Select your Top Menu from wp menus

CENTRAFRIQUE: « AFFAIRE MOUSSA FADOUL » OU LE TEMPS DE LA VÉRITÉ SUR LA MORT DU HAUT MAGISTRAT MODESTE MARTINEAU BRIA

Informé de ce braquage du mini bus appartenant à l’ONG internationale humanitaire DRC (Conseil danois pour les refugiés) intervenu le samedi 06 avril 2019 aux environs de 23 heures au niveau de la station d’essence Tradex dans le 3e arrondissement, le Premier ministre Firmin Ngrebada s’est rendu le dimanche 07 avril en début d’après-midi à l’Office central de répression du banditisme (OCRB) pour visiter les présumés auteurs de ce délit. Mais qui est l’acteur principal de cette opération mafieuse?
L’acteur principal de cette opération mafieuse n’est quelqu’un d’autre que l’ancien rebelle tchadien refugié en Centrafrique et devenu maire du 3e arrondissement de la capitale Bangui, M. Moussa Fadoul, par ailleurs un des cerveaux des terroristes et braqueurs du Km5. Il serait l’un des auteurs intellectuels et matériels du pillage de la société concessionnaire française CFAO le 29 mars 2013 à Bangui, avec M. Mahamat Taïb Yacoub, l’actuel ministre du Commerce et de l’industrie, M. Mouaoud Moussa Terab, actuel ministre des PME, de l’artisanat et du secteur informel, tous trois ex-rebelles tchadiens reconvertis mercenaires en Centrafrique;
-le magistrat hors hiérarchie Eric-Didier Tambo, procureur général près la Cour d’appel de Bangui, a une lourde responsabilité pour mener des investigations qui doivent remonter à la période du braquage et de l’assassinat de son collègue magistrat hors hiérarchie M. Modeste Martineau Bria, en novembre 2013. Selon des sources concordantes, ce haut magistrat avait été assassiné par l’adjoint du général soudanais séléka Moussa Assimé en présence de M. Hassan Barassoul Moussa, ancien porte-parole et chargé de mission particulier du général séléka Moussa Assimé;
-les mêmes sources indiquent que le défunt aurait identifié Moussa Fadoul et son petit-frère, le colonel Moussa Hassan Barassoul, porte-parole du général Moussa Assimé lors du braquage. C’était ainsi que les terroristes avaient jugé mieux de le tuer avant de prendre la voiture de Modeste Bria. Si Moussa Fadoul était resté caché au pk5, son petit-frère le colonel séléka Moussa Hassan Barassoul quant à lui avait fui pour aller au Soudan auprès du général ndjandjawid Moussa Assimé. De retour à Bangui, il a tout fait pour faire partie de la garde rapprochée d’Abdou-Karim Méckassoua qui l’avait nommé chef de bureau chargé de matériel à l’Assemblée nationale, pour se tirer d’affaire.
Auteur de plusieurs forfaits, en 2014, la Minusca avait perquisitionné la concession de Moussa Fadoul et a récupéré huit (08) véhicules volés. Dans son garage, il procédait la nuit aux modifications des données techniques sur les véhicules braqués. Il a un réseau au ministère des Transport qui lui produisait les cartes grises et autres papiers pour la l’immatriculation, la vente et l’exploitation des véhicules volés. Il avait, pour lui seul:
-plus de 20 pick-up qu’il mettait en location à l’ONG Solidarités et autres ONG et organismes internationaux;
-plus de 10 camions loués par PAM pour le transport des produits alimentaires et non vivriers. Tous ces véhicules sont les biens mal acquis.
Toujours selon les sources, lorsque les ONG humanitaires achètent des voitures pour les utiliser, Moussa Fadoul mettait ses réseaux en marche pour braquer ces véhicules et les récupérer. Il a des oiseaux terribles à Bangui et en provinces avec les sélékas.
Pour se couvrir, en 2017, lui et ses hommes ont pris en otage le bureau du Comité local de paix et de réconciliation du Km5. Composé de 7 membres, la plupart des membres du bureau de ce comité sont issus des groupes armés du Km5 dont: le représentant des jeunes, Nourou Amadou alias général Tola, issu des groupes armés, le 3e adjoint au médiateur Mahamat Djora alias LT, issu du groupe armé, le représentant des autorités traditionnelles et coutumières Fadoul; le médiateur coordonnateur local Hassan Barassoul Moussa, colonel séléka, ancien porte-parole et chargé de mission du chef rebelle séléka, le général ndjandjawid soudanais Moussa Assimé.
Cette situation est contraire au document général qui souligne que pour être éligible comme membre d’un Comité local de paix et de réconciliation, le candidat «Ne doit pas être associé aux crimes de sang ainsi qu’aux viols, vols, pillages et destructions des biens privés et publics lors des conflits survenus dans le pays depuis l’année 2002 », «Ne doit pas être associé aux actes de discrimination de nature ethnique que régionale, confessionnelle ou basé sur le genre».
Pour élever leur voix, les populations du Km5 par le biais du Collectif des musulmans pour la paix avaient tenu une réunion et dénoncé cette hérésie, sans succès.
Comme le criminel revient toujours sur son lieu de son crime, l’ombre de feu magistrat Modeste Martineau Bria plane sur ses assassins qui se la coulent douce au Km5: les Moussa notamment Moussa Assimé, Moussa Fadoul et Moussa Hassabarassoul. Les Centrafricains veulent savoir la vérité sur l’assassinat de Feu Modeste Bria. Malgré qu’il avait abandonné le véhicule aux terroristes, il n’a pu échapper à leur acte terroriste. Pourquoi a-t-il donc été assassiné?
D’autres sources révèlent que les noms des terroristes assassins circulaient lors de la rencontre d’Addis Abeba de mars dernier notamment Moussa Fadoul, Moussa Hassabarassoul et autres terroristes pour des postes de ministre. Ce Moussa Fadoul a donc failli être ministre dans le décret du 22 mars 2019 ! C’est l’âme de Bria qui a fait échec à la prétention de Moussa Fadoul d’être nommé ministre jusqu’à l’exposer à la honteuse situation qu’il vit depuis le 06 avril dernier. Comme quoi, les morts ne sont pas morts. Mais combien de ministres du gouvernement actuel devaient être en prison comme Moussa Fadoul et autres, au lieu d’être au Palais et à la Primature?
Vive la République mathématiquement bananière de Touadéra qui transforme des criminels impénitents en ministres qu’il paie par ailleurs avec l’argent de la sueur de leurs victimes.
Affaire à suivre.
Moussa Ango-Brotto et Damoclès Diriwo
Source: MEDIAS+

Related posts

Laisser un commentaire