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« Affaire Henri Marie Dondra » : les Antibalaka décidés à mettre en exécution leur menace

Les nouvelles du pays en provenance des états – major des différents mouvements des Antibalaka, au lendemain de l’arrestation de leur coordonnateur général, Patrice Edouard Ngaïssona, à Paris le 12 décembre dernier suite à un mandat d’arrêt international délivré par la CPI et à la demande des autorités centrafricaines, selon des sources policières françaises, n’étaient pas du tout bonnes.

Même si, informé du mécontentement créé à cet effet dans leur rang, en réaction à cette arrestation qu’ils ont qualifiée d’un grand complot et d’un acte de haute trahison, le président Touadéra a cru bien faire en recevant deux (2) de leurs principaux lieutenants, en la personne de M. Thierry Lébéné alias 12 puissances et de M. Sébastien Wénézoui et le bureau politique du PCUD, et en leur distribuant des enveloppes bien garnies, les tensions ne sont pas pour autant baissées.

Bien au contraire, la colère ne cesse de gronder depuis lors de toutes parts  et le cercle des irréductibles et des plus fidèles parmi les plus fidèles, s’est plutôt élargi par l’arrivée dans la capitale et dans les quartiers nord réputés des foyers de contestations de tous les régimes, des redoutables guerriers venus de Nana – Bakassa, Batangafo, Bouca, Grimari et même Bangassou.

Pour cette minorité à laquelle se seraient joints des éléments des forces armées centrafricaines, formellement identifiés comme étant ceux qui étaient responsables de l’attaque et de la bataille de Bangui du 5 au 8 décembre 2013, au plus fort moment du règne de la terreur de la Séléka, seules de nouvelles attaques spectaculaires pourraient contraindre les uns et les autres à  mettre de l’eau dans leur vin et à renoncer à la mise en œuvre de leur funeste plan d’élimination physique et systématique de tous les Antibalaka.

De ce macabre projet, le journal « La Voix des Sans – Vois » en avait parlé dans l’une de ses dernières parutions. Mais tous avaient balayé ces informations d’un revers de la main, si pour la majorité  elles n’étaient pas qualifiées purement et simplement  de « Fake News ».

Mais, avec la tentative du braquage du véhicule du ministre des finances et du budget, M. Henri Marie Dondra, l’une des figures emblématiques du régime de Touadéra, le vendredi dernier à Ngaragba par quatre (4) hommes armés, qui s’est soldé à Foûh par une course – poursuite et la mort d’un des braqueurs, connu comme étant l’un des chauffeurs de Ngaïssona, cette fois – ci, il y a de quoi à ce que les plus hautes autorités de la République puissent enfin se réveiller de leur longue nuit de sommeil et se résolvent à prendre toutes leurs dispositions afin de parer à toute éventualité d’enlèvement.

La rédaction

 

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