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Touadéra et Sarandji boycottent à leur tour le Pèlerinage de Ngoukomba

L’une des particularités du pèlerinage de Ngoukomba qui s’est déroulé du 6 au 8 décembre 2018, restera incontestablement, entre autres, le boycott de cette grande assemblée annuelle de tous les chrétiens catholiques, par le président Touadéra et son premier ministre Sarandji.

En effet, comme nous l’avons déjà annoncé dans notre dernière parution, prétextant prendre part à un important rendez – vous à Malabo, le mathématicien de Boy – Rabé a cru bon désigner le locataire de la Tour de Pétroca de prendre part à cette rencontre en lieu et sa place, en sa qualité de troisième personnalité de la République. Celui – ci, contre toute attente, refuse poliment d’exécuter l’ordre reçu de son supérieur hiérarchique le plus immédiat et instruit à son tour le ministre Djono Ahaba de le représenter. Ce dernier sera assisté, lors de cette importante cérémonie religieuse, par son collègue en charge de la sécurité publique et de l’administration du territoire, M. Linguissara – Wanzet.

Même s’il a été noté à Ngoukomba la présence très remarquée de Mme Brigitte Touadéra, première Dame, qui d’ailleurs au regard des dispositions constitutionnelles et protocolaires n’assument aucune fonction au nom de l’Etat, il ne fait désormais aucun doute que le refus des deux (2) têtes de l’exécutif de prendre part à cette grande rencontre n’est ni plus ni moins que leur deuxième réaction, en l’espace d’une semaine, à l’appel patriotique et spirituel de tous les évêques, lancé à tous les chrétiens et tous les soldats du Christ, et  leur demandant de consacrer la journée des festivités du 1er décembre 2018 au jeûne et à la prière, en mémoire de toutes les victimes des dernières violences intervenues à Batangafo, Bambari, Berbérati, Alindao, Bangui et ailleurs.

Une nouvelle réaction qui fait suite à la première caractérisée par une sortie médiatique fort remarquée et  des propos blasphématoires tenus par le premier ministre Sarandji à l’endroit du Cardinal Dieudonné, dans une bande sonore largement diffusée sur les ondes de la radio nationale, à la veille du 1er décembre 2018 et dans laquelle il a traité l’homme de Dieu de menteur.

Cette attitude de réponse du berger à la bergère et de dent pour dent et œil pour œil, ne peut que faire dire à plus d’observateurs avertis de la vie politique centrafricaine et à plus de professionnels des médias que désormais la crise est ouverte entre les autorités légales et légitimes et  la toute puissante Eglise Catholique Centrafricaine, à travers son autorité morale la plus hiérarchisée qui est le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga.

Mais, jusques à quand Touadéra et Sarandji fuiront – ils l’homme de Dieu et continueront – ils d’abuser de la patience et de la confiance de tout un peuple ?

Jean – Paul Naïba

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