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Assemblée Nationale : Mrs les députés – traîtres à la patrie, ce sont des morts et leurs fantômes qui voteront pour vous en 2021 !

En réponse aux actes de tueries, de boucherie humaine, la plus odieuse, la plus abjecte, la plus abominable que la République ait connue, d’incendies de villages et de pillages de biens tant publics que privés, perpétrés, le 21 mai 2019, par les éléments des 3R du général Siddiki Abbas, demi – frère du président Touadéra et conseiller militaire du premier ministre Ngrébada,  dans les villages de Lémouna, Koundjili, Djoumdjoum, Bohong et Autres, ayant fait plus d’une soixantaine (60) de morts, exécutés sommairement avec une balle dans la tête et les mains des victimes, pauvres civils, soigneusement et solidement ligotées derrière le dos, les députés – traitres à la patrie, corrompus, cupides et foncièrement inhumains comme leurs partenaires qui sont au pouvoir, ont décidé de convoquer ce jour, le lundi 27 mai 2019, le gouvernement pour une séance d’interpellation.

Mais, s’ils ont été obligés de recourir, une nouvelle fois,  trois (3) fois exactement en  moins d’un (1)  mois, à cette procédure, ce n’est tant parce qu’ils sont sérieusement et à un plus haut point  préoccupés ces derniers temps par la dégradation de la question sécuritaire dans le pays, au lendemain de la signature de l’Accord de Paix de Khartoum entre le gouvernement et les GA,  qu’ils ont été plutôt  piqués au vif par cet évènement : le lâche assassinat du suppléant du député de Paoua 1, M. Mbaïgoto, membre du groupe parlementaire MOUNI et allié du régime.

En sa qualité d’autorité locale, M. Florentin Bissi faisait partie de ces villageois qui ont été d’abord conviés à une réunion, suite à un acte de vols de bœufs par des Antibalaka et ayant provoqué la mort d’un éleveur – peuhl. Ensuite regroupés par les éléments des 3R, ils ont été ligotés les mains derrière le dos avant d’être froidement exécutés d’une balle dans la tête. C’est donc, en sa mémoire et pour exprimer leur compassion à l’égard de sa famille éplorée et mieux  en savoir davantage sur les circonstances ayant conduit à son exécution sommaire que les députés – traîtres à la patrie ont demandé et obtenu cette rencontre avec leurs amis du pouvoir de Bangui.

Ce n’est nullement pour ces pauvres paysans, ce directeur d’école, ces maîtres – parents et ces jeunes gens, responsables de familles, opérateurs économiques et chasseurs pour la majorité d’entre eux  dont la vie ne vaut pas plus qu’une crotte de poule ou une carcasse de bœuf qu’ils ont pris la décision d’auditionner le gouvernement. Ce n’est non  plus pour chercher à identifier  les auteurs du crapuleux assassinat de la sœur Inès à Nola. Ils s’en foutent de son âme et de celles de ces braves cultivateurs qui ne demandaient qu’à vivre en paix sur la terre qui est la leur, celle de leurs ancêtres et celle de leurs aïeux, mais qui ont été brutalement arrachés à la vie, fauchés ou plus exactement écrasés comme des sales mouches par des éléments des 3R du général Siddiki Abbas.

Comment alors en vouloir à quelqu’un qui est connu comme étant le demi – frère de leur président Touadéra et conseiller militaire de son premier ministre Ngrébada ? N’est – il pas dans le cadre de la mission de sécurisation de tout l’ouest, de surveillance des couloirs de transhumance des éleveurs et des patrouilles dévolues aux brigades spéciales, conformément aux termes de l’Accord de Khartoum, rejetés par le peuple centrafricain dans sa grande majorité, lors des travaux de consultations à la base ayant précédé le Forum de Bangui, mais unanimement approuvés et validés par les élus de la nation que ces pauvres civils, « ces voleurs de bœufs », ont été abattus ? L’image qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux  et dans laquelle on peut apercevoir aisément le ministre de la sécurité publique aux côtés du député de Bocaranga 3, Martin Ziguélé, esquissant un large sourire aux rescapés de cette boucherie humaine, n’est – elle pas tout simplement symptomatique du sentiment d’inhumanité la plus puante qui caractérise les oligarques inconscients,  incompétents, cupides et foncièrement assoiffés du sang qui nous gouvernent ? Dans son  dernier audio au président Touadéra, le chef d’état – major des 3R, un certain Doug Saga, n’a – t – il pas déclaré que c’est ce dernier qui a acheté et distribué des armes à tout le monde dans la région pour la protection de ces bœufs ? Ne l’a – t – il ouvertement menacé de représailles, si jamais après l’expiration de l’ultimatum de 72 heures, il venait à toucher à un élément des 3R et à son général ?

Une nouvelle fois, ce sera un spectacle folklorique de danses et de défilés à la barre des présidents des groupes parlementaires, suivi d’une  litanie de discours et d’interventions individuels, d’où l’on ne retiendra que des mots et des formules de félicitations et d’encouragement à encore faire pire à l’endroit de leur invité du jour et de tous ceux qui l’accompagneront. Ce sera à nouveau  un spectacle de rites dignes des grands sorciers, obligés de se réunir et de  revenir sur les lieux de leurs crimes prendre quelque chose appartenant  à leurs victimes afin d’éviter le phénomène naturel de la loi du retour à l’envoyeur. Ce sera une nouvelle fois une belle opportunité offerte à tous les grands et célèbres griots qu’ils sont devenus, après avoir vendu leur âme au MCU et tourné le dos à leur parti politique comme l’UNDP, la CRPS, le RPR, et le Patrie pour ne citer que ces organisations politiques, et  avoir livré leurs électeurs à la merci des groupes armés, de chanter les merveilles sanguinaires et les prouesses  des GA en techniques de tueries des centrafricains, en application  de l’Accord de Khartoum.  C’est ce que ces députés – traîtres à la patrie feront demain, en faisant semblant comme tout  bon sorcier de parler au nom du peuple. Ils ne feront absolument rien qui puisse inquiéter le pouvoir de Bangui et ses complices qui s’appellent Siddiki, Darass et Al – Katim dont les éléments continuent de  tuer in dies singulos impunément, voler, violer, lever des impôts, racketter, incendier des villages, détruire des biens publics et privés et de contraindre  de milliers de familles à de permanents déplacements.

Mais, qu’ils soient à jamais  rassurés que le peuple centrafricain dont la dignité, l’honneur et la mémoire de ses martyrs sont piétinés tous les jours dans la boue de l’indignité, du déshonneur et de la profanation, n’est pas dupe et a déjà rendu sa sentence.  En 2021, il ne votera pour rien au monde pour eux. Il enverra voter en lieu et sa place ses morts et leurs fantômes.

Jean – Paul Naïba

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