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Centrafrique : le député Mapenzi et le ministre Djoubaye à Ndélé avec Abdoulaye Hissène pour la mise en place des organes de base du MCU

C’est l’image de cette journée dominicale du  05 mai 2019. L’image la plus honteuse, la plus triste et la plus douloureuse que le peuple centrafricain ait été obligé de voir de la part de ses dirigeants, depuis l’accession de la République centrafricaine à l’indépendance, le 13 août 1960. L’image de la honte la plus abjecte dans toutes ses dimensions d’absolu, la plus puante et la plus révoltante de toute son histoire !

Sur cette image, nous voyons le ministre des transports et de l’aviation civile, M. Arnaud Djoubaye Abazène, membre du Gouvernement Ngrébada2, M. Abdoulaye Hissène, seigneur de guerre, l’un des assassins et égorgeurs de la Séléka les plus patentés, un évadé activement recherché par le procureur général et sous sanctions des nations unies, et le 1er vice – président de l’assemblée nationale et député de Bimbo 2, M. Jean – Symphorien Mapenzi. Elle a été prise ce jour, à Ndélé, chef – lieu de la préfecture de la Bamingui – Bangoran, lors d’une mission d’implémentation et d’implantation des structures et organes de base du MCU, en vue des échéances électorales prochaines.

Elle est tout simplement symptomatique de l’avant et de l’après signature de l’Accord de Khartoum : Touadéra et son clan n’en ont cure du peuple centrafricain, de ses morts et martyrs dont il réclame à cor et cri  justice, des recommandations du Forum de Bangui et de la constitution du 30 mars 2016 sur laquelle il a solennellement prêté serment, au stade 20.000 places, devant la nation tout entière, l’histoire et toute  la communauté internationale. C’est qui l’intéresse, lui et les siens, c’est le pouvoir et tous les avantages matériels et financiers qu’ils en tirent.

C’est donc  pour sauver ce pouvoir qui lui échappait dangereusement des mains qu’il a été obligé de capituler à Khartoum, de reconnaitre la suprématie militaire des GA qui occupent plus de 85% du territoire national,  et de nommer leurs représentants à des hautes fonctions de l’Etat, civiles, militaires et politiques, en flagrante violation des dispositions de l’article 28 de la constitution. Quitte à pactiser avec eux, en liquidant la République et ses vaelurs fondamentales,  en  marchant royalement  sur nos cadavres et en profanant les sépultures de nos guerriers, de nos prêtres, et de  nos imams, dans l’optique de 2021.

Couvre – moi, je te couvre ! Frotte mon dos et je frotterai le tien !

Pour finir, lisez ce que l’on reproche à Abdoulaye Hissène avec lesquels s’affichent fièrement un ministre de la République et un élu de la nation, selon TheSentry.org dans Le Règne de la Terreur, un Business Florissant en République Centrafricaine Hissène à la fin de l’année 2015 : « Plusieurs collaborateurs proches d’Abdoulaye Hissène au moment des faits confirment qu’il a donné l’ordre à ses milices d’exécuter et de décapiter un jeune musulman de 17 ans à Bangui en septembre 2015, en faisant croire à un acte perpétré par les anti-Balaka.101 Cet acte sordide qui cible une fois de plus la communauté musulmane est une tactique convenue préalablement avec les anti-Balaka affiliés à Maxime Mokom pour déclencher les hostilités dans la capitale.102 Il a servi de détonateur pour qu’Abdoulaye Hissène soulève la colère des jeunes musulmans avec des discours d’incitation à la haine contre la communauté chrétienne, au nom d’une légitime défense. Quelques 200 litres d’essence ont été distribués le matin du 26 septembre 2015, avec des armes, des munitions, des grenades, des tenues militaires et du tramadol, une drogue qui retire toute inhibition et neutralise la peur. 103 Même si les meurtres ont été largement commis par de jeunes musulmans, des groupes anti-Balaka ont également participé aux exactions, en combattant tantôt aux côtés des musulmans tantôt contre eux. 104 Des brassards ont été distribués aux jeunes combattants musulmans, lesquels ignorent que les milices anti-Balaka dites chrétiennes ou animistes portent également ces mêmes insignes.105 L’opération s’est toutefois éteinte sans bouleversement politique, Abdoulaye Hissène n’ayant pas reçu le soutien de certains chefs de l’ex-Séléka. Dans une dernière tentative de coup de force, Abdoulaye Hissène a ordonné le 13 décembre 2015 de tirer sur les musulmans participant au référendum sur la nouvelle constitution.106 Ce jour-là, au moins cinq personnes sont tuées à l’arme lourde.107 Afin d’imposer son autorité et étouffer toutes velléités de résistance, il fait régner un climat de terreur et de répression dans le dernier quartier majoritairement musulman de Bangui, le Km5. Une victime, de confession musulmane et torturée par les milices d’Abdoulaye Hissène, a décrit les sévices corporels qu’il a subi après avoir tenté d’alerter les autorités gouvernementales sur les crimes d’Abdoulaye Certificat médical d’une victime agressée par les milices d’Hissène qui liste ses séquelles physiques. Le bilan médical fait état d’une dislocation de l’épaule, de contusions au thorax et à l’œil et d’une main cassée.108 Tandis que l’homme reçoit des soins intensifs, Abdoulaye Hissène fait d’autres victimes.109 »

La rédaction

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