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RCA: UN JEUNE DE 17 ANS TITULAIRE DU BACCALAURÉAT DE L’ANNÉE 2017 ET QUI SE TROUVE À L’EXTÉRIEUR EST INTÉGRÉ COMME FONCTIONNAIRE AU MINISTÈRE DES FINANCES ET DU BUDGET !

C’est la grande révélation faite par l’association dénommée « Organisation des Demandeurs d’Emploi et des Eternels Stagiaires », qui se bat pour la défense du principe d’égalité des chances devant l’emploi en Centrafrique, au cours d’une conférence de presse qu’il a organisée à la Bourse du travail à Bangui le samedi 29 décembre 2018, en réaction contre les agissements du gouvernement sur le respect des engagements liés au processus d’intégration dans la Fonction publique centrafricaine sur la base de l’équité et de la justice.
Prenant la parole pour son propos liminaire, le président de l’Organisation, M. Dieudonné Alex Koang, a souhaité une heureuse année aux professionnels des médias venus à cette conférence de presse pour leur soutien à ce combat pour la défense du principe d’égalité des chances devant l’emploi dans ce pays qui traverse une période très sombre de son histoire. Ce principe sacré est contenu dans la constitution centrafricaine.
Selon lui, l’adage qui dit qu’«on connait les vrais amis aux moments des malheurs» doit se faire valoir de nos jours pour essayer d’enrayer les problèmes liés au quotidien des jeunes. Pour lui, en effet, point n’est besoin de rappeler que l’intégration dans la Fonction publique de cette année 2018 a été faite dans la plus grande opacité et en violation des lois et règlements de la République, sans respect des critères justes, légaux et équitables.
« Le gouvernement du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a intégré les jeunes centrafricains sur des critères tribalistes, népotistes, clientélistes et partisans, à l’exemple de plusieurs jeunes qui n’ont jamais effectués un stage et qui ne sont pas des professionnels, mais qui sont intégrés en lieu et place des éternels stagiaires dont certains ont totalisé plus de dix ans », a-t-il martelé.
Plus grave encore, un jeune de 17 ans titulaire de baccalauréat de l’année 2017 et qui se trouve à l’extérieur a été intégré comme Fonctionnaire au ministère des Finances et du budget
, selon ses propres termes.

Ces exemples énumérés, montrent à suffisance que le concept de « rupture » annoncé par les autorités en place, n’est qu’un vain mot. L’Organisation est donc déterminée à lutter contre vents et marrés pour que le principe d’égalité des chances devant l’emploi soit respecté par les gouvernants dans l’intérêt de la justice sociale. En effet, face à cette injustice, l’organisation a mené plusieurs démarches auprès des institutions de la République comme la Haute autorité de la bonne gouvernance, le Conseil national de médiation, l’Assemblée Nationale.
Pour clore ses propos, le président a affirmé que la Haute autorité chargée de la bonne gouvernance n’a pas effectué sa mission à cause des multiples entraves que le gouvernement a érigées. Quant à l’Assemblée nationale à travers son Premier-vice président, elle a choisi plutôt de jouer aux bons offices entre le gouvernement et l’organisation, par des promesses du genre:
-prendre une partie par remplacement numérique qui est en cours;
-et le reste par une intégration de masse en 2019, pour corriger cette injustice.
Ces promesses n’ont pas encore vu le jour mais étant donné que l’Organisation est un groupe de croyants, il y a espoir que ces promesses se réalisent afin d’apaiser la tension sociale.
Pour Mme Zita Radegonde Selechina, la RCA reste un pays de droit. Par conséquent, les autorités centrafricaines doivent être des modèles dans l’exercice de leurs fonctions. Cette prise de conscience professionnelle permettra de réduire les soulèvements au sein des populations. Il s’agit de tourner le dos aux vieilles habitudes qui frustrent les plus démunis. La chance doit être donnée à tous les jeunes car chacun cherche à vivre aisément.
Le fameux concept de «rupture» doit être appliqué à tous les niveaux de la vie publique pour donner un sens à la notion de bonne gouvernance dans ce pays qui continue de tirer le diable par la queue non par manque de moyens, mais à cause de la mauvaise gestion de la chose publique, a-t-elle dit en conclusion.

Jacques Emmanuel Ngue Source : Médias+

Nota Bene : No comment !

 

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