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CENTRAFRIQUE-BACCALAURÉAT 2019: DEUX PRÉFECTURES DE LA RCA NON ALIGNÉES ET DANS LA TOURMENTE

Il s’agit des préfectures de la Basse-Kotto et du Haut Mbomou situées dans la région sud-est, où la session de baccalauréat de juin 2019 qui tire à sa fin n’a pu être organisée. Les candidats des lycées d’Alindao et de Kembé dans la Basse-Kotto, et ceux du lycée d’Obo dans le Haut Mbomou, n’ont que leurs yeux pour pleurer. Et pour cause.
Lorsqu’un enfant souffre pour étudier durant neuf (9) mois, il est préférable qu’on évalue sa peine et ses efforts consentis comme une femme enceinte qui attend d’être accouchée. Malheureusement, c’est toujours en République centrafricaine que nous voyons tous ces drames qui se présentent à nous comme si de rien n’était. Telle est la conséquence de la légèreté du système éducatif centrafricain qui ne prend pas au sérieux sa responsabilité de préparer la relève et l’avenir même de ceux qui seront à leur place.
Lorsqu’un problème est mal posé, toutes les réponses sont fausses. C’est le cas de l’Accord de paix et la réconciliation paraphé à Khartoum et signé à Bangui le 06 février 2019 avec un contenu vide de sens, qui continue de mettre la vie de plusieurs Centrafricains en danger. Le pire est donc arrivé et Touadéra doit prendre ses responsabilités pour évaluer les élèves d’Alindao, de Kembé et d’Obo, qui n’ont pas eu la même occasion de composer le baccalauréat qui est un examen officiel qui ouvre la porte d’accès aux études supérieures et professionnelles à cause des seigneurs de guerre et leurs acolytes qui continuent de mettre mal à l’aise la population.
Notons qu’on ne peut que manger ce qui nous fait du bien, et non la chose qui traînera la constipation. Un adage africain dit qu’«on ne peut pas avaler l’os parce qu’on a faim». Or, le gouvernement centrafricain veut coûte-que-coûte avaler l’os dont les citons ne sont capables et n’ont pas la bouche appropriée et l’estomac pour digérer l’os qu’ils prétendent être à la hauteur. La honte !
Voilà que les élèves d’Alindao à 508 km de Bangui dans la préfecture de la Basse-Kotto, et ceux de Kembé à 618 km ainsi que leurs camarades d’Obo dans le Haut Mbomou à 1253 km de Bangui, n’ont pas eu la chance de composer le précieux examen du bac du premier tour de la session de juin 2019 comme leurs frères et sœurs de la capitale et des autres villes du pays qui ont composé pour obtenir ce diplôme qui ouvre grandement la porte aux différentes études ainsi qu’aux divers concours professionnels dans le pays.
Le bilan est décourageant et en même tant décevant pour un pays dit démocratique, alors que nous vivons dans la pure démagogie démocraticide. Que fera le gouvernement pour résoudre le problème de ces pauvres élèves dans les préfectures où les seigneurs de guerre sont omnipotents et mettent la vie des pauvres innocents en péril?
Le désastre arrive, il faut savoir quitter les choses avant qu’elles ne nous quittent. Les enfants sont abandonnés à leur triste sort sans une issue ni perspective d’avenir. Il n’y a pas de proposition de date pour la tenue du bac dans les lycées des villes du du sud-est précitées. Alors, qu’en est-il du labeur de ses professeurs qui ont risqué leurs vies pour encadrer ses enfants et qu’à la fin ceux-ci n’ont pas été évalués? Mort-né d’une femme enceinte depuis neuf (9) mois, imaginer la douleur qu’éprouvent les encadreurs et enseignanrs.
Kader Ewaton
Source: MEDIAS+

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