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Garoua – Boulaï : les vraies raisons de la mission effectuée par Mme Koyara

Il y a quelques jours, Mme Marie Noëlle Koyara en sa qualité de ministre de la défense nationale et de la reconstruction de l’armée, et M. Flavien Mbata, ci – devant ministre de la justice et garde des sceaux, ont effectué une mission à Garoua – Boulaï, en terre camerounaise et sise à la frontière avec la République centrafricaine.

Selon des informations dignes de  foi en notre possession, le but de cette importante mission est double : échanger avec les autorités camerounaises et locales sur les questions de sécurité transfrontalière entre les deux pays et la situation des réfugiés centrafricains.

A  cet effet, les deux membres du gouvernement centrafricain étaient accompagnés par l’ambassadeur de la République centrafricaine près la République du Cameroun, M. Béti Marace, du colonel Alfred Service et une armada de journalistes. La partie camerounaise, quant à elle, était représentée par le gouverneur de la région et représentant personnel du ministre délégué à la présidence en charge de la défense, l’ambassadeur du Cameroun en Centrafrique avec résidence à Bangui, le procureur général et le sous – préfet de la circonscription.

Comme nous l’avons souligné un peu plus haut déjà, l’ordre du jour de cette rencontre portait essentiellement sur l’état de la sécurité à la frontière entre les deux Etats, la circulation des biens et des personnes, la coopération judiciaire et les recommandations. Les travaux de cette rencontre se sont soldés par la publication d’un communiqué final, signé le 13 septembre 2018, du côté centrafricain par Mme Marie Noëlle Koyara et par le gouverneur de la région de Garoua – Boulaï, au nom du  Cameroun.

Tel a été de manière officielle le compte – rendu fidèle de cette importante mission d’Etat, placée sous la conduite du ministre centrafricain de la défense et de son collègue de la justice et garde des sceaux.

En réalité et selon des sources indépendantes très proches du ministère de la défense nationale et de l’état – major des forces armées centrafricaines, cette mission telle que développée ci – dessus n’a rien d’officiel, si ce n’est que par la composition de sa délégation. Elle serait plutôt une mission de villégiature à des fins éminemment personnelles sur le dos de la République et avec les moyens de l’Etat, du ministère de la défense et de l’armée centrafricaine.

A ce sujet, ces sources affirment que Mme Koyara se serait tout simplement rendue dans cette belle ville de Garoua – Boulaï pour acheter des biens personnels, à savoir des marchandises et mieux de la boisson étrangère dont elle serait un gros fournisseur dans le pays. Pour ce faire, et comme l’on est depuis le 30 mars 2016 dans une République où règnent la déchéance morale, l’inculture politique, la course effrénée à l’enrichissement, l’avilissement de toute fonction publique et ministérielle, l’incivisme outrancier et le non – respect pour le bien public, elle a astucieusement maquillé ce voyage d’affaires en une mission officielle.

Par conséquent, des moyens de l’Etat pour conduire une mission de telle importance ont été mis à sa disposition : des frais de missions, une caisse d’avance, des carburants, des véhicules, des militaires et des véhicules d’opérations. En un mot, toute une délégation de son cabinet au ministère de la défense et de l’état – major avec des moyens militaires et du personnel armé. Une première dans l’histoire de la République centrafricaine, depuis l’indépendance à ce jour !

A l’arrivée, elle a été reçue par un petit gouverneur de région qui, au Cameroun, assume les mêmes fonctions dévolues à un préfet en République centrafricaine pour traiter de la situation des réfugiés qui relève plutôt du ressort et de la compétence de Mme Mbaïkoua, et aborder l’épineux dossier de la sécurité transfrontalière et de coopération militaire dont la responsabilité en la matière, au regard des dispositions constitutionnelles, ne peut qu’incomber à Bangui et Yaoundé, et ce, entre des ministres.

Nous sommes là – et les mots ne sont pas plus forts pour le dire – non seulement devant le summum de l’aberration, le comble de la honte et le nec plus ultra de la perte de la noblesse de la fonction ministérielle dans ce pays et mais surtout   la consécration ou plus exactement la légalisation de la disparition  de l’autorité de l’Etat centrafricain dans le concert des nations. L’on peut être pauvre, mais avoir le courage de ne jamais accepter de perdre à n’importe quel prix son honneur et sa dignité. Ce qui est vrai pour tout homme dont les vibrations intuitives ne sont pas encore corrompues, l’est aussi pour tout Etat qui se respecte, qui respecte son peuple et qui le fait respecter.

Or en agissant ainsi, Mme Koyara, guidée par la recherche permanente des gains faciles et la cupidité, vient de déshonorer la fonction qu’elle est appelée à assumer, d’avilir la République  et de porter une atteinte grave à la dignité du peuple centrafricain.

Au président Touadéra qui a été élu par ce peuple et qui est le garant de cette République, jetée de cette manière en pâture, d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent avant qu’il ne soit trop tard.

La rédaction

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