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Boycott des festivités du 1er décembre : un véritable succès, selon Ferdinand Alexandre N’guendet du RPR

Le lundi 26 novembre 2018 les partis politiques de l’opposition démocratique ainsi que les organisations de la société civile prenaient une décision courageuse demandant à leurs militants et à toutes les personnes de bonne volonté de s’abstenir de prendre part aux festivités du 1er décembre 2018 pour plutôt consacrer cette journée au recueillement en mémoire des victimes des massacres de masse.

Aussi, le Rassemblement Pour la République (RPR) se félicite de la prise de position analogue du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), membre de la majorité présidentielle, du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), du Chemin de l’Espérance et du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN).

Force est de constater que ce mot d’ordre de la CECA, des partis politiques indistinctement de l’opposition et de la majorité présidentielle et de la société civile a été très largement suivi par les compatriotes épris de paix et de concorde nationale.

En revanche, ce qu’il nous faut également avouer ici, c’est que la psychose régnait en maître au sein des plus hautes autorités de Bangui, d’après le témoignage édifiant d’un éminent membre du gouvernement. Pour preuve, depuis hier (vendredi 30 novembre 2018) 21h un dispositif musclé des forces de défense et de sécurité a pris position devant ma résidence et celles de certains leaders d’opinion et ce jusqu’à aujourd’hui 17h, alors que rien ne justifiait une telle débauche d’énergie, un tel déploiement militaro-sécuritaire, si ce n’est la paranoïa.

Par ailleurs, il convient aussi de signaler que les quelques compatriotes qui ont dû, malgré eux, prendre part à ces festivités ne l’ont fait que contre une rétribution financière. En effet, difficile de cracher sur l’argent dans la Centrafrique actuelle où l’argent se fait aussi rare que la sécurité.

En définitive, à regarder de très près, nous avons plus assisté à une parade militaire contrairement à la tradition des années précédentes depuis 1958 qui veut que cet événement soit plus populaire et marquée par un maximum de défilés de civils.

Mes chers compatriotes, cette interpellation n’est ni vaine, ni gratuite. Car l’heure est extrêmement grave. En effet, nous vivons à une époque où les plus hautes autorités politiques du pays, ivres d’un pouvoir despotique, n’ont plus aucun égard ou une espèce de respect envers les autorités morales. En témoigne la récente et violente charge aux propos profondément injurieux du Premier Ministre, Simplice Mathieu Sarandji, contre la haute autorité morale qu’est Son Éminence le Cardinal Dieudonné Nzapalainga.

C’est donc à dessein que nous avons programmé en début de cette semaine à venir une grande réunion conviant une large plateforme de partis politiques et d’organisation de la société civile, qui se bousculent déjà au portillon, pour décider de l’avenir de notre pays.

Chers compatriotes, à n’en pas douter cette journée du 1er décembre 2018 est une grande victoire pour le peuple centrafricain dont la témérité a une fois de plus été renforcée et récompensée.

Aussi dans le cadre de cette grande coalition qui se concocte, fruit indéniable de cette journée historique, nous appelons les autres partis politiques de toute obédience et les organisations de la société civile de toute tendance à nous rejoindre dans cette nouvelle dynamique amorcée par le souverain primaire.

Politiquement parlant, la tenue imminente du Dialogue Politique Inclusif avec toutes les forces vives de la Nation, si l’on s’en tient à la Feuille de Route de l’UA, demeure la seule issue de sortie de crise pour le retour effectif et définitif de la paix et de la concorde nationale sur l’ensemble du territoire centrafricain.

Cette journée historique qui nous a tous galvanisé est le premier jour de la fin de la souffrance du peuple Centrafricain.

Centrafricaines, Centrafricains l’engagement est pris: plus rien ne sera comme avant! Ça suffit comme ça!

Vive la République Centrafricaine, Une et Indivisible.
Vive le peuple centrafricain uni dans sa diversité.

Ferdinand Alexandre N’guendet, ancien Chef d’État de Transition par interim, Président-Fondateur du RPR.

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