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CENTRAFRIQUE: LE PARTI PRÉSIDENTIEL MCU VIENT DE CRÉER ET LANCER SA PROPRE BRANCHE ARMÉE DÉNOMMÉE MOUVEMENT DES REQUINS DE CENTRAFRIQUE (MRC)

Si le nommé Blaise Didacien Kossimatchi n’était pas le Secrétaire national du MCU chargé de la stratégie globale, de la sensibilisation et de la mobilisation, qu’on allait en douter. Et si le jeune activiste politique agressif professionnel Doneng Wanzoumon ne faisait pas partie du groupe des jeunes qui avaient manifesté violemment le 03 décembre 2018 devant le ministère des Affaires étrangères pour demander la démission du tenant du poste Charles-Armel Doubane, puis parmi les des agresseurs du ministre de la Jeunesses et des sports Lionel Régis Ndounda, qu’on allait penser à des mauvaises blagues et considérer les documents qu’ils signent et publient sous un faux nom comme de simples tracts. Mais les choses sont plus que claires et les faits et écrits parlent d’eux-mêmes et en disent long.
Joignant la parole à l’acte, le parti Mouvement des cœurs unis (MCU), que beaucoup appellent ironiquement MonCu, vient de démontrer qu’il n’est pas différent des autres groupes armés qui ont pion sur rue en provinces et en pleine capitale où ils s’adonnent à des actes de braquage aux 92 Logements et ailleurs, d’agressions physiques en plein jour comme dans le secteur De Lacour non loin du lycée de Bimbo.
A-VIOLENCES VERBALES, PRÉMÉDITATIONS ET DÉNI DE DÉMOCRATIE
Il suffit de lire la déclaration de Blaise-Didacien Kossimatchi (BDK) du 31 mai dernier en réaction contre la mise en place de la plateforme dénommée « É ZINGO BIANI, FRONT UNI POUR LA DÉFENSE DE LA NATION », pour se rendre compte et se convaincre de trois choses:
1-VIOLENCES VERBALES ET GRAVES ACCUSATIONS
BDK a arrosé d’injures des gens qu’il traite carrément ennemis à abattre. Il déverse des propos orduriers sur eux et les expose pratiquement à la mort violence. Voici comment il traite ou considère les personnalités faisant partie de la plateforme « E Zingo Biani ».
• Firmin Zoh-Ponguélé, Secrétaire général de la centrale syndicale GSTC, est taxé de « fauteur de trouble » par Kossimatchi;
• Alexandre-Ferdinand N’Guendet, président du parti RPR, ancien chef d’Etat et du parlement de transition: «ce petit troubadour de politicien qui aujourd’hui s’agite en un donneur de leçon alors que lui-même sait bien qu’il a le sang dans ses mains, puisque c’est lui qui avait organisé ladite marche pour soutenir les sanguinaires », dixit BDK.
• Gildas De Carême Benam est qualifié de « bébé politicien » par le MCU par la voie de BDK;
• Dominique Yandoka « est un trafiquant de drogue depuis l’Hexagone », et que « beaucoup de Centrafricains et les panafricains ont péri dans les maisons carcérales à cause de ce Yandoka », dixit BDK Kossimatchi. CQFD. Les deux accusations sont extrêmement graves;
• Jean-Serge Bokassa lui, « est un chanvreur patenté, un sociopathe », selon Kossimatchi;
•Abdou Karim Méckassoua est accusé de « malversation financière » et de « connivence avec les mercenaires pour venir tuer le chef de l’Etat », ce qui aurait amené les députés à l’éjecter du perchoir de l’Assemblée, dixit la voix du MCU, Blaise-Didacien Kossimatchi;
•Anicet-Georges Dologuélé serait le « manipulateur » et « parrain » du Groupe de travail de la société civile (GTSC);
• Quant à Cyriaque Gonda, « c’est lui le voleur de l’argent destiné au DDR. C’est à cause de ces gens-là que le pays est à terre, tout ce que nous subissons depuis 2013 c’est à cause de lui », dixit BDK.
• Gervais Lakosso lui, « est un prisonnier ambulant »; « son cas est déjà scellé au niveau de la justice », selon BDK. Kossimatchi qui n’est pas un acteur judiciaire (ni magistrat, ni avocat, ni greffier…) mais au courant de tout ce que font les magistrats dans le silence de leurs cabinets, il connaîtrait la sentence de tous les dossiers judicaires non encore rendue publique ! Huuummm.
• Bertin Béa, lui, aurait reçu et bouffé seul « les 400 millions qu’il a eus de la part de Dologuélé », le président du parti URCA; « la base n’a rien eu » (sic). « Tous les dossiers sales le concernant » vont sortir bientôt, dixit BDK.
• Quant à Joseph Bendounga, « l’éternel fauteur de trouble, anarchiste » (sic), « il vit sous une bâche vers Gbabiri vers le quartier Cattin », parce qu’une «banque de la place a bloqué tout ce qu’il a volé depuis des années à travers des crédits » (resic), écrit BDK.
Et voici les termes et expressions utilisés par Kossimatchi pour qualifier tous les leaders de la plateforme « E Zingo Biani »: « malfrats politiques », « fauteurs de troubles », « troubadours politiques », «vrais bourreaux des Centrafricains »…
Ces injures et insultes n’étant pas suffisantes, le MCU se lance dans des préméditations qui disent tout sur la vraie nature de ce parti politique.
2-DES PRÉMÉDITATIONS
1ère préméditation: «… ils [ces leaders politiques et sociaux de E Zingo Biani] vont s’attendre à des surprises désagréables, parce que nous aussi à notre niveau, nous nous préparons par conséquent avec des actions de grandes envergures à l’encontre de leurs proches parents qui sont bien identifiés et localisés. Nous connaissons les lieux où ils se retrouvent pour tenir leurs réunions » (sic).
2è préméditation: « Pour l’instant, nous sommes en train de nous mobiliser avec toutes nos bases pour les affronter physiquement par tous les moyens », dixit BDK, la voix du MCU.
3è préméditation: «… d’ici peu de temps, chaque leader saura de quel bois le MCU se chauffe », dixit BDK, la voix du parti MCU. On le voit venir.
3-DU DÉNI DE DÉMOCRATIE
L’attitude du parti MCU à travers son héraut Kossimatchi est un véritable déni de démocratie. On est loin du jeu démocratique avec de tels propos et projets d’assassinat des personnalités considérées comme des opposants politiques qui n’ont que le verbe et la plume pour s’exprimer.
Plus grave, Kossimatchi utilise les médias d’Etat pour faire passer des messages de la haine, ce qui est contraire aux objectifs sociopolitiques poursuivis pour le moment. Il annonce publiquement que la Justice est déjà saisie de tel dossier; ceci, pour faire comprendre que la Justice centrafricaine n’est pas indépendante sous Touadéra, qu’elle n’est qu’un simple instrument au service du régime en place. Tout cela est une négation de la démocratie dont la particularité est la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice.
Qui plus est, le pouvoir fait semblant de dire qu’il veut la paix et œuvre pour la paix et la réconciliation. Il laissant faire ses partisans qui, publiquement et par des moyens d’Etat officiels, entretiennent la haine, diffusent des propos bellicistes comme le projet d’assassinat des leaders politiques et sociaux contenu dans la déclaration du parti MCU du 31 Mai 2019 lue par Blaise Didacien Kossimatchi, missionné par le Bureau Exécutif du MCU et la Présidence de la République, selon des sources dignes de foi. La RCA est donc dirigée par un pouvoir dictatorial et despotique, qui utilise son parti politique pour exprimer sa vision profonde du pouvoir et de l’Etat qui est loin de la démocratie.
En effet, le combat démocratique ne se fait pas avec les armes, les injures, la violence physique, le projet d’extermination des adversaires politiques. Tout cela montre s’il en est besoin que le MCU n’est pas un parti démocratique. C’est un groupe armé qui utilise la violence de tout genre dans le seul but de dominer. En démocratie, on débat on ne combat pas. Ce sont les idées qui se contredisent, le choc des idées est la première règle du jeu démocratique. Et en cela, le MCU est hors-jeu parce qu’il a pris le même chemin que la coalition séléka jadis. Et comment?
B-APPARITION DU « MOUVEMENT DES REQUINS DE CENTRAFRIQUE »
La suite de la déclaration du grand chantre de la violence politique du pouvoir et de son parti ne s’est pas fait attendre. Le lendemain de sa déclaration c’est-à-dire le 1er juin 2019, une association de malfaiteurs dénommée « Mouvement des Requins de Centrafrique » a publié un communiqué de presse qui invite « les coordonnateurs locaux des huit (8) arrondissements de Bangui et des cinq de Bimbo à une importante réunion qui aura lieu le lundi 3 juin 2019 à 14 heures très précises à la place habituelle ». Signé du Coordonnateur général du MRC nommé Saint Luc Bagaza, le communiqué de presse précise les points d’ordre du jour de la réunion:
–identification des domiciles des signataires du manifeste de la plateforme « E Zingo Biani »;
–traitement spécial à leur infliger;
–stratégies.
A l’analyse, cet ordre du jour était déjà annoncé dans la déclaration faite la veille par Kossimatchi contre les leaders de la plateforme E Zingo Biani en ces termes on ne peut clairs, nous citons:
-«…actions de grande envergure à l’encontre de leurs proches parents qui sont bien identifiés et localisés. Nous connaissons les lieux où ils se retrouvent pour tenir leurs réunions »;
-«…les affronter physiquement par tous les moyens»;
-«… d’ici peu de temps, chaque leader saura de quel bois le MCU se chauffe » (sic).
On le voit, le communiquer de presse du Mouvement des Requins de Centrafrique (MRC) montre bien que cette association de malfaiteurs est une création du MCU pour trois raisons :
-d’abord, il indique clairement l’activité première qui est celle qui consiste à identifier des domiciles (Kossimatchi avait déjà annoncé cela 24h auparavant);
-ensuite, le communiqué de presse indique clairement les cibles, à savoir: les signataires de la plateforme E Zingo Biani;
-enfin, le communiqué indique ce que doivent subir les personnalités ciblées, à savoir: un « traitement spécial à leur infliger » (sic).
Mais en quoi consiste ce traitement spécial?
Il s’agit de « LES AFFRONTER PHYSIQUEMENT PAR TOUS LES MOYENS» (sic) comme l’avait déjà annoncé le représentant du MCU à la presse.
Dans son communiqué de presse du 04 juin, la branche armée du MCU est plus prosaïque. Le texte quelques actions dignes des associations des malfaiteurs, comme par exemple: faire subir aux leaders de E Zingo Biani «DES SÉVICES CORPORELS DE GRANDE ÉCHELLE JUSQU’Á CE QUE L’HOSPITALISATION S’EN SUIVE » (sic).
On le voit, ce projet macabre est bel et bien celui du parti MCU comme l’a révélé Kossimatchi qui ne pouvait faire ce qu’il a fait ni dire ce qu’il a dit sans l’autorisation préalable de la direction de son parti et du chef de l’Etat, président fondateur inconstitutionnel dudit parti. Le « Mouvement des Requins de Centrafrique », branche armée du parti MCU, vient donc de se dévoiler. Sur les réseaux sociaux, les membres sont d’ailleurs connus et hyperactifs. TOUT CE QUI ARRIVERA DE MAL DONC AUX LEADERS ET MEMBRES DE LA PLATEFORME « É ZINGO BIANI – FRONT UNI POUR LA DÉFENSE DE LA NATION », SERA IMPUTABLE AU DIRECTOIRE DU MCU ET SA BRANCHE ARMÉE MRC. C’est clair et net.
Mais la question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si la constitution autorise un chef d’Etat au pouvoir à créer une milice, ou son parti politique à créer une milice en plein exercice de son pouvoir?
A notre humble avis, la création de cette milice et groupe de malfaiteurs dénommé « Mouvement des Requins de Centrafrique » ne se justifie pas en droit et en morale. Et d’ailleurs, l’expérience a montré que les chefs d’Etat qui s’adonnent à ce jeu sont trompés par ceux qui leur conseillent ce schéma inutilement budgétivore, pour bouffer leur argent. Espérons que l’argent destiné à payer les arriérés de salaires et de pensions ne soit utilisé pour entretenir cette milice comme le faisait Bozizé en fin 2012-2013, ace un résultat final décevant. Car lorsque ça chauffe véritablement, ces miliciens du pouvoir sont toujours les premiers à fuir. On l’avait vu au Congo avec les cocoyes du président Pascal Lissouba qui avaient fui devant les cobras de Dénis Sassous-N’Guésso en 1987, en Centrafrique où les karako, saraouis et balawa du président Ange-Félix Patassé n’avaient pu empêcher la prise du pouvoir des « patriotes « et « libérateurs » de François Bozizé. Les coac et cocora de ce dernier non plus n’avaient pu stopper l’élan de la coalition séléka qui avait fini par prendre aisément le pouvoir à Bangui le 24 mars 2013. On les connaît.
Le parquet de Bangui n’est-il pas au courant de cette milice créée par le parti MCU? En tout état de cause, ce parti doit être dissout pour avoir créé et animé une milice, un groupe armé, et ce ne sera que justice.
Affaire à suivre.
Jean Bedel Dinga-Kpilè
Source: MEDIAS+

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