait de blanchiment d’argent, deux hypothèses retiennent notre attention.
La première est celle liée à l’opacité des opérations de transfert d’argent de Bangui à l’extérieur telles que révélée par sieur Moustapha Demba. L’identité des expéditeurs des fonds est cachée, tenue secrète par l’entremetteur et le directeur des opérations d’Ecobank Centrafrique, sieur Abdoulaye Gningué. Et comme on le sait, les auteurs, coauteurs et complices de terrorisme, blanchiment d’argent et prolifération d’armes n’agissent jamais à visage découvert, ils cachent toujours leur identité. Ils agissent toujours avec des fausses identités ou par le biais d’intermédiaires qu’ils paient par ailleurs trop cher. Un business lucratif !!!
Or, pour un pays comme la RCA dont le ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique, le généralissime Henri Wanzet-Linguissara, a signalé la présence des terroristes qui « n’attendent que le regroupement de la population pour procéder à des tueries massives de nos compatriotes et déstabiliser le régime en place » (cf. Communiqué officiel du 13 juin portant interdiction des meetings de la plateforme « E Zingo Biani »), l’identité des expéditeurs et des bénéficiaires des opérations de transfert de fonds devait être connu par mesure de sécurité.
La non déclinaison de la véritable identité des expéditeurs des fonds à l’étranger via le service western union d’Ecobank n’est autre chose qu’une technique de blanchiment d’argent. En effet, on peut affirmer que ce sont les terroristes dont parle le ministre de la Sécurité publique et notamment ceux du Km5, bastion du terrorisme islamiste à Bangui, qui expédient de l’argent à l’extérieur via le DOT d’Ecobank, pour acheter des armes, véhicules, vivres, munitions et matériels de guerre.
Les hommes du tristement célèbre « Force » utilisaient cette méthode, du vivant de ce terroriste, pour s’équiper, et cela marchait très bien que « Force » et ses hommes se moquaient de Touadéra, du gouvernement et de tout le monde, car étant sûrs d’eux.
Aussi, il fut un moment où les groupes armés ex-séléka étaient tellement sûrs d’eux qu’ils avaient des ravitaillements réguliers en provenance du Tchad et du Soudan, allant jusqu’à négliger les forces de la Minusca, tuant même un soldat du contingent rwandais de la Minusca en plein Km5. La piste Ecobank doit être suspectée.
Beaucoup de terroristes musulmans du Km5 ont certainement utilisé le chemin tracé par le D.O.T pour alimenter leurs multiples réseaux terroristes.
La deuxième hypothèse est celle des liens qui existeraient entre le DOT d’Ecobank Centrafrique et des organisations terroristes, sinon des organisations de contrebande, de fraude ou de mafia financière. Il faudrait absolument démanteler ce réseau sinon c’est le pays qui sera le plus grand perdant. En favorisant les transferts d’argent vers l’extérieur à ZERO FRANC, Abdoulaye Gningué a fait perdre à Ecobank Centrafrique et à l’Etat centrafricain d’importantes devises qui peuvent atteindre des milliards de FCFA.
Face à cette situation, des enquêtes devaient être menées à l’initiative de l’Etat centrafricain en vue de l’inculpation de M. Abdoulaye Gningué, directeur des opérations et des technologies d’Ecobank Centrafrique, pour délits et crimes de blanchiment d’argent en relations avec des organisations terroristes. La direction générale d’Ecobank Centrafrique devrait aussi déposer plainte contre X avec constitution de partie civile pour contrebande, abus de confiance et fraudes ayant entraîné d’importantes pertes financières pour l’établissement bancaire.
En tout état de cause, le GABAC, la COBAC, l’ANIF, le ministère des Finances, le parlement, la Cour des comptes et le parquet de Bangui doivent prendre leurs responsabilités pour ne pas que cette affaire demeure sans suite. Il y va de la crédibilité des Institutions de la République et de l’honneur de tout un pays sali par ce Sénégalais et son réseau criminel. Mais quand? Telle est la question.
Wait and see.
Damoclès Diriwo
Source: MEDIAS+

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