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Affaire « Ousman Mahamat Ousman » : les pillards des pierres précieuses sont du côté de la présidence de la République, selon le FPRC

FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE
BUREAU EXECUTIF NATIONAL
PRESIDENCE
N° 0055/FPRC/BEN018
République Centrafricaine
Unité – Dignité – Travail

#COMMUNIQUE DE PRESSE

Il se multiplie ces derniers jours à Bangui des sorties hasardeuses et mal inspirées des « touadérateurs » – les hommes
chargés de basse besogne de Touadéra : la diffamation – qui, pour cacher l’échec et l’incompétence du gouvernement
Sarandji, se sont livrés à corps et âme dans une campagne de diffamation, colportent des mensonges dans le but
d’entretenir l’anxiété et de développer un climat de haine entre les communautés centrafricaines. Très souvent et comme
en témoigne le discours de Touadéra) l’occasion de la célébration du #58ème anniversaire de l’indépendance de la #RCA, ces discours sont accompagnés des « mots qui tuent », lesquels s’inscrivent dans la campagne de la criminalisation de la population du Nord-est et des musulmans, considérée comme allogène, envahisseur. Les résultats sont la stigmatisation, la marginalisation, le rejet des populations du Nord-est et des centrafricains musulmans. Ces allocutions et messages mettant en doute la citoyenne d’une partie de la population à cause de leur appartenance ethno-identitaire et régionale sont le témoignage que le mal centrafricain est profond et avant tout interne, quand bien même les facteurs externes et transnationaux ne seraient pas à exclus. Encore, faut-il admettre que les agissements et les propos des
« #touadérateurs » sont la preuve que le régime Touadéra est tombé au plus bas. Heureusement que le ridicule ne tue
pas.

Face au drame qui frappe le pays, le Bureau Politique du FPRC ne cessera pas de dénoncer avec fermeté et indignation les discours de haine et les appels à la violence auxquels se livrent les incapables acolytes de Touadéra, et à appeler le gouvernement de Bangui à la retenue et à la raison, car le terrain sur lequel ils se risquent est glissant et est semé d’embûches. Le FPRC estime avec certitude que le Centrafrique n’a pas besoin de ces manœuvres suicidaires. Nous pensons que l’heure est à la paix, à la réconciliation et à la reconstruction du pays, même s’il importe de savoir comment.Pour le FPRC, il faut sortir de surdité symétrique aux souffrances des uns et des autres. C’est dans ce contexte que s’inscrit le soutien du FPRC à l’initiative de l’Union Africaine. Loin de toute culpabilisation et/ou victimisation, les démarches du panel des médiateurs de l’Union Africaine permettront de mettre en débat les causes, les effets et les solutions de la crise centrafricaine, en vue de propositions constructives et opérationnelles, qui dans leur mise en œuvre, mèneront vers une paix durable, puisque la reconstruction de la vie sociale fondée sur la paix, la justice et la solidarité de toutes les couches de la population centrafricaine n’atteindra pas son but que lorsque la culture des droits de l’homme, de la toléranceet de la paix imprégnera la sagesse de tous les centrafricains. Contrairement aux idées répandues, il n’y a pas un camp des « méchants » et un camp des « Bons ». Le tableau n’est pas si contraste que cela : la violence habite tout un chacun et chaque groupe. C’est pourquoi, le FPRC, s’engage à multiplier des efforts pour que la RCA soit un État de droit, que le droit à la vie soit respecté pour toutes les communautés, que la sécurité de tous soit garantie et que la justice soit plus
équitable ; qu’il n’y ait plus en RCA les communautés dont la mort émeuve et d’autres dont la mort importe un peu.

En effet, le FPRC est ouvert à toute discussion avec tous les acteurs de la communauté internationale qui œuvrent pour la paix en RCA, qu’ils soient russes, français, américains ou chinois. Contrairement aux gesticulations honteuses de Bangui, le FPRC reste convaincu qu’il n’y a pas des bons et des mauvais partenaires, tant qu’ils œuvrent pour la paix et la sécurité de la RCA. Entre les différentes démarches de recherche de la paix menées sous l’égide de l’Union Africaine et les actions inspirées par la haine, la cupidité et l’intolérance du gouvernement Sarandji, le FPRC pense pertinent, voire
nécessaire, de renforcer les démarches susceptibles d’ouvrir le chemin du dialogue, de la solidarité et de l’union entre les centrafricains, au-delà de leurs différences (ethniques, culturelles et cultuelles). C’est ce que nous avons initié à #MoyenneSido, le 05 août 2018 (cf. communiqué de presse du 24 juillet et du 05 août 2018). Il s’agit d’impératifs politiques, sécuritaires et éthiques qui doivent être accompagnés par un programme d’éducation et de formation de la population, car le « Vivre ensemble » à l’échelle individuelle, familiale et nationale, exige un art de la Paix permettant d’articuler des cultures différentes, des intérêts divergents, des sentiments opposés. La construction de la paix se fait dans les esprits, dans les cultures et dans les méthodes permettant de créer, de préserver et si besoin de rétablir et consolider la paix. En témoigne le préambule de la constitution de l’UNESCO selon lequel « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». Pour le Bureau politique du FPRC, l’éducation dont il est question ne consiste pas seulement à enseigner, à donner des leçons comme une matière imposée et rébarbative. Il s’agit de sensibiliser, « élever », dans tous les sens du terme, la jeunesse centrafricaine, la rendre consciente des enjeux en question ; rendre chaque centrafricain sensible et responsable aux problèmes de tous : de faire l’histoire d’aujourd’hui et de demain dans le sens indiqué par l’histoire d’hier et mener un ensemble d’actions qui préparent un avenir de justice équitable et de paix, résultats d’un esprit tiré d’une grande campagne de mobilisation tournant chacun vers l’autre – non pas comme des rivaux ou des ennemis comme l’ont fait les différents régimes qui se sont succédés au pouvoir en Centrafrique jusqu’aujourd’hui – mais comme des concitoyens solidaires qui doivent bâtir ensemble le pays et affronter le futur et celui de l’Etat, car rien de réellement humain ne pourra se construire si certains centrafricains ne sont pas considérés pleinement membre de la société.

Par ailleurs, comme l’actualité l’exige, il revient au FPRC de dénoncer le détournement des deniers publics, le pillage de la richesse du pays et le patrimonialisme certain qui caractérisent le sommet de l’Etat. Aujourd’hui plus que hier, on comprend maintenant le sens des « conseillers spéciaux » soi-disant issus des armés nommés d’une manière fantaisiste à la présidence de la Présidence. L’affaire Général Ousmane Mahamat Ousmane est la preuve que les pillards des pierres précieuses ne sont pas ceux-là que l’on pense. Ils sont du côté de la Présidence de la République, car la question est : comment 6 kilos de diamant ont pu passer à l’aéroport de Bangui sans aucune complicité ? Pour le FPRC, le général Ousmane Mahamat Ousmane, n’est qu’un passeur. Il faisait le travail pour lequel il a été recruté à la présidence. Mais c’est une enquête indépendante qui pourra nous illuminer sur ce cas. Cette affaire, à l’instar d’autres qui ont précédé, comme la tentative de déstabilisation de la Guinée Equatoriale par un coup d’Etat fomenté et préparé par les proches du pouvoir de Bangui, ainsi que « l’affaire Boris Becker », interroge la volonté et les capacités réelles de Touadéra de sortir le pays de la crise. Comme évoqué dans notre communiqué n° 0053/FPRC/BEN018 du 05 août 2018, non seulement le gouvernement est sans réelle volonté de sortir le pays de la déchirure actuelle, mais encore et, c’est le pire, profite du
contexte en procédant à la sinistre et indigne posture « victimaire » !

Restons unis et solidaires, car ensemble nous vaincrons.

Fait à #Birao, le 23 août 2018
Président
Général #NoureidineADAM

 

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