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PLUS DE 100 CHARS DE COMBAT QUITTENT LE TCHAD A DESTINATION DE LA RCA

En affirmant dans sa précédente édition que «Le plan de destitution de Touadéra se précise: le président français Emmanuel Macron chez Déby, le ‘’Napoléon Bonaparte de l’Afrique centrale’’», nous ne croyions pas si bien dire. Les choses semblent s’accélérer après et plusieurs médias même occidentaux en parlent sans prendre des gants pour dire tout haut et avec grande gueule ce que les autorités centrafricaines n’osent pas dire à voix basse.
Des chars en route du Tchad vers la RCA
En effet, selon les informations diffusées par la Voix de l’Amérique (VOA) ce dimanche 24 décembre à 13h, le passage du président français Emmanuel Macron au Tchad n’est pas un fait du hasard. A nous en tenir au contenu des pertinentes analyses faites par l’un des géants de la radiodiffusion du monde, on peut affirmer avec une faible marge d’erreur que la visite de Macron à Ndjaména aurait permis de peaufiner le nouvel agenda de la France en Afrique centrale, avec comme objectif premier et immédiat: la déstabilisation de la RCA par le renversement du président Faustin-Archange Touadéra par la force des armes.
C’est ainsi que l’on a appris que quelques minutes seulement après le départ d’Emmanuel Macron du Tchad, une centaine de chars a quitté le Tchad pour la frontière RCA. Aucune autorité centrafricaine ne peut affirmer que ces chars blindés sont mis à la disposition du gouvernement centrafricain pour l’usage de son armée. La France avec les Etats-Unis d’Amériques continuant à bloquer la livraison des armes don de la Chine et de la Russie à la RCA, on ne peut dire que ce qui est en route à destination de la RCA est un cadeau de Noël de la France à la RCA.
Ces chars et tout ce qu’ils contiennent comme passagers et matériels/équipements militaires sont plutôt un cadeau empoisonné car destiné à renforcer les capacités de mobilité et d’opérationnalité des groupes armés montés par le Tchad d’Idriss Déby Itno qui, lui, joue le jeu de la France dans le seul but de sauver son propre fauteuil vacillant et non pour lutter contre le terrorisme représenté par Boko Haram (alors que Déby est lui-même un super terroriste), avec des arriérés de salaires astronomiques et les mouvements de rébellion déclarés contre son pouvoir dans plusieurs régions du Tchad.
UNE VISITE CLAIRE-OBSCURE
Arrivé le samedi 22 décembre dernier dans la capitale tchadienne pour une première visite de quarante-huit heures, le président de la France néocolonialiste et terroriste Emmanuel Macron a été accueilli à sa descente d’avion en grande pompe et délectation par son homologue tchadien Idriss Deby Itno que Macron a surnommé par pure tactique politicienne «le Napoléon Bonaparte de l’Afrique centrale» (sic). Un blasphème suprême qu’aucun Français digne de ce nom ne peut tolérer, Déby étant loin d’être l’égal de Napoléon Bonaparte. Mme Florence Parly, ci-devant ministre française des Armées, plusieurs officiers militaires et une trentaine de journalistes ont accompagné le numéro 1 français dans sa visite.
La seule chose qui est claire dans cette visite de Macron en trois étapes est sa rencontre du dimanche 23 décembre matin avec les femmes leaders du Tchad avec qui il s’est entretenu sur le thème de l’implication des femmes dans le développement, rencontre qui a eu lieu à la Maison de la Femme, construite et offerte par la Chine, cette Chine dont Macron refuse l’aide militaire en faveur de la Centrafrique, pour se faciliter la tâche.
Mais deux choses ne sont pas claires. Il s’agit d’abord du tête-à-tête entre Macron et Déby au Palais présidentiel tchadien. Rien n’a officiellement filtré du contenu de l’entretien des deux personnalités, sinon que les mêmes termes des reportages politiquement corrects faits par les médias d’Etat et ceux proches du pouvoir, du genre: « les deux personnalités ont passé en revue l’état de la coopération entre leurs deux pays respectifs et se sont félicités des excellentes relations de coopération et d’amitié qui existent fort heureusement entre les deux pays et leurs dirigeants », «les deux chefs d’Etat ont eu une convergence de vues sur plusieurs sujets d’actualité nationale et internationale et notamment le terrorisme de Boko Haram auquel fait face le Tchad, la situation en Centrafrique pays voisin en proie à l’instabilité depuis des années », « ils ont décidé de renforcer et d’améliorer la coopération déjà existante dans l’intérêt bien compris des deux peuples et Etats, la République Française et la République du Tchad… », etc. Et la messe est dite.
Cependant, de gentilles indiscrétions proches de Ndjamena et analogues à celles du Vatican indiquent que la crise centrafricaine et l’influence croissante de Moscou en RCA a été au cœur des échanges entre Macron et Déby, lesquels auraient décidé de sceller définitivement le sort du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra qu’ils auraient même qualifié de «têtu» (sic), de «mauvais perdant», voire d’«orgueilleux» (resic). Et le modus operandi du renversement de Touadéra aurait même fait l’objet d’intenses échanges entre les deux personnalités du Corrèze et du Chari.
Toujours d’après ces gentilles indiscrétions, au cours de leur entretien, Déby aurait répété plusieurs fois à Macron: «Pour ça, laissez-moi faire». Confirmant certainement l’expérience qu’il a en matière de changement de régimes en Centrafrique: celui d’Ange-Félix Patassé en mars 2003, celui du général d’opérette François Bozizé Yangouvonda en mars 2013, et celui du chef séléka Michel Djotodia Am-Nondroko en janvier 2014. Y a-t-il jamais 3 sans 4? Telle est la question que minimise malheureusement le camp Touadéra.
Qui plus est, le président Macron a partagé le samedi 23 le traditionnel repas de Noël français avec ses compatriotes de l’opération militaire Barkhane stationnée à Ndjamena. A cette occasion, il aurait félicité ses troupes de l’excellente qualité de leurs prestations et les a exhorté à continuer dans cette voie, car «de missions nouvelles et importantes leur seront bientôt confiées par leur hiérarchie, et la grandeur de la France doit être préservée» (sic). De quelles missions s’agit-il? Allons-y voir.
Après leur tête à tête, les deux chefs d’Etat ont eu le dimanche 23 une séance de travail à laquelle ont pris part les membres de chacune de leurs délégations sur la coopération économique entre les deux pays et la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. C’est à cette occasion que les annonces officielles d’aide financière de la France en faveur du Tchad ont été faites, notamment les 40 millions d’euros (soit environ VINGT-SIX MILLIARDS DEUX CENT MILLIONS -26.200.000.000- de FCFA) qui sont versés par la France à Idriss Déby Itno, officiellement pour payer les fonctionnaires tchadiens qui accusent plusieurs mois d’arriérés de salaires, mais officieusement une partie de cette manne serait destinée à alimenter les groupes armés ex sélékas pour mettre fin au régime de Touadéra. Le plan est déjà en marche et cette aide financière serait l’avant dernière étape, révèlent des sources. Et ceci expliquant cela, ce n’est pas pour rien que le président Macron s’est fait accompagner par sa ministre des Armées, Florence Parly, laquelle a séjourné à Bangui il y a deux semaines seulement. Comprenne qui pourra.
Macron devenu Père Noël au Tchad au moment où tous les Etats et institutions internationales refusent d’aider financièrement ce pays à cause de sa dictature, son déni de démocratie et sa mauvaise gouvernance militante? Cela est suspect.
DEBUT D’EXÉCUTION DU PLAN DE DESTITUTION
Mais la suspicion n’est plus de mise depuis que l’information est connue des milieux politiques, administratifs et des chefferies traditionnelles du Sud et de l’Ouest du Tchad: une centaine de chars est prépositionnée le lundi 24 décembre à la frontière Tchad-RCA en direction de la Centrafrique pour livrer hommes et matériel aux groupes armés ex séléka. «Ces chars n’entreront en action que si les troupes russes participent aux combats aux côtés des FACA», révèle une source tchadienne sous couvert de l’anonymat.
On le voit, Macron tient mordicus à renverser Touadéra sans tarder. De la sorte, tous les actes posés par les représentants de la France en Centrafrique tels que la dotation de 1000 armes de guerre, les prêts et dons financiers par-ci par-là, ne sont que des manœuvres dolosives de la France pour endormir les Centrafricains et leurs autorités afin de jouer à l’innocent le moment venu. Et le nouveau chef de la Minusca ne viendra que pour constater les dégâts et jouer au pompier missionné pour effacer les traces du sinistre.
Rappelons-nous du Rwanda de 1994. Aucun rapport de l’Onu sur le drame n’est produit jusqu’à ce jour. Et Macron de récupérer les autorités tchadiennes et en confiant à leur ressortissante le poste stratégique et prestigieux de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) afin que le Rwanda lâche à son tour Touadéra. Le marché est conclu depuis longtemps.
Affaire à suivre.
Jean Bedel Dinga-Kpilè, MEDIAS+

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