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Centrafrique : le président Laurent  Ngon Baba accusé par les députés d’avoir détourné les fonds destinés aux travaux d’embellissement de l’Assemblée Nationale

La République Centrafricaine a abrité,  du 13 au 14  juin 2019, les travaux de la 74eme session de l’Union Parlementaire Africaine (UPA). 48 heures durant, près de 150 députés venus de 40 pays du continent ont eu à  débattre des questions relatives à la sécurité, la démocratie, aux droits de l’Homme, à  la parité ainsi qu’à la participation de la jeunesse dans les instances de prise de décisions.

En prélude à cette importante rencontre, une enveloppe d’un montant de 160 millions de Francs Cfa a été mise à la disposition de la deuxième institution de la République. Une partie de ces fonds devait être allouée à la réalisation des travaux d’embellissement de la bâtisse et du parc environnemental. Seulement voilà, au lieu de se conformer scrupuleusement aux dispositions de la commande publique, formellement consacrées  par la loi n°08.117 du 6 juin 2008 portant code des marchés publics et délégations de service public en République centrafricaine, et minutieusement  définies en son article 2, M. Laurent Ngon Baba, en sa qualité d’ordonnateur principal des dépenses de cette institution, a préféré tout simplement  , contre toute attente, user de la procédure illégale d’établissement  de contrat de gré de gré pour en confier le marché à l’un de ses parents ou l’une de ses connaissances. Fort de cela, avant même que les travaux de la 74ème  session de l’UPA ne puissent commencer, l’état de la qualité des travaux réalisés laissait à désirer, comme le montrent les images du plancher postées ci – dessous, et était loin d’être conforme aux prescriptions techniques préalablement  établies.

Du coup, celui qui a été imposé, à grands coups d’argent, d’achats de conscience des députés et de manœuvres politico – politiciennes, à la tête de l’assemblée nationale par le pouvoir de Bangui, en lieu et place du député du 3ème arrondissement, M. Abdoul Karim Méckassoua, pourtant élu pour toute la durée de  la législature, se retrouve du jour au lendemain, dans les liens des compromissions et de la mal – gouvernance financière, griefs ayant servi de manteau juridique contre son prédécesseur,  et peut se voir valablement, selon des sources émanant de certains élus qui affûtent déjà leurs couteaux pour la prochaine rentrée parlementaire,  opposer les dispositions de l’article 70 de la constitution du 30 mars 2016.

Affaire à suivre…. !

La rédaction

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