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Affaire « MalaboGate » : qui manipule la Guinée – Équatoriale en Centrafrique ?

L’affaire « MalaboGate » fait bouger la République et s’invite désormais à table comme seul thème à l’ordre du jour dans tous les milieux, les causeries, les échanges et  dans tous les débats  dans les états – major des partis politiques.

C’est ainsi que, selon des informations dignes de foi en notre possession, depuis la mise en place et l’opérationnalisation effective de la commission nationale d’enquête spéciale, relative au coup d’état déjoué en Guinée – Équatoriale en décembre dernier,  certains hommes politiques, certains membres de la représentation nationale et certaines presses locales, en mal de dossiers sur lesquels rebondir, se sont brusquement réveillés de leur longue nuit de sommeil pour en faire le grand coup de leur vie, d’une part, et l’opportunité la plus belle à saisir pour en finir avec l’homme de main du président Touadéra : Sani Yalo, d’autre part.

En effet, quoique que son nom n’ait pas expressément  figuré et ne figure pas sur la liste des principaux commanditaires de ce coup d’état, et qu’en France par exemple il n’y ait pas eu et n’y ait pas à ce jour une récupération politique de cette affaire par certains hommes politiques, certains députés et certaines presses locales contre Dominique Calace de Ferluc, Alain Juillet, Stéphane Ravion et un certain David Loucacio, formellement soupçonnés par la justice équato-guinéenne d’être impliqués dans le « putsch de Noël » avorté, le président du conseil d’administration se retrouve quant à lui curieusement sous les feux de toutes les critiques et des attaques.

En réalité, ces attaques « intuitu personae » ou plus exactement en considération de la personne ne seraient ni plus ni moins que l’expression d’une instrumentalisation de ce dossier à des fins éminemment politiques par des hommes politiques, et ce, en vue de déstabiliser le régime de Touadéra. Le premier de ces baroudeurs politiques et fins stratèges sur la liste serait un certain Anicet Georges Dologuélé, président de l’URCA et challenger du président Touadéra au deuxième tour des dernières élections présidentielles. Des sources proches de la direction générale du Barc et de la présidence du conseil d’administration, le député de Bocaranga 1 s’y serait mêlé pour se refaire une bonne santé diplomatique et acquérir une certaine aura dans toute la sous – région.

Et pour cause. Relevé de ses fonctions du directeur général de la BDEAC à la demande du président équato -guinéen Obiang N’guema M’basogo qui lui avait reproché le fait  d’avoir dilapidé plus de 11 milliards de la banque dans l’affaire Madoff, et revenu dans ses bonnes grâces quelques années plus tard, par l’entremise de sa sœur, la députée de Markounda, Béatrice Epaye, l’homme s’en serait emparé comme du beurre et du lait. Une si forte, unique et belle opportunité à ne pas laisser passer, pour un chacal politique, dirait – on. Profitant de ses propres réseaux, il aurait lancé ses propres investigations pour en savoir un peu plus sur cette affaire de coup d’état déjoué.

Pour ce faire, il  serait activement et intelligemment aidé dans cette entreprise par les cadres  de son parti qui ont réussi à noyauter la commission nationale d’enquête spéciale. A ce titre, ceux – ci useraient de leurs positions pour donner régulièrement des informations issues des différentes auditions des personnes convoquées. In fine, il les exploiterait minutieusement dans le seul but d’en finir avec Sani Yalo et Touadéra. Un de ses informateurs les plus compétents séjournerait au moment où ces lignes sont en train d’être tracées, en Guinée – Équatoriale.

Dans ces subtiles manœuvres de récupération, il aurait l’indéfectible soutien de deux lieutenants de Abdoul Karim Méckassoua, président de l’assemblée nationale, à savoir Timoléon Baïkoua, député de Paoua 2 et Aurélien Simplice Zingas, député de Mobaye 1, qui avait énormément bénéficié des subsides du « monarque guinéen » du temps où il occupait les fonctions de ministre sous le régime du général d’opérette, François Bozizé.

Le décor est ainsi planté. Les acteurs de cette pièce de théâtre, sur fond de combat pour la manifestation de la vérité dans l’affaire du coup d’état en Guinée – Equatoriale, qui se joue présentement sous nos yeux, sont désormais connus. Il s’agit d’un côté d’une lutte véritablement politique, menée de main de maître et beaucoup de passion, l’opposition démocratique incarnée par le président de l’URCA, Anicet Georges Dologuélé et de l’autre Sani Yalo, le poumon d’acier du régime et l’homme à tout faire de Touadéra.

 Il est grand temps que le président de la République puisse se réveiller à son tour avant que cela ne soit trop tard.

Affaire à suivre….

La rédaction

Source : Le Démocrate

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