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Kaga – Bandoro : La paire de gifle de Mahamat Al – Katim à Touadéra et Onanga

La résidence du préfet nouvellement réhabilité en ruines, le bâtiment devant abriter le tribunal de grande instance entièrement détruit, l’hôpital régional vidé de ses malades avec des sachets de serum à la main, débandade généralisée sur le site des déplacés….Tel est le bilan de la contestation par Mahamat Al – Katim et le MPC de la cérémonie d’installation du préfet de la Nana – Gribizi. Ils l’ont promis et ils l’ont fait avec de la manière, de la robustesse et une rare violence. Bravo !

Il s’appelle Mahamat Al – Katim. Il est mercenaire tchadien à la tête de quelques milliers d’hommes puissamment armés. Depuis le départ de Djotodia et de ses rebelles du pouvoir en janvier 2014, il s’est autoproclamé gouverneur de la préfecture de la Nana – Gribizi, jadis appelée  Fort – Crampel, dont le chef – lieu est Kaga – Bandoro.

 Fort de ses appuis militaires et de sa puissance financière née des trafics de tout genre, il en a fait une véritable propriété privée qu’il exploite, pille et appauvrit en érigeant des barrières, en levant l’impôt en lieu et place des cadres des régies financières, en percevant d’importantes taxes sur le commerce des bœufs, en tuant impunément, en volant, en violant, en incendiant des habitations et greniers et en faisant tous les jours des milliers des déplacés.

Au vu et au su des forces de la Minusca et en flagrante violation des termes des résolutions 2127, 2149 et 2387 du conseil de sécurité. Au vu et au su de Touadéra et de son gouvernement, solidement retranchés  derrière leur fameuse politique de la main tendue qui est plutôt considérée comme un excitant de la part des seigneurs de guerre et des bandes armées dont les représentants sont pourtant dans le gouvernement, à la présidence de la République et à la primature, en violation des dispositions de l’article 28 de la constitution. Une politique qui ne cesse de mettre à rudes épreuves le redéploiement de l’administration civile et militaire et au – delà la restauration de l’autorité de l’Etat.

Pour la petite histoire, aussi faut – il le rappeler, il y a quelques jours, au lendemain de la publication du décret de nominations des préfets, ce bandit de grand chemin dont les mains sont pleines du sang des centrafricains, a eu l’audace d’annoncer à l’endroit de la Minusca, de Touadéra et de son gouvernement que le MPC n’autorisera le préfet à prendre effectivement service que s’il n’est accompagné de deux (2) aides de camp. Une menace qui a été traitée avec une certaine légèreté par ceux à qui elle est destinée.

Et grande  sera leur surprise, quand après la cérémonie officielle d’installation du préfet, ce dernier et ses éléments sont passés à l’action par des détonations d’armes lourdes et légères, des jets de grenades offensives dans la concession de la résidence du préfet, et l’attaque de la base des forces onusiennes et du site des déplacés. Bilan : la résidence du préfet nouvellement réhabilité en ruines, le tribunal de grande instance à peine rénové entièrement détruit, l’hôpital vidé de ses malades, etc.

Même si au moment où nous mettons sous presse cet article, le calme semble sur le point de revenir dans cette ville, le mal est fait ; le ton a été donné et  la paire de gifle a été effectivement lancée. Désormais, la guerre est ouverte et sera totale entre ce préfet qui n’ a plus de résidence et de bureau et qui est sous protection de la Minusca et son concurrent. Une guerre de longue durée qui devra se solder très certainement par l’anéantissement ou la capitulation de l’un d’entre eux, car il ne peut exister deux (2) crocodiles mâles dans une même mare. C’est tout naturellement, la théorie de Darwin, celle de la lutte pour la survie ou the struggle for a life. Ce qui est vrai dans la nature, l’est aussi en politique.

C’est ici donc l’opportunité de rappeler à l’endroit de Touadéra que dans toute République digne de ce nom l’on ne négocie jamais avec des bandits de grand chemin. On les neutralise par tous les moyens. S’il ne l’a jamais compris, ce qui vient de se passer à Kaga – Bandoro n’est rien d’autre que la preuve palpable et  manifeste  de la limite de sa fameuse politique de main tendue à tous les seigneurs de guerre et autres égorgeurs. Comment peut – on accepter de s’engager dans le DDRR et continuer de prendre des armes contre la République et ses institutions ? Comment peut – on accepter de continuer de croire à ces criminels  allant jusqu’ à les loger dans un hôtel de la place sur les frais du contribuable centrafricain, alors que ceux – ci sont en rébellion contre l’Etat et le peuple centrafricain  ? Il est grand temps pour lui de changer le fusil d’épaules. A moins qu’il ne soit la personnification de la mafia au plus haut sommet de l’Etat !

Kassa Mongonda

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