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CENTRAFRIQUE: GARDE Á VUE PROROGÉE Á LA BRIGADE CRIMINELLE POUR LE LEADER POLITIQUE JOSEPH BÉNDOUNGA

Arrêté le samedi 15 juin dernier et conduit à la Brigade criminelle (Direction des services de la police judiciaire-DSPJ), avec deux journalistes Français de l’Agence France Presse (AFP), Monsieur Joseph Béndounga, ancien ministre et ancien maire de la ville de Bangui, opérateur économique et président du parti MDREC, membre fondateur de la plateforme « E Zingo Biani », a été entendu sur procès-verbal et son dossier (vide) a été transmis le lundi 17 juin 2019 au procureur de Bangui pour suite à donner.
Alors que l’on s’attendait à une décision courageuse du procureur de la République pour la relaxe pure et simple de monsieur Joseph Béndounga parce que SON DOSSIER EST VIDE COMME LE FAUTEUIL PRÉSIDENTIEL CENTRAFRICAIN, grande a été la surprise de l’intéressé, de tous les défenseurs des droits de l’homme et de nombreux professionnels du droit et experts en procédure judiciaire, d’entendre que le procureur de la République de Bangui aurait ordonné à la DSPJ de proroger le délai de la garde à vue de l’innocent Joseph Béndounga qui n’a pas commis un crime ni un délit en demandant à la population d’aller écouter les messages des leaders du meeting organisé par la plateforme E Zingo Biani, ni de prendre part à ce meeting que le ministre de la Sécurité publique a arbitrairement interdit.
Il est bizarre et incompréhensible que la décision de prorogation de la garde à vue et donc de la privation de la liberté de sieur Béndounga, ne soit pas prise par le procureur lui-même, mais plutôt par un officier de police judiciaire (OPJ) sur instructions du procureur de la République. Cette tactique qui consiste à jouer au Ponce Pilate pour exposer un simple OPJ, amène à comprendre qu’en réalité il n’y avait pas matière à arrestation de monsieur Joseph Béndounga. A ce niveau de responsabilité, certains analystes et observateurs parlent de forfaiture et déni de justice. D’autres avancent que le procureur de la République jouerait le jeu du pouvoir politique pour faire du mal à un citoyen et à sa famille, car le prévenu a une femme, des enfants, des parents et des employés à sa charge.
Cette décision arbitraire de prorogation de la durée de la garde à vue de Joseph Béndounga est la preuve éclatante que la justice centrafricaine n’est pas indépendante, les droits de l’homme et les libertés fondamentales sont dangereusement menacés en Centrafrique à l’heure actuelle.
Sinon, quel sort le parquet politisé de Bangui va réserver à l’innocent Béndounga demain jeudi 20 juin 2019?
Wait and see.
Damoclès Diriwo
Source: MEDIAS+

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