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CENTRAFRIQUE « É ZINGO BIANI »: LIBERTÉ PROVISOIRE POUR JOSEPH BÉNDOUNGA

Le mercredi 19 juin 2019, le gardé à vue spécial de la Brigade criminelle de Bangui, M.Joseph Béndounga, a été conduit pour la deuxième fois au parquet de Bangui où il a enfin été reçu par le procureur de la République qui l’a entendu en présence de ses avocats Maîtres Albert Panda Gbianimbi, Mathias Barthélémy Morouba et Bruno Hyacinthe Gbiégba.
A 12 h 40, le véhicule de la police l’a déposé au Tribunal de grande instance de Bangui où il devait être reçu par le procureur. Dès sa descente du véhicule, M. Joseph Béndounga s’est lancé dans un spectacle qui a mobilisé spontanément une foule venue l’écouter. Voici la traduction en français facile du discours qu’il a adressé à la foule et à tous ceux et celles qui avaient prêté attention au discours supra-enflammé qu’il avait tenu comme les anciens tribuns Grecs et Romains: « On m’a arrêté pour rien, sinon que pour faire plaisir à des mercenaires étrangers comme Ali Darass, Alkhatim et Sidiki; ce Sidiki, peulh musulman camerounais qu’on appelle général, il est général de quoi? Il est de quelle promotion? Quel est son numéro de matricule dans l’Armée centrafricaine?
On m’a arrêté, moi, fils du pays, à la Brigade criminelle, comme si j’étais un criminel. Je dors sur un banc et les moustiques me piquent tous les jours tandis que Sidiki dort dans une villa comme un prince et on déroule devant lui un tapis rouge comme un roi lorsqu’il vient à Bangui, alors qu’il continue de tuer des gens et de verser le sang des Centrafricains. Y a-t-il vraiment une justice dans ce pays? C’est mieux qu’on m’amène à l’abattoir et qu’on me tue aujourd’hui pour faire plaisir à Sidiki et à Touadéra qui laisse faire les mercenaires étrangers. Il croit que c’est à cause de ces mercenaires étrangers qu’il va gagner les prochaines élections ?
Les Centrafricains doivent se réveiller une bonne fois pour que cette injustice cesse, pour que les mercenaires étrangers et les groupes armés ne soient plus aux commandes du pays. Centrafricains, Compatriotes, E Zingo Biani ! E Zingo Biani ! E Zingo Biani !»
Après être introduit dans le bureau du Procureur accompagné de ses avocats, la foule a commencé à se disperser. A 13 h 35, M. Joseph Béndounga est informé qu’il est mis en liberté provisoire. Ses avocats le conseillent de repartir à la maison sans faire du bruit, qu’ils vont se charger du reste. Mais ils contestent la « liberté provisoire » car rien, absolument rien ne justifie cette décision du procureur.
« C’est un dossier vide. On ne sait pas pourquoi le Procureur a préféré la ‘’liberté provisoire’’ au lieu de la ‘’relaxe pure et simple’’. Car, dans le cas d’espèce, si procès il y a, se sera le procès de la honte parce que c’est toute la République qui sera salie. On ne peut pas trainer en justice quelqu’un qui est innocent. Le dossier est vide, d’une vacuité absolue. Et en droit s’il n’y a rien, il n’y a rien. On ne doit pas inventer la roue. On ne peut pas inventer une infraction ou un délit pour coller à quelqu’un», déclare l’un de ses avocats qui souhaite simplement que l’audience pour le procès Béndounga soit programmée très rapidement pour que la vérité se manifeste.
Nous l’avons toujours dit: le dossier Béndounga est vide, mais vraiment vide comme le fauteuil présidentiel centrafricain. Et on verra que ce procès n’aura jamais lieu. C’est triste.
Gageons que c’est notre parution du mercredi 19 juin passé qui a certainement motivé la mise en liberté de JoBen.
Affaire à suivre.
Damoclès Diriwo
Source: MEDIAS+

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