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CENTRAFRIQUE-KAGA BANDORO: LA POPULATION INQUIÈTE DE LA NOUVELLE INCURSION DES PEULHS LOURDEMENT ARMÉS 

La semaine dernière, la population de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi situé à 342 km au centre-nord du pays, avait signalé la présence des sujets peulhs lourdement armés et assimilés aux rebelles sélékas qui ont fait leur incursion dans la ville de Kaga-Bandoro. La présence de ces derniers a entraîné des actes de banditisme dont notamment les braquages à main armée qui sont devenus monnaie courante dans cette localité. Les jours, semaines, mois et années ne peuvent passer sans que le peuple centrafricain ne soit victime des actes barbares perpétrés par ces éléments malintentionnés qui ont pris le pays en otage depuis sept ans.
En effet, la ville de Kaga-Bandoro est devenue un champ de théâtre de tout acte de banditisme notamment les cas de braquages à main armée. Les populations civiles de cette localité ne peuvent pas vaquer librement à leurs occupations quotidiennes pour subvenir aux besoins de leurs familles respectives. La population signale la présence des sujets peulhs lourdement armés assimilés aux ex-séléka qui sèment la panique au sein de la population.
Les officiers, gradés et éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) déployés dans cette zone ne peuvent rien faire parce qu’ils sont sous le contrôle des forces onusiennes qui les ont coffrés dans une base comme des animaux dans un parc qu’ils surveillent à tout moment. « A chaque fois que les soldats FACA veulent se déplacer, ils sont toujours accompagnés par des éléments de la force onusienne de la MINUSCA », a déclaré un habitant de Kaga-Bandoro.
Les habitants de Bandoro sont dans la psychose. La population civile locale est très inquiète de la nouvelle incursion des éleveurs peulhs lourdement armés qui possèdent par devers eux des moyens de guerre très sophistiqués. « On ne peut pas vaquer librement à nos travaux champêtres qui est l’unique activité la plus rentable qui nous permet de subvenir aux besoins de nos familles respectives », a renchéri un paysan cultivateur de la localité.
Signalons également que les conducteurs de taxi-moto ne peuvent plus circuler librement d’une localité à une autre. Car, ces sujets peulhs pourtant éleveurs sont devenus des braqueurs au vu et au su des forces onusiennes présentes dans cette ville. Ils commettent ces actes en toute impunité, sans être empêchés par la Minusca.
Il est à noter que la situation sécuritaire demeure très inquiétante dans l’arrière-pays. Les groupes armés ne cessent de pénétrer sur le sol centrafricain, ce qui crée la panique au sein de la population civile. Les frontières de la République centrafricaine sont ultra perméables. Tout le monde peut entrer et sortir comme il veut.
Les autorités centrafricaines sont informées de cette dangereuse invasion de Kaga-Bandoro par des mercenaires peulhs qui s’adonnent à des actes réguliers de braquage. De sources informées indiquent qu’ils se préparent à commettre des actes de viols collectifs et massifs sur des femmes non musulmanes, d’incendies, pillages et campagnes meurtrières à Kaga-Bandoro pour voir si les FACA sont capables de sortir pour « jouer le match » (sic) avec eux. Ce sont là des informations qu’on ne doit pas négliger pour attirer l’attention du gouvernement centrafricain qui a l’impérieux devoir de prendre des mesures préventives pour parer à toute éventualité, afin de garantir la sécurité des habitants de KGB. Cette population comme celle d’ailleurs en a marre d’être transformée en bœufs à abattre à tout moment selon le bon plaisir de son propriétaire.
Face à cette incursion des peulhs malfrats dans Kaga-Bandoro, les choses deviennent de plus en plus inquiétantes et prennent une autre tournure malgré la présence des FACA et surtout des forces onusiennes de la MINUSCA. Le mieux serait d’éviter le pire car la population centrafricaine a trop souffert des flammes de violences perpétrées par les groupes armés et qui entraînent souvent d’importantes pertes en vies humaines. A cet effet, le chef de l’Etat, chef suprême des armées et garant constitutionnel de la sécurité et de la vie du peuple, doit mettre tout en œuvre pour protéger le peuple épris de paix.
Sosthène Daradou
Source: MEDIAS+

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