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Le GTSC exige le retrait des contingents marocains, pakistanais, mauritaniens et bangladeshi de la Minusca

Au lendemain du renouvellement du mandat de la Minusca jusqu’au 15 novembre 2019, la société civile a élevé le ton.

Elle a exigé de la Mission onusienne le retrait de certains contingents et du Gouvernement la mise en place des initiatives pour le retour à la normale dans le pays.

Vendredi 14 décembre, au cours d’une conférence de presse à Bangui, les organisations de la société civile ont fustigé l’inefficacité de certains contingents de la Minusca.

Pour les leaders de ces organisations de la société civile, de nombreux soldats de la Minusca n’ont pas favorablement répondu aux aspirations du peuple centrafricain depuis le lancement de leur mission en 2014. Malgré leur présence sur le terrain, les groupes armés ont multiplié les exactions et le pays est toujours en proie à l’insécurité.

« Nous avons quatre contingents qui ne doivent plus faire partie de la Minusca : les Marocains, les Mauritaniens, les Bangladeshi et les Pakistanais », a martelé Gervais Lakosso, Coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), brandissant le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies. Mr Lakosso a estimé que le peuple a beaucoup souffert, les soldats de la paix doivent passer de parole à des actions fortes.

« Les forces de la Minusca sont ouvertes aux pays amis de la RCA qui en ont manifesté le vœu ». Que « des poursuites judiciaires soient entamées contre les supérieurs hiérarchiques des contingents dont les forces ont été complices ».  

Ces organisations ont plaidé pour la levée de l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine pour permettre aux Forces Armées Centrafricaines d’être opérationnelles. « Cet embargo ne répond à aucune logique et aujourd’hui nous demandons sa levée immédiate et sans condition parce que les raisons qu’on donne ne tiennent plus », a indiqué Gervais Lakosso.

Les organisations de la société civile ont souhaité que le Gouvernement mette en place des initiatives pour favoriser le retour de la paix dans le pays.

« Où est l’initiative nationale de rétablissement de la paix et la réconciliation ?

Où sont les belles promesses que les gens ont faites dans leur profession de foi et qui les ont portés à la tête du pays ?

Nous voulons que les autorités se manifestent », a conclu Gervais Lakosso.

Jeudi 13 décembre, les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont adopté la résolution 2448 pour renouveler jusqu’au 15 novembre 2019, le mandat de la Minusca.

 

RNL

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