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Collectif budgétaire 2018 : 31% des députés s’opposent à la gabegie financière de Touadéra, Sarandji et Dondra

Alors que dans tout État démocratique, tel que le nôtre, toute loi de finances apparait comme la traduction en chiffres d’un programme de politique générale dont la mise en œuvre vise à l’amélioration des conditions de vie de la population, en République centrafricaine, et ce, depuis l’avènement du régime Touadéra,  l’adoption de cette loi n’est qu’une belle opportunité pour le ministre des finances et du budget, Henri Marie Dondra,  et toute son équipe de meilleurs budgétaires, de s’en mettre plein la poche et de donner à manger à Touadéra et Sarandji.

 En quoi faisant chaque année d’exercice budgétaire ? En baissant de manière aussi drastique que sévère les crédits de fonctionnement et d’investissement alloués  à tous les différents départements ministériels, les institutions de l’État et les entités périphériques, en augmentant dans le même temps ostentatoirement les budgets de la présidence et de la primature, et surtout les lignes intitulées « Fonds Spéciaux » dont la consommation offre la possibilité à leurs utilisateurs d’en faire usage à loisirs, en suspendant sans aucune raison les engagements et l’exécution des dépenses au trésor public, à l’exception d’un groupe de privilégiés au rang desquels des fonctionnaires et agents des régies financières, à la solde des oligarques du régime et adjudicataires de tous les marchés publics, et en ignorant délibérément d’investir dans les domaines prioritaires, créateurs de richesses et porteurs de croissance que sont la sécurité, la défense nationale, l’agriculture et l’élevage, l’éducation nationale, la santé, les infrastructures de base, le commerce et les PME/PMI, etc.

 Dans son dernier article intitulé  » Collectif budgétaire 2018: incohérences, mensonges et absence de sincérité et de crédibilité » , publié la veille, le journal en ligne La Voix des Sans Voix, www.lavoixdessansoix.com, n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer ces tares et le risque de la légalisation de la politique de gabegie financière par Dondra, sur instructions de Touadéra et Sarandji, à travers le vote de la loi de finances rectificative 2018. Cet appel de pied a été entendu par certains élus de la nation, en général, et le Groupe parlementaire URCA, en particulier, dont le président est l’honorable député Dologuélé, ancien ministre des finances et du budget et ancien premier ministre, sous le régime de Patassé.

La déclaration de son représentant, le lundi 2 juillet 2018, dans l’hémicycle de l’assemblée nationale, a non seulement confirmé l’alerte lancée par la Voix des Sans Voix, mais surtout a été un détonateur pour une révolte au sein de la représentation nationale et un véritable éveil de conscience. A l’arrivée, plus de 31% des élus de la nation se sont levés pour s’opposer à l’adoption de ce projet de loi  finances rectificative, par la manipulation et l’utilisation  de leurs voix à des fins personnelles, égoïstes et étrangères aux intérêts des masses populaires. Afin que nul n’ignore, voici l’intégralité de cette déclaration :

La rédaction

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