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Yaloké : M. Ngrébada, pourquoi les Nangbata ont ouvert le feu sur les Chinois dans la commune aurifère de Gaga ?

Les jeunes artisans miniers, communément appelés « Nangbata », de la sous – préfecture de Yaloké, sise dans la préfecture de l’Ombella –Mpoko à plus de 200 km de Bangui, l’ont promis, il y a plus de trois (3) mois déjà. Et désabusés, ils sont effectivement passés à l’action, au vu et au su de la Minusca et des autorités légales. Ils l’ont fait de la plus belle manière, après avoir longtemps muri, peaufiné et adopté leurs stratégies.
Abandonnés, en effet, par le régime des oligarques incompétents et cupides de Bangui, ils se sont levés comme un seul homme,  munis de fusils artisanaux et d’armes blanches, pour chasser des sujets d’origine chinoise de la commune aurifère de Gaga. Des chinois de la société dénommée HW-LEPO, spécialisée dans les travaux de recherche minière et détentrice d’un permis d’exploration dûment signé par le ministre des mines et de la géologie, Mboli Fatrane. Munis de leur titre régulièrement délivré, ceux – ci  s’étaient installés à Gaga et y exploitaient illégalement de l’or, après avoir fait mains basses sur des zones entières appartenant naguère à ces Nangbata.
Protégés par le maire de la commune de Yaloké, à qui de fortes sommes d’argent sont régulièrement versées, sans compter des dons et autres cadeaux en nature, ils se considéraient en territoire conquis et exploitaient de manière industrielle des zones jadis classées « réserves de l’Etat ». En agissant de la sorte, c’est – à – dire sans un cahier de charges digne de ce nom et sans un début d’investissements à court, moyen et long termes pour le bien – être de la population, ils ont fini par faire des mécontents parmi les jeunes de la localité qui vivaient de ces activités et qui du jour au lendemain se sont retrouvés dans la rue sans accès à leurs zones, sans travail et sans ressources pour leur substance.
Alors un beau matin, ces jeunes centrafricains se lèvent, se concertent, s’organisent et saisissent les autorités locales pour une solution à l’amiable. Leurs doléances sont entendues par le maire de la commune de Gaga, mais rejetées par les notables de la ville de Yaloké, au premier rang desquels le président de la délégation spéciale. Mais, des jours, des semaines et des mois passent sans que de propositions concrètes ne soient données à leurs revendications tant du côté des autorités décentralisées que des oligarques incompétents et cupides de Bangui. Des jours, des semaines et des mois au cours desquels leurs hôtes chinois s’activent, creusent, soutirent de l’or en quantité, évacuent en hélicoptères leurs produits vers des destinations inconnues et referment systématiquement les trous, histoire de ne pas laisser des miettes aux populations riveraines. Une véritable situation d’esclavage moderne et de pillage de leurs ressources, sur leurs propres terres, qu’ils ne sauraient tolérer.
C’est ainsi que, mus par le courage de la lutte pour la liberté, et munis d’armes traditionnelles, il y a aujourd’hui quelques jours, ils se sont levés et ont attaqué le camp des Chinois qui, surpris, ont pris leurs jambes à leur cou pour atteindre Bangui. Alertés, Touadéra et Sarandji ont vite fait de dépêcher leur ministre des mines et de la géologie pour apaiser les tensions et négocier le retour des Chinois dans la zone. Peine perdue, car les Nangbata non seulement campent sur leurs positions mais surtout exigent leur départ définitif de leur localité.
En voilà donc encore des faits  ou plus exactement des éléments irréfragables de preuves qui militent en faveur des folles rumeurs selon lesquelles Touadéra et son cher âiné Sarandji ont, en moins de deux années d’exercice du pouvoir, bradé à vils prix toutes nos ressources énergétiques et à tour de bras à des baroudeurs économiques sans foi ni loi, guidés par l’appât de gains faciles et moyennant de fortes commissions.
L’épisode de la commune de Gaga n’est que l’expression visible et lisible de la cupidité qui caractérise nos gouvernants, au mépris des besoins prioritaires de leurs électeurs et en flagrante violation des dispositions de la constitution sur laquelle Touadéra a prêté serment le 30 mars 2016. Il est aussi annonciateur d’autres mouvements de contestations populaires à venir, à Boda, Bria, Sosso – Nakombo et autres zones minières de la République centrafricaine, littéralement prises d’assaut par des mercenaires chinois et russes.
Alors, M. Ngrébada, pourquoi les Nangbata ont ouvert le feu sur les Chinois dans la commune aurifère de Gaga ?
 Affaire à suivre… !
La rédaction

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