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Ouham – Pendé : la guerre contre le peuple centrafricain montre son vrai visage à Paoua

Les combattants de la liberté l’ont toujours clamé haut et fort, mais ils n’ont jamais été écoutés. Ils n’ont jamais été écoutés, suivis et soutenus dans leur combat et leur détermination avec la plume à la main contre la conspiration internationale,  régionale, sous – régionale et nationale dont sont victimes depuis le 10 décembre 2012 la République et le peuple centrafricain.

Mais, alors que tout le monde espérait une résolution rapide  de cette  crise au lendemain de l’accession de M. Touadéra, qui avait promis au peuple pacification, restructuration des faca et leur redéploiement sur toute l’étendue du territoire, retour des milliers de personnes déplacées dans leurs foyers, restauration de l’autorité de l’Etat, et réconciliation nationale pour la renaissance du pays de B. Boganda,  à la magistrature suprême de l’Etat par la voie des urnes, le 30 mars 2016, tout devait miraculeusement s’enflammer de fort belle manière. Qui l’eût cru ?

Que de centrafricains et centrafricaines sont froidement et gratuitement tués comme des mouches depuis lors, par des seigneurs de guerre et des bandes armées, au vu et au su de la Minusca et du gouvernement Sarandji ! Que de villages, de communes, de sous – préfectures, de préfectures, d’une part, et des quartiers de la ville de Bangui, d’autre part, ont été attaqués, incendiés et rayés de la carte ! Que de symboles de l’Etat et  des biens publics et privés, à savoir écoles, centres de santé par exemple, ont été pillés et saccagés ! Que de milliers de personnes, à savoir femmes, enfants et personnes du 3ème âge ont été contraints de quitter leurs maisons ou habitations pour trouver refuge sur les sites des déplacés ou en brousse et d’y vivre comme des animaux !

Fort heureusement, la vérité finit toujours par se révéler et s’imposer. Et les derniers combats qui opposent les éléments du général Bahar aux combattants de la RJ d’Armel Sayo viennent d’en être la plus parfaite illustration.

C’est ainsi qu’après avoir toujours  nié et balayé d’un revers de la main les  accablantes et terribles accusations portées contre la Minusca et dénonçant l’implication de certains de ses contingents dans l’alimentation et la persistance de la crise, avec des relents économiques, des voix émanant de la société civile et se faisant de plus en plus pressantes  ne cessent de s’élever, dans cette partie de la République ou de ce qu’il en reste encore, pour confirmer ces faits et révéler que cette guerre nous est effectivement imposée. Mieux, elle est entretenue par certains contingents de la Minusca qui fournit des armes et minutions à certains groupes rebelles, dans le seul but de continuer à verser de l’huile sur le feu. Un puissant feu avec ses lots de martyrs, d’exactions et de silence de cimetière qui rapporte gros et quotidie à leurs organisateurs, des buveurs de sang et des acheteurs d’or, de diamant et de bœufs.

Qui est con ? Est – il normal que ces contingents de la Minusca qui tirent beaucoup profits de cette crise puissent travailler à son extinction et pour le retour effectif de la paix, conformément aux résolutions 2127 et 2149 du conseil de sécurité leur donnant mandat de recourir à la force, sous le chapitre VII de la charte de l’Onu, pour assurer la protection des populations civiles ? Exécuter cette mission ne serait – il pas tout simplement mettre terme à tous ces avantages économiques et financiers auxquels ces forces onusiennes ont régulièrement droit, à travers le massacre quotidien  et l’écoulement incessant du sang des centrafricains ? Qui est con ?

C’est ainsi que ces forces onusiennes ont réalimenté les combats à Paoua, comme elles l’ont toujours fait à Kaga – Bandoro, Bria, Bangassou, Alindao, Mobaye, Koui pour ne citer que ces villes – là, en fournissant armes et minutions aux éléments du général Bahar, battus et mis en déroute par les combattants de la RJ, après la prise de la ville de Bétoko.

Le journal en ligne www.lavoixdessansoix.com en a parlé. L’Ong des ressortissants de l’Ouham – Pendé en a parlé. Et Maïtart Djim- Arem, ancien député de Paoua, en a parlé à travers les colonnes d’un article publié par le journal Le Démocrate.

Somme toute, une évidence que la Minusca récuse une fois de plus de reconnaitre. Mais cette fois – ci, elle ne peut plus récuser les dernières révélations faites par le directeur général de la gendarmerie nationale, après une mission effectuée dans la localité.

En effet, dans son compte – rendu, ce dernier n’ a pas hésité un seul instant à dénoncer sur les ondes de la radio nationale, l’exaspération des populations  dans les grosses communes environnantes de la ville de Paoua, où il y a eu infiltration des mercenaires venus d’ailleurs sur des chevaux, tuant, pillant, et incendiant habitations et greniers, au vu et au su de la Minusca.  Une vérité difficile à défendre.

 Une vérité qui s’est révélée et qui se révèle aujourd’hui par les combats qui se poursuivent entre les éléments du général Bahar et les combattants de la RJ à Markounda, au village Badama avec vols de bétails par des envahisseurs venus en renfort depuis le Tchad, et de nombreux corps et blessés dans leur rang comme bilan.

Même si les assaillants ont été mis en route par les combattants de la RJ et que le bétail volé a été restitué, il est aujourd’hui grand temps que toutes les forces vives de la nation puissent se réveiller de leur longue nuit de sommeil, se rendre à l’évidence et comprendre que la République et le peuple centrafricain sont attaqués et qu’ils sont tout simplement aujourd’hui victimes d’un grand complot. Un complot qu’il faut dénoncer et combattre avec force et détermination, si nous voulons tous sortir des entrailles bouillonnantes de l’enfer où nous sommes embourbés.

Affaire à suivre…. !

La rédaction

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