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Affaire « Lobaye Invest Sarlu » : enfin les raisons de la présence des Russes en Centrafrique révélées au grand jour

Souvenez – vous !
La Lettre du Continent avait jeté les pieds dans la mare en annonçant non seulement des contacts pris avec de puissants oligarques russes jugés trop proches de Poutine, mais surtout des signatures des contrats ou plus exactement des engagements clairement consentis par le mathématicien de Boy – Rabé, au nom du peuple centrafricain, dans le domaine minier. C’était en septembre 2017 au lendemain de la visite du président Touadéra à Sotchi où cours de laquelle il avait rencontré et échangé avec le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Les lanceurs d’alerte, les professionnels des médias et des observateurs avertis de la vie politique centrafricaine s’en étaient immédiatement saisis et avaient demandé des explications à la présidence de la République et au gouvernement, d’une part, et à l’assemblée nationale,  d’autre part, conformément aux dispositions de l’article 60 de la constitution du 30 mars 2016 sur laquelle Touadéra a prêté serment.
Ces réactions légitimes et citoyennes, en vertu du principe de redevabilité  en vigueur dans toute société démocratique faisant formellement obligation  aux autorités légales et légitimes de rendre compte de leur gestion et des engagements pris dans l’exercice de leurs fonctions, à leur peuple et électeurs,  n’ont jamais eu de réponses précises, si ce n’était que des propos pleins de menace et de mépris prononcés avec désintérêt.
 Pis, comme pour narguer le peuple et lui faire croire que de telles combines n’ont jamais existé, le ministre d’état à la présidence de la République, M. Firmin Ngrébada, ci – devant directeur de cabinet, n’avait pas hésité à avoir l’outrecuidance d’exiger à ces lanceurs d’alerte et à ces professionnels des médias qui avaient fait de cette affaire leurs choux gras, de présenter des éléments de preuve devant attester de manière irréfragable l’existence de ces contrats. Pour rappel des faits, à ce sujet précis, le journal en ligne « La Voix des Sans – Voix » l’avait invité à se prononcer publiquement sur les raisons ayant sous – tendu à la création des sociétés – écrans dénommées  « Sewa Security » et « Lobaye Invest », en République centrafricaine. L’ancien étudiant de feu Marcel Météfara et de François Nanaré alias Führer gardera le silence jusqu’à ce jour, comme à l’époque où il était difficile à ceux qui n’avaient pas lu leurs cours la veille, de lever la tête,  d’ouvrir la bouche, et de participer effectivement aux séances des TD.
Fort heureusement, comme dit l’adage « 99 jours pour le voleur et un jour pour le grand patron », les éléments de preuve commencent à pleuvoir de toutes parts. Désormais, il n’y a plus aucun doute : Touadéra, Ngrébada et leur cher aîné Sarandji ont vendu et bradé une bonne partie de nos ressources minières aux Russes du Groupe Wagner, contre d’importantes rétro – commissions et sans contrepartie pour le peuple centrafricain, les populations riveraines et les générations à venir.
C’est ce que révèle la lecture du décret 18.121 du 2 juin 2018 portant attribution d’un permis de recherche à la société Lobaye Invest Sarlu et de l’arrêté n°076 du 25 juillet 2018 portant attribution d’une autorisation de reconnaissance minière à la même société. Et ce, en violation des dispositions de l’article 60 de la constitution du 30 mars 2016. Pour ce faire, c’est – à – dire pour  assouvir leurs intérêts égoïstes, personnels, catégoriels et étrangers à ceux de la République et du peuple centrafricain, ils ont préféré consulter le bureau de l’assemblée nationale pour avis plutôt que de recueillir l’autorisation de l’assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources minières ainsi que des conventions financières.
A cette allure et ce rythme de bradage des ressources de la République centrafricaine, et devant la démission de toutes les forces vives de la nation,  le peuple  centrafricain, abandonné à son triste sort comme un piroguier dans une pirogue et sans pagaie,  court le grand risque d’être expulsé un jour de sa  propre terre par des Russes et des Chinois, parce que celle – ci a déjà  été  vendue par Touadéra, Ngrébada et leur cher aîné Sarandji qui se seraient entretemps évaporés dans la nature.

Jean – Paul Naïba

 

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